En janvier 2014, quatre mois après la fin de sa carrière footballistique, Thomas Hitzlsperger a dévoilé son homosexualité à l'hebdomadaire allemand Die Zeit. Hitzlsperger n'était pas n'importe qui en football. De 2004 à 2010, il s'est produit à 52 reprises en équipe nationale. Il a également porté le maillot du Bayern, d'Aston Villa, du VfB Stuttgart, de la Lazio, du VfL Wolfsburg et d'Everton.
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En janvier 2014, quatre mois après la fin de sa carrière footballistique, Thomas Hitzlsperger a dévoilé son homosexualité à l'hebdomadaire allemand Die Zeit. Hitzlsperger n'était pas n'importe qui en football. De 2004 à 2010, il s'est produit à 52 reprises en équipe nationale. Il a également porté le maillot du Bayern, d'Aston Villa, du VfB Stuttgart, de la Lazio, du VfL Wolfsburg et d'Everton. Il est désormais directeur de l'école des jeunes du VfB Stuttgart ainsi que, depuis juin 2017, ambassadeur de la diversité auprès de la fédération, la DFB. En cette qualité, il organise chaque semaine une réunion avec des représentants de tout le pays sur ce thème sensible. Il souhaite désormais étendre la notion de diversité, explique-t-il au FAZ. Durant les meetings, on lui pose des questions très concrètes : où peut s'adresser un jeune homme transgendre de la région de Brême s'il veut jouer au football ? Le DFB a-t-il établi des critères en la matière ? Hitzlsperger doit approfondir le sujet mais comme il existe plusieurs cas, il pense que le football allemand devrait mettre ce momentum à profit. Le point de départ ? Ceux qui veulent s'adonner au football doivent pouvoir le faire. " Indépendamment de leurs préférences sexuelles ou de leur identité : il ou elle doit pouvoir jouer et y éprouver du plaisir. " Hitzlsperger veut rendre cet accès moins difficile. Il a repéré trois clefs. Un : des personnes de confiance à la fédération, qui puissent fournir des informations utiles et correctes car chercher sur internet ne suffit pas, selon lui. Deux : amener la majorité à tenir compte des sentiments de la minorité. Trois : être fort. En ce sens, il est toujours heureux de n'avoir pas écouté, jadis, les avertissements de ceux qui craignaient les conséquences négatives de son coming-out. " Malgré cela, j'occupe désormais un poste dans un club de Bundesliga, je passe à la télévision et je travaille pour le DFB. Jamais je n'aurais osé l'imaginer. Incidemment, il serait utile que d'autres modèles expriment publiquement leurs préférences, par exemple un footballeur encore en activité. Mais il est tout aussi important que la mentalité change et qu'on puisse aborder ce thème en football. On évolue lentement mais sûrement. Ce qui se passe maintenant aurait été impensable il y a cinq ans encore. "