Kevin Trapp, Leroy Sané et Diego Demme sont les seuls joueurs d'un noyau de 23 Allemandsque Joachim Löw n'a pas alignés en Coupe des Confédérations. Trapp n'était que troisième gardien, derrière Marc-André Ter Stegen et Bernd Leno. Le sélectionneur allemand s'était rendu en Russie avec une équipe B dont les seules stars étaient JulianDraxler et Joshua Kimmich.
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Kevin Trapp, Leroy Sané et Diego Demme sont les seuls joueurs d'un noyau de 23 Allemandsque Joachim Löw n'a pas alignés en Coupe des Confédérations. Trapp n'était que troisième gardien, derrière Marc-André Ter Stegen et Bernd Leno. Le sélectionneur allemand s'était rendu en Russie avec une équipe B dont les seules stars étaient JulianDraxler et Joshua Kimmich.Fameux contraste avec les autres participants qui alignaient toutes leurs forces vives. Löw estime que l'équipe nationale est en constante évolution, ce qui explique pourquoi il n'avait pris que des jeunes joueurs ou des éléments qui voulaient profiter de la Coupe des Confédérations pour se mettre en évidence, comme Sebastian Rudy (27), Lars Stindl (28) et Sandro Wagner (29). " Mon objectif est de profiter de ce tournoi pour permettre à trois, quatre ou cinq joueurs de s'épanouir et de concurrencer les valeurs sûres l'année prochaine ", avait expliqué Löw en dévoilant sa sélection. Ce qui avait suscité la controverse en Allemagne. La Mannschaft alignait l'équipe la plus jeune du tournoi (23,8 ans). Le Chili, son adversaire en finale, affichait la moyenne d'âge la plus élevée (28,6). Autre statistique étonnante, l'Allemagne n'a eu que 39 % de possession de balle et elle n'a tiré que 8 fois au but tandis que le Chili a tenté sa chance à 21 reprises. Ajoutez-y le manque d'automatismes au sein de l'équipe de Löw et vous comprendrez que la victoire finale des Allemands constitue à tout le moins une surprise. Trois jours plus tôt, en Pologne, les Espoirs de Stefan Kuntz, le sélectionneur en poste depuis août 2016 seulement, étaient devenus champions d'Europe U21. En finale, devant 15.000 spectateurs, ils avaient battu l'Espagne (invaincue jusque-là) grâce à un but du défenseur du Hertha Berlin, Mitchell Weiser. Dans ce match aussi, les Allemands ont eu moins souvent le ballon (41 %). Par contre, les autres statistiques furent plus équilibrées. L'Allemagne avait déjà été championne d'Europe en 2009, sous la conduite de Horst Hrubesch (ex-Standard) et avec des joueurs comme Manuel Neuer, Jérôme Boateng, MatsHummels, SamiKhedira et MesutÖzil, tous largement partie prenante dans le sacre mondial de 2014 au Brésil.Löw peut remercier le ciel d'avoir autant de talent à sa disposition. Cette génération, avec SergeGnabry, DavieSelke et Max Meyer a, de plus, l'avantage d'être plus expérimentée que la précédente. Ces joueurs totalisent 200 matches de Bundesliga de plus que ceux de 2009 au même âge. Ce qui est remarquable, c'est le pressing constant effectué par les U21 allemands qui forment un bloc soudé et amènent beaucoup de danger devant le but. " Nous voulions éviter que les Espagnols nous fassent courir derrière le ballon ", dit Stefan Kuntz. " Nous avons cassé le rythme et avons beaucoup joué en profondeur. Nous méritons dès lors amplement notre victoire. " FRÉDÉRIC VANHEULE & STEVE VAN HERPE