" Désolée de gâcher votre petit-déjeuner en parlant menstruation mais quand vous êtes adolescente et que vous avez subitement vos règles pendant un match en déplacement à Stockport et que, pendant tout l'après-midi puis dans le bus du retour, vous devez avoir recours à du papier-toilette, vous comprendrez que ce serait bien utile. "
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" Désolée de gâcher votre petit-déjeuner en parlant menstruation mais quand vous êtes adolescente et que vous avez subitement vos règles pendant un match en déplacement à Stockport et que, pendant tout l'après-midi puis dans le bus du retour, vous devez avoir recours à du papier-toilette, vous comprendrez que ce serait bien utile. " C'est le tweet d'une des femmes qui ont lancé la campagne On The Ball. Elle a suscité pas mal d'émoi outre-Manche. L'initiative vient de trois dames : Mikaela McKinley, Orlaith Duffy et Erin Slaven. Toutes trois abonnées au Celtic, elles ont convaincu 29 clubs de proposer des serviettes hygiéniques gratuites dans leur stade, en l'espace de cinq mois. Tout a commencé par une pétition en ligne. " Nous avons récolté environ 3.000 signatures. Le Celtic a donc pris conscience du problème ", explique McKinley au Guardian. Le trio a calculé combien ça coûterait au club avant de demander qu'il organise une réunion. " Nous avons mis l'accent sur toutes les choses négatives que les gens disaient à ce propos. Le club a compris notre message. " En acceptant, le Celtic a provoqué un effet boule de neige mais cette campagne a suscité des critiques. McKinley : " Certaines personnes disent que si on peut se payer un billet, on peut aussi s'acheter un tampon. Nous comprenons que ça peut paraître simple mais ça ne l'est pas. Ce n'est pas seulement une question de prix. " Certains sont allés plus loin, déclarant que les trois femmes pouvaient être contentes qu'il y ait des toilettes dans les stades ou même qu'elles n'avaient rien à faire aux matches. D'aucuns les ont même accusées de nuire au Celtic. McKinley : " Ceux-là disent que le club est formidable et que nous devrions en être heureuses, nous en contenter. Comme si nous signalions quelque chose de négatif alors que nous voulions simplement que le public prenne conscience du problème et que filles et garçons puissent parler des règles. Nous savons que le football est un milieu dominé par les hommes et c'est un des aspects positifs de notre campagne : les hommes commencent à parler des menstruations. C'était nécessaire. " Depuis, trois clubs de Premier League - Fulham, Huddersfield et Brighton - et deux autres de division un écossaise - Motherwell et Kilmarnock - ont sauté le pas. Une idée pour le football belge ?