On a évité un hold-up dont on se serait dit que les voleurs n'auraient rien volé. Si ce n'est beaucoup de nos illusions. Celle par exemple que la réussite sourit aux audacieux. Que plus tu donnes, plus tu reçois. Le sacre de l'Allemagne, c'est la victoire du courant continu face au courant alternatif. La Mannschaft s'impose avec et sans ballon. L'Argentine n'est superbe que sans. Avec, elle est trop dépendante de l'électron libre. Plus alternatif que jamais. Plus décisif aussi. Sauf quand ça se jouait sur un match. Ce titre de meilleur joueur du tournoi, LionelMessi ne le méritait pas. Il ne l'a certes pas volé non plus mais cela reste pour beaucoup un petit hold-up. D'ailleurs, il n'avait pas envie de les monter, ces marches. Ça se voyait. Comme une gêne. D'autres ne se sont pas gênés pour con...

On a évité un hold-up dont on se serait dit que les voleurs n'auraient rien volé. Si ce n'est beaucoup de nos illusions. Celle par exemple que la réussite sourit aux audacieux. Que plus tu donnes, plus tu reçois. Le sacre de l'Allemagne, c'est la victoire du courant continu face au courant alternatif. La Mannschaft s'impose avec et sans ballon. L'Argentine n'est superbe que sans. Avec, elle est trop dépendante de l'électron libre. Plus alternatif que jamais. Plus décisif aussi. Sauf quand ça se jouait sur un match. Ce titre de meilleur joueur du tournoi, LionelMessi ne le méritait pas. Il ne l'a certes pas volé non plus mais cela reste pour beaucoup un petit hold-up. D'ailleurs, il n'avait pas envie de les monter, ces marches. Ça se voyait. Comme une gêne. D'autres ne se sont pas gênés pour conjuguer leur plaisir par au moins un milliard... d'admirateurs. Superbe Allemagne qui dans le même match propose le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du Monde et son successeur. D'un côté Miroslav Klose, l'homme qui clôt vos espoirs. L'homme qui tombe à pic et vous pique là où ça fait mal. Là où il n'y a rien à faire face à l'inné. Le ballon l'aime. C'est aussi ça le talent. De l'autre, Thomas Müller, un nom de canonnier qu'il ne peut renier mais à qui il a donné de la finesse. Le nonchalant percutant. Le divin fluide qui a de la bouteille depuis toujours. Millésime depuis ses débuts. Comme Philippe Lahm. La " fine lame " on laisse ça pour les autres. Comme lui laisse le superflu à ceux qui ne savent pas s'en défaire. Lui fait dans le concret. 113 sélections = 113 fois titulaire. Incroyable. Comme ce constat. Il a joué trois Coupe du Monde à quatre places différentes. Il s'ajuste dans la seconde et joue toujours juste. À l'image de son équipe. L'essentiel sans le superficiel. Tout le contraire de ceux qui, comme les Brésiliens, ne font plus rêver. Avec comme maître " ès cauchemardesque " David Luiz. Le roi du bourrif s'est planté comme le nez au milieu de la figure. Un nez qu'il avait toujours pointé vers les foutus écrans géants. Il est le symbole du " foot image ". Et v'la des larmes, le cinéma avec James Rodrigez, avec le maillot de Neymar et v'là surtout les coups de coude. Il y a des joueurs qui ne sont bons que s'ils sont bien entourés. David Luiz est de ceux-là. Il a perdu Thiago Silva. Il est devenu un chien fou dont le maître a lâché la laisse. Il est parti dans tous les sens. Un vrai pitbull déguisé en caniche. Il a fini par se mordre la queue. Comme le PSG commence à se mordre les doigts. 50 millions d'euros pour ça ! Indécemment trop. Mais bon, le Thiago Silva normal sera là. Sans la pression qu'il n'a pas su gérer. En fait, la grosse déception, c'est lui, le lévrier de Paris car on attendait pas trop du caniche qui va l'y rejoindre. A Flamengo, on se demande si on va rejoindre les clubs maudits. Si on va devoir porter le deuil de son équipe nationale tout le reste de son existence. L'Allemagne a humilié la Seleçao avec une copie quasi parfaite du maillot du club de Rio. Au départ une idée de l'équipementier de la Mannschaft pour attirer la sympathie des Brésiliens. Tu parles. Cela dit, les " Löw Boys " ont gagné bien plus. Le respect éternel. Cette Coupe du monde est aussi le début d'une nouvelle ère. Celle des remplaçants heureux. En un mois, ce statut est devenu une vertu. Les Belges ont montré l'exemple, mais bon, sur notre banc, il n'y avait que des titulaires. Comme l'est aussi André Schurrle. A Chelsea, il est un " super sub ". Au Brésil il fut un " wunderschön sub ". Trop fort. Comme Romero. Le remplaçant qui commençait les matches. A Monaco, il ne joue même pas devant les 2657 spectateurs de la Principauté. Le temps de sept matches, il est devenu un prince en Mondovision. Un prince seulement parce que le Roi, c'est Manuel Neuer. Le seul gardien qui touche plus de ballons hors de son rectangle que dedans. Tout est dit. Deutchland 2014 for ever. Manuel Neuer, le seul gardien qui touche plus de ballons hors de son rectangle que dedans.