Des informations confidentielles sur Benfica ont été dévoilées. Un blogueur a posté tous les jours ce qu'il avait découvert grâce à cette fuite. Le New York Times rapporte comment le blogueur est devenu, malgré lui, un maillon du scandale qui touche le club portugais et le District Court de Californie l'a assigné en justice.
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Des informations confidentielles sur Benfica ont été dévoilées. Un blogueur a posté tous les jours ce qu'il avait découvert grâce à cette fuite. Le New York Times rapporte comment le blogueur est devenu, malgré lui, un maillon du scandale qui touche le club portugais et le District Court de Californie l'a assigné en justice. La convocation se trouvait en pièce jointe dans un e-mail de Google. Les avocats de la société expliquaient au blogueur que le club portugais avait demandé à Google de se saisir de ses données personnelles, parce qu'il avait publié treize articles comportant des informations confidentielles sur une plate-forme appartenant à Google. Le quotidien écrit que, pour comprendre comment un blogueur peut se retrouver ainsi impliqué, il faut connaître la situation désespérée dans laquelle se trouve Benfica depuis la divulgation, l'année passée, de détails sur son fonctionnement interne. Les documents divulgués suggéraient notamment que le club avait l'intention d'influencer le championnat et les employés de la fédération et même de prendre le contrôle de matches des divisions supérieures. Benfica dément tout acte de ce genre. Les problèmes les plus récents ont débuté au printemps : Francisco Marques, le responsable de la communication, est apparu sur la chaîne TV du club et a dévoilé des données qui lui avaient été transmises en secret. Il n'a plus arrêté. Les révélations hebdomadaires de Marques sur Benfica sont devenues un rendez-vous incontournable pour les supporters et les journalistes au Portugal. Le blogueur, lui, passe des nuits blanches. Il reconnaît être supporter du club rival, le Sporting, mais nie faire partie d'un réseau organisé qui chercherait à nuire à la réputation de Benfica. Il supplie Google de ne pas transmettre ses coordonnées au club. L'entreprise ne l'a pas encore fait mais elle pourrait y être contrainte par le tribunal californien. En attendant, Google refuse tout commentaire sur l'affaire, se contentant de préciser qu'il respectera la loi. Ce qui a commencé comme un hobby est devenu un gros problème pour le blogueur, livré à des entreprises tentaculaires face auxquelles il ne fait pas le poids.