En octobre, les joueurs du RB Salzbourg ont eu une belle peur : ils étaient menés 3-0 à Anfield Road, à la mi-temps. Les trois buts de Liverpool étaient déjà difficiles à digérer mais que dire du discours de Jesse Marsch dans le vestiaire...
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En octobre, les joueurs du RB Salzbourg ont eu une belle peur : ils étaient menés 3-0 à Anfield Road, à la mi-temps. Les trois buts de Liverpool étaient déjà difficiles à digérer mais que dire du discours de Jesse Marsch dans le vestiaire... Es is nicht ein fucking Freundschaftspiel ! Ce n'est pas un putain de match amical ! C'était le début d'une longue tirade durant laquelle l'Américain a mêlé allemand et anglais. " They have to feel us, guys. They have to know we're here to fucking compete. " Ses paroles ont fait mouche. En seconde période, le RB Salzbourg a remis les pendules à l'heure : 3-3 mais l'inévitable Mohamed Salah a quand même fait pencher la balance en faveur de Liverpool : 4-3. Le match retour, la semaine passée, n'a pas non plus été évident pour le tenant de la Ligue des Champions. La partie a été agrémentée d'occasions des deux côtés mais les Reds ont plié le match par deux buts en deux minutes. Il n'empêche : Jesse Marsch et son équipe ont fait impression en Ligue des Champions. L'Américain de 46 ans, issu du Wisconsin et ancien médian de Chicago Fire et de Chivas USA, a entamé sa carrière d'entraîneur au Montréal Impact en 2012. Sans succès. Il a alors décidé de partir à la découverte du monde, avec sa femme et ses trois jeunes enfants. Ils ont fait du rafting dans l'Himalaya, ont nagé dans le Gange et ont visité les pyramides égyptiennes ainsi que le Taj Mahal. " Nous ne voulions pas aller d'un Marriott à l'autre ", précise-t-il dans The Guardian. " Ce sont les gens qui rendent les pays fascinants. " Il a ensuite repris son métier. D'abord comme adjoint à Princeton puis comme entraîneur principal des New York Red Bulls. L'été 2018, l'envie de voyager l'a repris. Il est devenu l'adjoint de Ralf Rangnick au RB Leipzig. De là, il n'y avait qu'un pas au RB Salzbourg : il y a été nommé T1 au début de cette saison. " Cette année en Bundesliga sous les ordres de Rangnick a rempli mon sac à dos ", explique-t-il au quotidien anglais. " Elle m'a permis de progresser dans mon travail mais aussi de changer la perception qu'on avait de moi. " Il a appris l'allemand et s'est plongé dans la culture des pays dans lesquels il a travaillé. Du coup, selon ses propres dires, il n'est pas traité comme un entraîneur américain. " Mon objectif était d'apprendre. D'être moi-même tout en faisant honneur à la culture dans laquelle je travaillais. Il y a trois ans, je ne parlais pas un mot d'allemand. Zéro. Maintenant, je le parle couramment. " Les joueurs du RB Salzbourg peuvent en témoigner.