La Football Association, la fédération anglaise de football, a infligé à Joey Barton une amende de 35.000 euros assortie d'une suspension de 18 mois, quand elle a découvert qu'il avait parié sur des matches de football, pendant des années. L'enfant terrible, qui a maintenant 34 ans et joue depuis janvier dernier au sein du Burnley de Steven Defour, a accepté la sanction mais a tenu des propos intéressants sur son site.
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La Football Association, la fédération anglaise de football, a infligé à Joey Barton une amende de 35.000 euros assortie d'une suspension de 18 mois, quand elle a découvert qu'il avait parié sur des matches de football, pendant des années. L'enfant terrible, qui a maintenant 34 ans et joue depuis janvier dernier au sein du Burnley de Steven Defour, a accepté la sanction mais a tenu des propos intéressants sur son site. Il explique que cette suspension le contraint à prendre prématurément sa retraite sportive et il doute qu'un joueur moins controversé aurait été puni aussi sévèrement. Il reconnaît toutefois avoir un problème : " Depuis ma jeunesse, je fais rarement quelque chose sans que ce soit assorti d'un enjeu, qu'il s'agisse d'une partie de golf avec des copains, pour quelques livres, ou d'un jeu de fléchettes au complexe d'entraînement, pour savoir qui va faire le thé. J'aime la compétition. J'aime la victoire. J'y suis accro. La culture du pari règne depuis longtemps dans le football professionnel et j'y ai passé toute ma vie d'adulte jusqu'à présent. " Selon ses propres dires, depuis 2004, il a misé de l'argent sur une compétition sportive à plus de 15.000 reprises, dont 1.299 sur un match de football. " En moyenne, je misais un peu plus de 175 euros mais souvent, le montant ne dépassait pas quelques euros. " Quand la fédération a lancé une enquête à son sujet, il l'a mise au courant de son assuétude aux paris. " Je lutte contre cette drogue. J'ai transmis un rapport à la FA. Je suis donc déçu qu'elle n'en ait apparemment tenu aucun compte. " Mais Barton ne serait pas Barton s'il s'en tenait là. " De son côté, la FA doit reconnaître qu'il y a un gouffre entre les règles qu'elle impose et la culture du football moderne. Tous ceux qui suivent des matches, à la télévision ou au stade, sont bombardés d'annonces, de publicités et de sponsoring des firmes de paris. Ce n'est donc pas un milieu idéal pour arrêter de parier ou pour convaincre les gens que ce n'est pas une pratique saine. C'est un peu comme si on demandait à un ancien alcoolique de passer son temps au café ou dans une brasserie. Si la FA veut vraiment s'en prendre aux paris, je lui conseillerais de commencer par remettre en question sa dépendance à cette industrie. Je le dis en sachant que chaque fois que j'enfile mon maillot, je fais la publicité d'une firme de paris. " Dafabet figure, en effet, sur les maillots de Burnley. STEVE VAN HERPE