Un coup d'oeil au classement des buteurs de Serie A nous apprend que Cristiano Ronaldo continue à faire ce dont il a l'habitude, sur le terrain : il marque. Fin septembre, il a suscité l'émoi quand l'Américaine Kathryn Mayorga a raconté ce qui lui était arrivé. Elle affirme que le 13 juin 2009, la star portugaise l'a violée dans un hôtel de Las Vegas.
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Un coup d'oeil au classement des buteurs de Serie A nous apprend que Cristiano Ronaldo continue à faire ce dont il a l'habitude, sur le terrain : il marque. Fin septembre, il a suscité l'émoi quand l'Américaine Kathryn Mayorga a raconté ce qui lui était arrivé. Elle affirme que le 13 juin 2009, la star portugaise l'a violée dans un hôtel de Las Vegas. Le magazine allemand Der Spiegel, réputé pour sa qualité, a publié la totalité du récit de Mayorga, un article que vous avez pu lire dans nos colonnes. L'affaire s'est ensuite tassée et on n'en parle plus guère. Il y a deux semaines, Der Spiegel a présenté de nouveaux éléments mais personne ne les a repris. L'hebdomadaire a publié des documents qui peuvent prouver que CR7 a bien eu des relations sexuelles avec Mayorga, contre son gré. Le principal document est une liste de questions de 27 pages. Les avocats de Ronaldo avaient parcouru ces questions avec lui, à l'époque, pour déterminer ce qui s'était vraiment passé cette nuit-là à Las Vegas. Il existe deux versions de ce questionnaire : le premier date de septembre 2009, le second de décembre 2009. La première version fait état des réponses telles que le Portugais les a formulées, la seconde a été adaptée pour mieux convenir à la défense. Un exemple : quand on lui demande si la victime a élevé la voix ou a crié, il répond, dans le premier document : " Elle a dit non et stop à plusieurs reprises. " Dans l'autre version, la réponse est brève : " Non. " Tout aussi frappant : on lui demande si la femme a dit quelque chose après le contact sexuel. Première réponse : " Elle a dit : - Enfoiré, tu m'as forcée. Idiot. Je ne suis pas comme les autres. J'ai répondu : - Sorry. " En décembre, c'est de nouveau : " Non ". Les avocats de CR7 ont réagi en prétendant que les documents du Spiegel étaient truqués. Christian Schertz, un membre de l'équipe juridique du Portugais, basé à Berlin, a tenté de faire interdire la publication de ces informations accablantes. Il a même intenté une action en référé contre le Spiegel et a agité la menace de compensations financières qui se monteraient à des centaines de milliers d'euros. Quand on lui a signifié que le magazine ne commettait aucun acte illégal, il s'est empressé de retirer sa plainte en référé.