Les chiffres disent parfois tout. Depuis que la famille Glazer a repris Manchester United en 2005, elle a retiré un milliard de livres du club, soit presque autant que ce qu'a investi le cheikh Mansour dans Manchester City. The Guardian dépeint le contraste comme suit : " Les épreuves de Manchester United, la misère du coach et l'absence palpable d'âme à Old Trafford nous rappellent à quelle vitesse une situation peut changer. "
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Les chiffres disent parfois tout. Depuis que la famille Glazer a repris Manchester United en 2005, elle a retiré un milliard de livres du club, soit presque autant que ce qu'a investi le cheikh Mansour dans Manchester City. The Guardian dépeint le contraste comme suit : " Les épreuves de Manchester United, la misère du coach et l'absence palpable d'âme à Old Trafford nous rappellent à quelle vitesse une situation peut changer. " United a gagné la Premier League en 2013, lors des adieux de sir Alex Ferguson et le cheikh Mansour bin Zayed al-Nahyan d'Abu Dhabi a acheté ses " bruyants voisins ", comme on appelle City à Manchester, il y a à peine dix ans. Pourtant la longue période durant laquelle United a accumulé les succès et City les échecs semble n'être plus qu'un lointain souvenir. Un vétéran de United déplore, dans The Guardian, que City surclasse son club sur le terrain, avec le style et le brio que confère Pep Guardiola à ses équipes, mais aussi sur d'autres aspects. Par exemple par son académie, qui a relégué dans l'ombre le " projet Carrington " de United, bien que celui-ci s'en soit rendu compte et ait relevé le budget dévolu aux jeunes à 24 millions de livres. La suprématie actuelle de City est évidemment liée à la somme exceptionnelle de 1,3 milliard de livres que Mansour a injectée depuis 2008 et qui est partie dans les transferts et les salaires. United, lui, a perdu un milliard en intérêts, coûts, commissions et dividendes depuis qu'il est passé aux mains des Glazer. Le fonctionnement quotidien du club est en outre aux mains d' Ed Woodward, un ancien banquier qui s'est chargé de la reprise et a endetté le club. United enrichit les Glazer d'année en année. The Guardian s'est plongé dans la comptabilité publiée par le club la semaine dernière. Les six Glazer, qui possèdent 97 % des actions, ont perçu quelque vingt millions de livres en dividendes ces trois dernières années, pour un total de 65 millions. Il y a deux ans, le salaire des directors and senior executives, dont font partie les Glazer, a atteint les onze millions de livres et augmente d'un million par an depuis. Pendant ce temps, José Mourinho est en dispute avec sa star, Paul Pogba, mais ce n'est qu'un symptôme léger du démantèlement du club, qui commence à sa tête à New York et mène à Old Trafford via les Îles Caïman.