La liste s'allonge. L'hebdomadaire français a déniché une dizaine d'anciens footballeurs connus victimes de la maladie d'Alzheimer. C'est la forme la plus courante de démence sénile. Elle a notamment touché Danny Blanchflower (ex-Tottenham), Stan Bowles (ex-QPR), John Charles (ex-Juventus), Nat Lofthouse (ex-Bolton), Dave Mackay (ex-Heart of Midlothian), Gerd Müller (ex-Bayern Munich), Martin Peters (ex-West Ham), Ferenc Puskas (ex-Real Mad...

La liste s'allonge. L'hebdomadaire français a déniché une dizaine d'anciens footballeurs connus victimes de la maladie d'Alzheimer. C'est la forme la plus courante de démence sénile. Elle a notamment touché Danny Blanchflower (ex-Tottenham), Stan Bowles (ex-QPR), John Charles (ex-Juventus), Nat Lofthouse (ex-Bolton), Dave Mackay (ex-Heart of Midlothian), Gerd Müller (ex-Bayern Munich), Martin Peters (ex-West Ham), Ferenc Puskas (ex-Real Madrid), Nobby Stiles (ex-Manchester United) et Ray Wilson (ex-Everton). Tout a commencé avec un documentaire réalisé par la BBC il y a un an avec l'ancien avant Alan Shearer, qui a joué en équipe nationale anglaise de 1992 à 2000 et a décidé de se soumettre à un examen neurologique. Pas pour déterminer si les nombreux ballons joués de la tête avaient provoqué des dommages mais plutôt pour sensibiliser le grand public. Aux yeux de la FIFA, " il n'y a toujours pas de preuve d'un effet néfaste du jeu de tête " mais en Angleterre, de plus en plus de spécialistes soutiennent la thèse inverse : le recours fréquent au jeu de tête dans le football professionnel entraîne bel et bien une augmentation des cas de démence, selon eux. Les Anglais sont les seuls à ne pas considérer le sujet tabou et à vouloir s'attaquer au problème. Aucune autre fédération de football n'effectue de démarche en ce sens, alors que partout dans le monde, on a pris des mesures quand le nombre d'arrêts cardiaques en plein match a dramatiquement augmenté. Toutefois, il y a un an, sous la pression de la Jeff Astle Foundation, du nom d'un joueur de West Bromwich Albion décédé à 59 ans, neuf ans après qu'on lui a diagnostiqué la maladie d'Alzheimer, la presse, la FA et le syndicat des joueurs, le PFA, ont décidé de lancer un fonds pour une étude. Celle-ci est confiée à l'université de Glasgow et à la clinique sportive de Hampden. Elles vont examiner pas moins de 15.000 anciens footballeurs professionnels. C'est un premier pas important, qui vient évidemment trop tard pour tous les anciens joueurs inconnus qui en sont déjà décédés. Mais comme Shearer l'a fait remarquer, à juste titre : " On dit que le football est un jeu fantastique. Veillons à ce qu'il ne devienne pas un sport qui tue. "