Nous pouvons nous frotter les mains : trois clubs belges nous représentent en 8e de finale de l'Europa League. La semaine passée, nos voisins du Nord ont dû se contenter de la qualification de l'Ajax (1-0 contre le Legia Varsovie) alors que l'autre survivant de cette compétition était confronté à la dure réalité. L'AZ de John van den Brom, l'ancien coach d'Anderlecht, a subi deux terribles revers face à Lyon. Après la défaite déjà lourde sur le score de 1-4 à Alkmaar, l'AZ a été humilié 7-1 p...

Nous pouvons nous frotter les mains : trois clubs belges nous représentent en 8e de finale de l'Europa League. La semaine passée, nos voisins du Nord ont dû se contenter de la qualification de l'Ajax (1-0 contre le Legia Varsovie) alors que l'autre survivant de cette compétition était confronté à la dure réalité. L'AZ de John van den Brom, l'ancien coach d'Anderlecht, a subi deux terribles revers face à Lyon. Après la défaite déjà lourde sur le score de 1-4 à Alkmaar, l'AZ a été humilié 7-1 par l'équipe française, sublimée par Nabil Fekir. Les Néerlandais n'ont rien à se mettre sous la dent en Champions League, si ce n'est les prestations d'Arjen Robben avec le Bayern et du gardien réserve Jasper Cillessen avec Barcelone. Les médiocres prestations de leurs clubs depuis quelques années, ont fait chuter les Pays-Bas à la treizième place du classement UEFA, qui détermine le nombre de participants par pays aux coupes d'Europe. Suite aux modifications qui entrent en cours à partir de 2018, le champion devra disputer les tours préliminaires de la CL : les grandes nations y délégueront quatre clubs mais le meilleur d'Eredivisie devra disputer deux tours préliminaires et son dauphin pas moins de trois. D'après Willem Vissers, journaliste du Volkskrant, la chute du football néerlandais est flagrante quand on compare la disette actuelle aux coupes d'Europe gagnées dans le passé. Après la victoire de Feyenoord en 1970, il ne s'était jamais écoulé plus de neuf saisons entre deux succès continentaux. Maintenant, les Néerlandais patientent depuis quinze ans et la victoire en Coupe UEFA de Feyenoord en 2002. La baisse des performances est plus considérable que le retard financier qu'accusent les Pays-Bas sur les grandes nations. Il est tentant de se plaindre mais Vissers ne voit pas à quoi ça sert. Il trouve plus intelligent d'oeuvrer davantage à la formation, à relever le niveau des compétitions en y intégrant des play-offs et de revoir les méthodes d'entraînement. Vissers a suivi Manchester City-AS Monaco et en souligne le rythme élevé. Le ballon était généralement transmis directement vers l'avant, les équipes déployaient une énorme force physique et ont dévoré les kilomètres jusqu'au coup de sifflet final. Partout en Europe, Vissers remarque les footballeurs français, qui se distinguent par leur technique, leur puissance, leur vitesse et leur passion. Le seul point positif, c'est qu'il est probablement impossible de tomber plus bas. FRÉDÉRIC VANHEULE