Le mondial féminin, qui débute le 7 juin en France, approche donc à grands pas. Impossible d'ignorer l'événement. La semaine passée, une vidéo provocatrice de l'équipe nationale allemande a fait le buzz. Son titre : " Nous n'avons pas de balles ( couilles, ndlr) mais nous savons comment nous en servir. "

La sélectionneuse Martina Voss-Tecklenburg et plusieurs joueuses fustigent les clichés qu'elles ont dû affronter. Leurs déclarations dans la vidéo sont très directes : " Nous portons les couleurs d'un pays qui ne connaît même pas nos noms " ou encore : " Pour notre premier titre européen, on nous a offert un service à café. "

La semaine passée, l''internationale américaine Alex Morgan a délivré un message similaire sur The Players' Tribune. Elle raconte avec ses mots à elle comment, à sept ans, elle rêvait de devenir footballeuse professionnelle et tous ce que ses parents ont fait pour que son ambition se concrétise. Las, en route, elle a aussi rencontré d'autres personnes moins bien intentionnées. A 14 ans, elle a passé des tests, souhaitant se produire pour une équipe de club. L'entraîneur a décelé son talent mais... " Tu n'es pas assez bonne. Désolé mais nous n'avons pas besoin de toi. "

Elle qualifie ce moment de leçon importante. Elle a subitement compris que des gens doutaient d'elle. Il lui arrive d'ailleurs de douter, alors qu'elle a 29 ans et compte 161 sélections américaines. " A l'entraînement, parfois, je me dis : - merde, mes coéquipières sont tellement bonnes. Je ne suis pas à la hauteur. Ce sentiment survient subitement. Je dois alors me regonfler le moral. Je me répète que je suis bonne jusqu'à ce que j'en sois convaincue. "

Dans sa lettre à The Players' Tribune, Morgan s'énerve de l'inégalité entre hommes et femmes. " Nous ne gagnons qu'une fraction de leur salaire. Nous devons essayer de compenser cette différence en travaillant avec des sponsors et des partenaires, en nous montrant plus souvent en dehors du football. Ça veut dire que je dois m'exposer davantage. Je suis obligée de devenir une figure publique, je dois me mettre à nu sur les réseaux sociaux. Les footballeurs masculins ne doivent pas faire tout ça. Ils ont des agents et du personnel qui gère leurs comptes. Ils ont une vie privée. Je suis excédée de devoir toujours revenir sur les mêmes sujets parce que tout évolue si lentement. "

Elle espère que la Coupe du monde va servir de catalyseur à de nouveaux changements.

Le mondial féminin, qui débute le 7 juin en France, approche donc à grands pas. Impossible d'ignorer l'événement. La semaine passée, une vidéo provocatrice de l'équipe nationale allemande a fait le buzz. Son titre : " Nous n'avons pas de balles ( couilles, ndlr) mais nous savons comment nous en servir. " La sélectionneuse Martina Voss-Tecklenburg et plusieurs joueuses fustigent les clichés qu'elles ont dû affronter. Leurs déclarations dans la vidéo sont très directes : " Nous portons les couleurs d'un pays qui ne connaît même pas nos noms " ou encore : " Pour notre premier titre européen, on nous a offert un service à café. " La semaine passée, l''internationale américaine Alex Morgan a délivré un message similaire sur The Players' Tribune. Elle raconte avec ses mots à elle comment, à sept ans, elle rêvait de devenir footballeuse professionnelle et tous ce que ses parents ont fait pour que son ambition se concrétise. Las, en route, elle a aussi rencontré d'autres personnes moins bien intentionnées. A 14 ans, elle a passé des tests, souhaitant se produire pour une équipe de club. L'entraîneur a décelé son talent mais... " Tu n'es pas assez bonne. Désolé mais nous n'avons pas besoin de toi. " Elle qualifie ce moment de leçon importante. Elle a subitement compris que des gens doutaient d'elle. Il lui arrive d'ailleurs de douter, alors qu'elle a 29 ans et compte 161 sélections américaines. " A l'entraînement, parfois, je me dis : - merde, mes coéquipières sont tellement bonnes. Je ne suis pas à la hauteur. Ce sentiment survient subitement. Je dois alors me regonfler le moral. Je me répète que je suis bonne jusqu'à ce que j'en sois convaincue. " Dans sa lettre à The Players' Tribune, Morgan s'énerve de l'inégalité entre hommes et femmes. " Nous ne gagnons qu'une fraction de leur salaire. Nous devons essayer de compenser cette différence en travaillant avec des sponsors et des partenaires, en nous montrant plus souvent en dehors du football. Ça veut dire que je dois m'exposer davantage. Je suis obligée de devenir une figure publique, je dois me mettre à nu sur les réseaux sociaux. Les footballeurs masculins ne doivent pas faire tout ça. Ils ont des agents et du personnel qui gère leurs comptes. Ils ont une vie privée. Je suis excédée de devoir toujours revenir sur les mêmes sujets parce que tout évolue si lentement. " Elle espère que la Coupe du monde va servir de catalyseur à de nouveaux changements.