Le médian germano-ghanéen Kevin-Prince Boateng (29 ans) a déjà beaucoup roulé sa bosse. Il a entamé sa carrière au Hertha Berlin, a connu ses meilleurs jours à l'AC Milan - avec qui il a remporté le championnat et la supercoupe d'Italie en 2011 - et évolue aujourd'hui à Las Palmas, en Primera División espagnole. Il compte quinze sélections en équipe nationale du Ghana. Lors des Coupes du monde 2010 et 2014, il a affronté son frère Jérôme, qui portait le maillot de l'Allemagne. Il s'es...

Le médian germano-ghanéen Kevin-Prince Boateng (29 ans) a déjà beaucoup roulé sa bosse. Il a entamé sa carrière au Hertha Berlin, a connu ses meilleurs jours à l'AC Milan - avec qui il a remporté le championnat et la supercoupe d'Italie en 2011 - et évolue aujourd'hui à Las Palmas, en Primera División espagnole. Il compte quinze sélections en équipe nationale du Ghana. Lors des Coupes du monde 2010 et 2014, il a affronté son frère Jérôme, qui portait le maillot de l'Allemagne. Il s'est livré dans The Guardian et a notamment révélé ce qu'il avait l'intention de faire après sa carrière. " Le football est toute ma vie et j'aimerais aider de jeunes joueurs : leur dire comment investir leur argent, quel kiné ils doivent aller voir, leur permettre d'éviter les pièges... À 18 ans, on ne sait rien mais on gagne cinq millions d'euros par an. On peut acheter le monde et c'est exactement ce qu'on se dit : le monde m'appartient. J'achète mes amis, des filles, des voitures, l'amour, le bonheur... À 18 ans, on n'écoute plus ses parents. On a donc besoin d'un guide. Moi, je n'en ai jamais eu. Et beaucoup de joueurs sont passés par là. " À Las Palmas, il tente de montrer l'exemple. " Sur une île, il est difficile de rester concentré. Tout est beau, la météo est toujours au beau fixe, on s'entraîne deux heures par jour puis on peut aller à la plage. Je ne veux pas qu'ils gâchent leur talent. Je leur donne des exemples de choses que j'ai mal faites. " Boateng revient également sur sa rencontre avec Nelson Mandela. " Il y a trois personnes que j'ai toujours voulu rencontrer : Michael Jackson, Mohammed Ali et Nelson Mandela. Je n'ai pu rencontrer que le dernier. C'est difficile à décrire. Il avait passé 27 ans en prison mais il était normal, il n'exprimait aucune colère. Il aurait pu en vouloir au monde entier mais ce n'était pas le cas. " Boateng savait-il ce qu'il devait lui dire ? " Non ! Heureusement, il a cassé la glace car j'étais là devant lui sans dire un mot. C'était la Coupe du monde, les gens m'appelaient David Black-Ham, j'étais une star. Il m'a serré la main et m'a attiré vers lui pour me dire : Ma fille veut t'épouser. J'ai répondu : Désolé, j'ai déjà une copine. Et il a dit : J'ai encore d'autres filles, plus jolies. Tout le monde a éclaté de rire. Malheureusement, je n'ai pas de photo car ses yeux ne supportaient pas les flashs. En fait, j'en ai une, mais je ne suis pas bien dessus" (il rit).STEVE VAN HERPE