Puisque cela ne pouvait décemment pas être Antoine Kombouaré, limogé le 5 janvier dernier au bout d'une interminable descente aux enfers avec Toulouse, et que cela ne peut pas non plus être chaque année Didier Deschamps, c'est Christophe Galtier qui a été élu par ses pairs et prédéce sseurs " meilleur entraîneur français de l'année 2019 ". Un titre honorifique en forme de revanche pour cet ancien adjoint de 53 ans, longtemps resté dans l'ombre avant de prendre une nouvelle dimension à Saint-Étienne (2009-2017), puis à Lille depuis un peu plus de deux ans. Un club avec lequel il a disputé la Ligue des Champions cette saison, sans pour autant oublier le charme de ses débuts, comme il le confiait récemment à France Football.

" Je me rappelle de ma première causerie, qui n'avait pas duré plus de cinq, six minutes. Ensuite, on est pris dans un tourbillon, et dix ans après, on s'aperçoit qu'on n'a rien vu passer. Il y a une passion, une addiction. On ne voit rien de ce qui se passe autour. "

Un trou noir toutefois parsemé d'évolutions ci et là. Le manager aux pleins pouvoirs de Sainté a par exemple appris à ne devenir qu'un simple coach à Lille. " Je souhaitais vraiment ça, revenir à l'essence de mon métier. "

Fort en gueule, mais jamais limogé, Christophe Galtier a toujours cultivé les paradoxes depuis ses débuts dans la profession. Et souvent secoué le cocotier d'un foot français qu'il voudrait moins envieux. " En règle générale, le Français est jaloux de la réussite du Français. Moi, je suis à l'opposé de cela. J'ai joué en Chine, en Italie, j'ai entraîné en Angleterre, aux Émirats, en Grèce. Chaque fois, je me suis rendu compte que les Français ne se fréquentaient pas. Les étrangers sont plus solidaires entre eux (...) Nous, quand un coach français se plante à l'étranger, c'est tant pis pour lui. Moi, je suis heureux que Bruno ( Génésio) réussisse en Chine, que Claude ( Puel) ait donné une bonne image en Premier League. Et les réussites de Gérard ( Houllier), Arsène ( Wenger), Zizou, Didier (Deschamps) sont autant d'exemples de qualité. "

Un regard franco-centré qui ne l'empêche pas d'avoir son avis sur d'autres cadors de la profession. Comme le Portugais José Mourinho. " On fait le même métier, mais on n'a pas les mêmes contraintes. (...) José qui fait travailler Harry Kane devant, ce n'est pas la même chose que moi qui fait bosser Victor ( Osimhen) qui a vingt ans et arrive de Charleroi. "

Puisque cela ne pouvait décemment pas être Antoine Kombouaré, limogé le 5 janvier dernier au bout d'une interminable descente aux enfers avec Toulouse, et que cela ne peut pas non plus être chaque année Didier Deschamps, c'est Christophe Galtier qui a été élu par ses pairs et prédéce sseurs " meilleur entraîneur français de l'année 2019 ". Un titre honorifique en forme de revanche pour cet ancien adjoint de 53 ans, longtemps resté dans l'ombre avant de prendre une nouvelle dimension à Saint-Étienne (2009-2017), puis à Lille depuis un peu plus de deux ans. Un club avec lequel il a disputé la Ligue des Champions cette saison, sans pour autant oublier le charme de ses débuts, comme il le confiait récemment à France Football. " Je me rappelle de ma première causerie, qui n'avait pas duré plus de cinq, six minutes. Ensuite, on est pris dans un tourbillon, et dix ans après, on s'aperçoit qu'on n'a rien vu passer. Il y a une passion, une addiction. On ne voit rien de ce qui se passe autour. " Un trou noir toutefois parsemé d'évolutions ci et là. Le manager aux pleins pouvoirs de Sainté a par exemple appris à ne devenir qu'un simple coach à Lille. " Je souhaitais vraiment ça, revenir à l'essence de mon métier. " Fort en gueule, mais jamais limogé, Christophe Galtier a toujours cultivé les paradoxes depuis ses débuts dans la profession. Et souvent secoué le cocotier d'un foot français qu'il voudrait moins envieux. " En règle générale, le Français est jaloux de la réussite du Français. Moi, je suis à l'opposé de cela. J'ai joué en Chine, en Italie, j'ai entraîné en Angleterre, aux Émirats, en Grèce. Chaque fois, je me suis rendu compte que les Français ne se fréquentaient pas. Les étrangers sont plus solidaires entre eux (...) Nous, quand un coach français se plante à l'étranger, c'est tant pis pour lui. Moi, je suis heureux que Bruno ( Génésio) réussisse en Chine, que Claude ( Puel) ait donné une bonne image en Premier League. Et les réussites de Gérard ( Houllier), Arsène ( Wenger), Zizou, Didier (Deschamps) sont autant d'exemples de qualité. " Un regard franco-centré qui ne l'empêche pas d'avoir son avis sur d'autres cadors de la profession. Comme le Portugais José Mourinho. " On fait le même métier, mais on n'a pas les mêmes contraintes. (...) José qui fait travailler Harry Kane devant, ce n'est pas la même chose que moi qui fait bosser Victor ( Osimhen) qui a vingt ans et arrive de Charleroi. "