" La Ligue 1 a refroidi les investisseurs étrangers ", titre le quotidien. La prochaine reprise de Nice, très absent du marché des transferts ces dernières semaines, l'a incité à se pencher sur le sujet. Les propriétaires américanos-chinois de l'équipe, arrivés en 2016 avec d'énormes ambitions, voulant d'emblée la troisième place, tentent de se débarrasser de leur jouet depuis un moment. Il n'est pas assez rentable.

Nice dispose d'une superbe Allianz Riviera mais l'exploit réalisé avec l'embauche de MarioBalotelli n'a pas eu de suite sportive. Les Aiglons ont terminé la saison passée en sixième position et cherchent maintenant de l'argent frais. Le richissime Britannique Jim Ratcliffe, l'homme fort d'INEOS, est censé en apporter mais ça traîne en longueur.

La reprise des Girondins de Bordeaux l'année passée a eu du plomb dans l'aile aussi. Le club est devenu un anonyme de Ligue 1, douzième la saison dernière. Il est aux mains d'un fonds d'investissements américain. Les supporters étaient impatients de voir ce qu'allait donner le mercato en cours mais le club a surtout écoulé des joueurs : il a casé le jeune espoir Koundé (20 ans) à Séville pour 25 millions et Lukas Lerager pour six millions à Gênes. Une consolation : Laurent Koscielny vient profiter de sa pension sportive.

Frank McCourt était ambitieux il y a trois ans aussi, quand, avec Marseille, il voulait lutter contre l'hégémonie du PSG mais on n'a encore rien vu de son Champions Project. Quant à Monaco, on a pu suivre de près ce qui lui est arrivé la saison passée ( Tielemans, Henry). Il a assuré son maintien de justesse...

Le PSG, Lille, Nice, Marseille, Monaco et Bordeaux sont tous aux mains d'investisseurs étrangers mais seuls les deux premiers sont prospères. Le PSG fait la course en tête, sans souci, car Lille a vendu son avant-centre, Nicolas Pépé. Nantes et Saint-Étienne guignent l'étranger mais sans succès pour le moment. Sans Ligue des Champions, un investissement n'est pas rentable et Marseille a réalisé à quel point son accès est difficile, même si la France a trois billets pour la phase par poules, grâce à Lyon puis au PSG.

Tout peut changer. La France continue à former de bons footballeurs et reste le pays préféré de la Premier League pour son shopping. A partir de la saison prochaine, les droits TV augmentent. Mediapro, d'origine catalane mais intégré depuis à un groupe dont l'actionnaire principal est chinois, a repris le contrat TV pour 1,15 milliard d'euros par an. BeIn, qui retransmet sept matches par week-end, en conserve deux de 2020 à 2024.

La Ligue 1 reste donc intéressante, selon Le Parisien, mais les clubs sont trop chers. Les nouveaux propriétaires ont donc du mal à tenir leurs promesses sportives. Un spécialiste en reprises suggère une autre voie : reprendre un club moins cher de Ligue 2 et le faire monter. Mais notre D1B nous montre que c'est loin d'être évident.

" La Ligue 1 a refroidi les investisseurs étrangers ", titre le quotidien. La prochaine reprise de Nice, très absent du marché des transferts ces dernières semaines, l'a incité à se pencher sur le sujet. Les propriétaires américanos-chinois de l'équipe, arrivés en 2016 avec d'énormes ambitions, voulant d'emblée la troisième place, tentent de se débarrasser de leur jouet depuis un moment. Il n'est pas assez rentable. Nice dispose d'une superbe Allianz Riviera mais l'exploit réalisé avec l'embauche de MarioBalotelli n'a pas eu de suite sportive. Les Aiglons ont terminé la saison passée en sixième position et cherchent maintenant de l'argent frais. Le richissime Britannique Jim Ratcliffe, l'homme fort d'INEOS, est censé en apporter mais ça traîne en longueur. La reprise des Girondins de Bordeaux l'année passée a eu du plomb dans l'aile aussi. Le club est devenu un anonyme de Ligue 1, douzième la saison dernière. Il est aux mains d'un fonds d'investissements américain. Les supporters étaient impatients de voir ce qu'allait donner le mercato en cours mais le club a surtout écoulé des joueurs : il a casé le jeune espoir Koundé (20 ans) à Séville pour 25 millions et Lukas Lerager pour six millions à Gênes. Une consolation : Laurent Koscielny vient profiter de sa pension sportive. Frank McCourt était ambitieux il y a trois ans aussi, quand, avec Marseille, il voulait lutter contre l'hégémonie du PSG mais on n'a encore rien vu de son Champions Project. Quant à Monaco, on a pu suivre de près ce qui lui est arrivé la saison passée ( Tielemans, Henry). Il a assuré son maintien de justesse... Le PSG, Lille, Nice, Marseille, Monaco et Bordeaux sont tous aux mains d'investisseurs étrangers mais seuls les deux premiers sont prospères. Le PSG fait la course en tête, sans souci, car Lille a vendu son avant-centre, Nicolas Pépé. Nantes et Saint-Étienne guignent l'étranger mais sans succès pour le moment. Sans Ligue des Champions, un investissement n'est pas rentable et Marseille a réalisé à quel point son accès est difficile, même si la France a trois billets pour la phase par poules, grâce à Lyon puis au PSG. Tout peut changer. La France continue à former de bons footballeurs et reste le pays préféré de la Premier League pour son shopping. A partir de la saison prochaine, les droits TV augmentent. Mediapro, d'origine catalane mais intégré depuis à un groupe dont l'actionnaire principal est chinois, a repris le contrat TV pour 1,15 milliard d'euros par an. BeIn, qui retransmet sept matches par week-end, en conserve deux de 2020 à 2024. La Ligue 1 reste donc intéressante, selon Le Parisien, mais les clubs sont trop chers. Les nouveaux propriétaires ont donc du mal à tenir leurs promesses sportives. Un spécialiste en reprises suggère une autre voie : reprendre un club moins cher de Ligue 2 et le faire monter. Mais notre D1B nous montre que c'est loin d'être évident.