La Coupe du monde féminine débute le 7 juin en France. Les Red Flames ne sont pas parvenues à se qualifier, contrairement à nos voisines du Nord. Lieke Martens (26 ans) est une des figures de proue de la phalange néerlandaise. Voetbal International a eu un entretien avec l'attaquante, qui se produit depuis deux ans pour le FC Barcelone.
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La Coupe du monde féminine débute le 7 juin en France. Les Red Flames ne sont pas parvenues à se qualifier, contrairement à nos voisines du Nord. Lieke Martens (26 ans) est une des figures de proue de la phalange néerlandaise. Voetbal International a eu un entretien avec l'attaquante, qui se produit depuis deux ans pour le FC Barcelone. Depuis que les dames ont été sacrées championnes d'Europe sur leurs terres en 2017, les attentes des Pays-Bas sont énormes. Pourtant, Martens rappelle qu'un titre est tout sauf évident. " Ça ne fonctionne pas comme ça. Le football féminin progresse dans beaucoup de pays et il y a donc de nombreux candidats au titre mondial. Le temps où trois grandes nations se disputaient le Mondial est révolu. Il y a d'excellents outsiders, comme nous. Nous n'allons pas nous répandre en grandes déclarations. " Les Pays-Bas sont versés dans la poule du Canada, du Cameroun et de la Nouvelle-Zélande. " Le Cameroun est l'inconnu du lot ", précise Martens. " Nous connaissons le Canada et la Nouvelle-Zélande depuis longtemps. Nous avons affronté ces deux pays il y a quatre ans, lors de notre premier Mondial. Je suis curieuse de voir quels sont les rapports de force actuels. En tout cas, nous sommes meilleures que lors du tournoi précédent. " Lieke Martens est devenue une des figures de proue du football féminin. En Espagne, son visage apparaît sur les panneaux publicitaires et les dépliants. Elle pose même avec Lionel Messi. Elle reconnaît que son nouveau rôle a requis des efforts d'adaptation. " Tout m'est tombé dessus en même temps. Je suis passée de l'anonymat total à la célébrité, de rien à tout. Des Espagnols s'adressent à moi là-bas mais les Néerlandais me connaissent encore mieux. L'intérêt y est plus intense. Je ne suis pas souvent au pays mais j'ai appris à dire aux gens que je n'ai pas le temps et que je ne veux pas être dérangée, par exemple quand je suis en famille. Mais cette popularité ne me dérange pas. Je suis heureuse d'inspirer les enfants et de servir de modèle au football féminin. " Elle s'est fait une opinion du championnat espagnol féminin. " La Liga est bien. Elle va devenir une grande compétition mais elle est encore perfectible. Par exemple, les terrains ne sont pas toujours en bon état. Et il ne serait pas plus mal de supprimer quelques équipes. Récemment, 50.000 personnes ont assisté au match des dames de l'Athletic Bilbao. L'intérêt est donc considérable. "