Alors que son Bayern s'impose dans le temps additionnel lors de la première journée de Bundesliga, une pensée nous envahit. Omniprésent sans y être, Louisvan Gaal a influencé le Mondial en Afrique du Sud.
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Alors que son Bayern s'impose dans le temps additionnel lors de la première journée de Bundesliga, une pensée nous envahit. Omniprésent sans y être, Louisvan Gaal a influencé le Mondial en Afrique du Sud. Quelle a été l'équipe la plus excitante de ce Mondial ? L'Allemagne, bien sûr ! Fou non ? Longtemps considérés (à tort) comme des bourrins qui gagnaient toujours à la fin, les Allemands ont éclaboussé de leur juvénile insouciance classieuse la première Coupe du Monde africaine. Quel symbole ! Quand le rigide oublie d'être frigide, quand le plaisir engendre la performance, quand la machine à gagner pense d'abord à jouer, cela donne du plaisir. Malgré le gros coup de mou en demi-finale, on dit : - Wunderschön. Et tout ça, avec qui ? Le magnifique Thomas Müller, l'inconnu du noyau B est devenu titulaire indiscutable au Bayern. Par la grâce de Son Altesse Louis 1er. Miroslav Klose avait les crocs qui rayaient le tapis vert : grâce à qui ? A Louis, qui l'a frustré toute la saison en faisant de lui un remplaçant de super luxe. Mario Gomez éclabousse de sa philosophie maîtrisée le banc allemand. Grâce à qui ? A Louis qui a fait du joueur le plus cher de la Bundesliga, un docile remplaçant pendant deux mois. Et qui a prêté ToniKroos à Leverkusen pour lui donner du temps de jeu ? Qui a définitivement convaincu BastianSchweinsteiger que son Graal était dans l'axe de l'entrejeu ? Qui a donné la carrure d'un capitaine à Philipp Lahm en lui offrant 100 % de temps de jeu en Bundesliga ? Tiens, puisqu'on parle capitaine, parlons des Bataves. Qui a réussi l'exploit de faire un van Bommel encore plus indécent et cynique ? De faire de lui un van Bastonsouriant ? Style Arsène Lupin, gentleman tackleur, charmeur d'arbitres. Super Louis à mis son petit grain pour faire passer la Hollande du rêve van Basten au cauchemar van Baston. Un cauchemar qui permet de transformer ses rêves de finale en réalité. Et Arjen Robben ? Qui l'a extirpé du cauchemar paradisiaque madrilène ? Qui l'a convaincu que c'est à droite que son gauche s'exprime le mieux ? Et Wesley Sneijder ? Qui a renforcé sa confiance en le laissant servir comme un prince DiegoMilito en finale de Ligue des champions ? Ok, là on exagère. Mais bon, si on ne peut pas être de mauvaise foi de temps en temps, on n'est plus journaliste. Et exagère-t-on si on dit que FranckRibéry a porté sur ses épaules devenues frêles son gros Louis durant le Mondial ? En trois semaines de préparation en juin 2009, Super Louis a détrôné le Roi Francky de Bavière. Ribéry devenu Prince de gouttière et la risée du monde lors du naufrage français. Eh oui, Louis van Gaal était l'omniprésent absent de la Coupe du Monde. Louis triste sire ? Oui, mais pas seulement. Il est capable d'entamer la danse des canards sur la table des vestiaires après une victoire. Si, si. Ce triste sire d'apparence peut être un clown de circonstance. Il a tout compris. Il s'est mis tout son noyau à dos pendant la préparation 2009 avant de bomber le torse avec lui en mai 2010. Super Louis a fait le doublé et raté le triplé. Mais bon c'était face au Roi de la galaxie. Hyper Supra Méga José. Celui la même qui va faire des Galactiques des métallos obnubilés par l'odeur du cambouis, celle qui fleure la belle mécanique gagnante. Cela dit, à la Coupe du Monde, ce ne sont pas les Intéristes Milito, SamuelEto'o, Maicon, Julio Cesar, Lucio ou encore DejanStankovic qui ont brillé mais bien les vassaux de Louis 1er. De retour au Royaume, on a retrouvé les savoureux Bavarois. Nouveau statut mais même classe, humilité et surtout efficacité. On peut être devenu star planétaire sans oublier la routine du championnat. Müller et Schweinsteiger ont offert les trois points au Bayern en match d'ouverture. Lors de la deuxième journée à Kaiserslautern, Müller a raté l'immanquable, van Gaal ne l'a pas manqué en conférence de presse. On peut être devenu star planétaire et rester faillible. Le Bayern a été battu mais cela ne change rien au constat.Le Roi Louis règne sans partage. Sa loi donne la foi. Le Bayern est en conquête. par fred waseige, journaliste betvL'omniprésent absent de la Coupe du Monde est un triste sire capable d'entamer la danse des canards sur la table des vestiaires après une victoire !