En 1962, la société de textile Berkshire a conçu une campagne publicitaire originale. Elle a pris le tronc d'Alfredo Di Stefano et lui a adjoint une paire de jambes féminines en pantys, le tout avec une déclaration de Di Stefano : " Si j'étais à la place de ma femme, je porterais les collants de Berkshire. " Le jour du lancement de la campagne, la vedette du Real était interviewée par un reporter de la Television Española.
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En 1962, la société de textile Berkshire a conçu une campagne publicitaire originale. Elle a pris le tronc d'Alfredo Di Stefano et lui a adjoint une paire de jambes féminines en pantys, le tout avec une déclaration de Di Stefano : " Si j'étais à la place de ma femme, je porterais les collants de Berkshire. " Le jour du lancement de la campagne, la vedette du Real était interviewée par un reporter de la Television Española. " Nous sommes face à Alfredo Di Stefano, qui a une déclaration importante à faire. " Et l'Ibéro-Argentin de dire : " Eh bien, si j'étais ma femme, je porterais des pantys de Berkshire. " Santiago Bernabeu, le président du Real, était fou de rage. Di Stefano ne l'avait pas mis au courant de son contrat publicitaire. Le club a versé une somme d'argent à la firme pour mettre un terme immédiat à la publicité. Les temps ont changé : désormais, les footballeurs célèbres sont des hommes-sandwiches et Cristiano Ronaldo est sans doute le numéro un. On peut par exemple prendre un shake sponsorisé par Cristiano au petit-déjeuner puis se rendre dans un de ses centres de fitness, habillé des vêtements de sa marque, y compris les slips et porter une montre à son nom. CR7 est une multinationale sur studs. En octobre dernier, il a renouvelé, en l'espace d'une journée, ses contrats avec le Real et Nike, devenant le footballeur le mieux payé en 2016 avec un revenu total de 87,5 millions d'euros, salaire et publicité compris. Il est suivi par Lionel Messi (76,5 millions d'euros) et Neymar (55,5 millions). Le numéro un du Bayern, qui affronte le Real ce soir en Ligue des Champions, est Thomas Müller, huitième à ce classement avec un revenu total de 23,5 millions. Ce qui est frappant dans le top trois, c'est que salaire et rentrées commerciales sont à peu près équivalents. " On appelle ça l'effet Beckham ", explique Antonio Sanz dans El País. Il est porte-parole de Bahia Internacional, une firme qui conseille les footballeurs de toutes les façons possibles. " Beckham a mis les footballeurs en vitrine des marques. " CR7 est en outre un influencer sur les réseaux sociaux. Le terme désigne les personnes qui jouissent d'une grande crédibilité et exercent une influence sur les autres. Pour Leonard Pera, directeur de la société Open-Ideas, Cristiano est " une pure marque commerciale. En marketing, il ressemble plus à Beyoncé qu'à Rafael Nadal. " CR7 a 95 millions de suiveurs sur Instagram et 51 millions sur Twitter. Ses comptes sont donc des canaux parfaits pour véhiculer de la pub. STEVE VAN HERPE