A 31 ans, Royston Drenthe est de retour. Dans le magazine anglais FFT, le Rotterdammois revient sur la carrière remarquable à laquelle il avait décidé de mettre fin en février 2017. Il en avait marre du foot, plusieurs clubs lui devaient encore de l'argent et il voulait se lancer dans le rap sous le pseudo de Roya2faces.
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A 31 ans, Royston Drenthe est de retour. Dans le magazine anglais FFT, le Rotterdammois revient sur la carrière remarquable à laquelle il avait décidé de mettre fin en février 2017. Il en avait marre du foot, plusieurs clubs lui devaient encore de l'argent et il voulait se lancer dans le rap sous le pseudo de Roya2faces. La carrière de Drenthe avait commencé sous les meilleurs auspices. Un an et demi après avoir débuté à Feyenoord, l'arrière gauche signait un contrat de cinq ans au Real Madrid. Il lui avait suffi de disputer un bon championnat d'Europe Espoirs avec les Pays-Bas, qui avaient décroché le titre en 2007. Il avait été élu Meilleur joueur du tournoi. A Madrid, ses débuts étaient prometteurs mais, au fil des prêts, des guindailles et des soirées poker, sa carrière s'étiolait. Il se heurtait ainsi à plusieurs reprises à des entraîneurs mécontents. Comme José Mourinho qui, après son retour à Madrid, l'avait obligé à s'entraîner à part parce qu'il avait fait grève à Hércules, le club auquel il avait été prêté. A Everton, David Moyes avait attiré son attention sur son comportement en dehors du terrain. Il estimait que l'arrière gauche passait trop de temps à organiser des poolpartys dans sa résidence de luxe. Drenthe ne démentait d'ailleurs pas. Mais le jour où il est arrivé en retard à la théorie avant le derby contre Liverpool, Moyes lui a dit : " Fuck off'. " J'aurais dû accepter mais, à la place, j'ai répondu : Tu veux dire quoi par fuck off, bro ? You fuck off ", raconte Drenthe dans FFT. Il est alors parti à l'aventure, passant par Alania Vladikavkaz, Reading, Sheffield Wednesday, Kayseri Erciyesspor, Baniyas SC et Xerxes, un club amateur hollandais. Il brûlait la chandelle par les deux bouts. Aujourd'hui, il semble avoir compris. " J'étais un enfant, un type instable qui rejetait la responsabilité sur les autres. J'avais beaucoup d'argent mais je ne me donnais pas la peine d'investir en moi. Aujourd'hui, j'ai six enfants. " Drenthe est non seulement à la tête de plusieurs entreprises - une école de sport, une parfumerie, une ligne de vêtements, un label musical - mais il est aussi de retour sur les terrains. Il porte le maillot du Sparta Rotterdam, qu'il veut aider à retrouver la Division d'Honneur en arpentant le flanc gauche. " Tout est différent ", dit-il. Sauf une chose : " Lorsque je suis rentré dans le vestiaire, j'ai réalisé que c'était l'endroit que j'aimais le mieux. "