Actuellement, les dix principales compétitions européennes ont quatre terrains artificiels. Le onzième, l'Eredivisie, en possède six, a écrit Voetbal International. Ils appartiennent à Heracles Almelo, au PEC Zwolle, à l'Excelsior Rotterdam, à ADO La Haye, au FC Emmen et au VVV Venlo. En Jupiler League, la division deux néerlandaise, douze clubs évoluent aussi sur une pelouse synthétique. Cette particularité trouve son origine au début de notre siècle. L'enthousiasme de nos voisins ne connaissait pas de limite...

Actuellement, les dix principales compétitions européennes ont quatre terrains artificiels. Le onzième, l'Eredivisie, en possède six, a écrit Voetbal International. Ils appartiennent à Heracles Almelo, au PEC Zwolle, à l'Excelsior Rotterdam, à ADO La Haye, au FC Emmen et au VVV Venlo. En Jupiler League, la division deux néerlandaise, douze clubs évoluent aussi sur une pelouse synthétique. Cette particularité trouve son origine au début de notre siècle. L'enthousiasme de nos voisins ne connaissait pas de limites. L'Ajax et la fédération avaient aidé le lobby des pelouses artificielles à convaincre les autres clubs. La FIFA et l'UEFA avaient encouragé l'initiative. Le lobby ne manque pas d'arguments. Il parvient à convaincre les joueurs, qui se plaignent de blessures et n'apprécient pas le changement de football qu'impliquent ces surfaces en leur serinant qu'ils auront un avantage lors du Mondial 2010, qui se déroulera sur un faux gazon. Ce qui ne sera pas le cas. La FIFA n'a mis sur pied qu'un seul Mondial sur pelouse artificielle : celui des dames en 2015. Et encore, parce qu'à part le Canada, aucun pays ne souhaitait se charger de ce tournoi. " Nous avons rendu visite à Sepp Blatter, alors président de la FIFA ", raconte Louis Everard, directeur du syndicat néerlandais des joueurs, à Voetbal International. " On venait de poser une pelouse synthétique, baptisée FIFA Two Star Artificial Grass. La fierté de la FIFA était plutôt ridicule. Blatter a entamé son refrain habituel sur la famille du football, dont les artistes étaient les membres les plus importants. Nous lui avons déjà signalé : - Savez-vous que les artistes ne veulent pas de ces pelouses artificielles ? Mais dans l'enthousiasme général, la remarque est passée inaperçue. " Au fil des années, les supporters se sont aussi rebellés contre ces revêtements, surtout au plus haut niveau. Un planteur de rosiers de Waddinxveen a accru la polémique en élaborant un système de lampes permettant de mieux entretenir le gazon naturel. Ce système, joint à la fabrication de brins hybrides, a mis un terme à la mode des pelouses artificielles. Du coup, l'Ajax, qui était à la base de cette tendance, en est devenu un adversaire farouche. Il ne faut donc pas s'étonner que cette saison, pour la première fois depuis 2008, le nombre de terrains synthétiques a légèrement baissé aux Pays-Bas. Plusieurs équipes qui ont opté pour ce type de revêtement envisagent même de revenir aux pelouses normales. On s'attend à ce que le nombre de terrains synthétiques diminue de moitié d'ici cinq ans aux Pays-Bas.