Parmi les joueurs transférés sous l'ère LorenzoStaelens, LuigiPieroni (23 ans) est celui qui a le mieux saisi sa chance depuis l'arrivée de GeorgesLeekens. Le jeune Liégeois a profité de la suspension de MarcinZewlakow lors des quatre premières journées de championnat, puis accessoirement de la blessure de MboMpenza, pour faire valoir ses qualités. Pourtant, c'est TrésorEmpoke qui avait été titularisé lors des deux premiers matches, contre le Standard et à Mons, mais Lou a chaque fois réussi des montées au jeu remarquées. Au stade Tondreau, il apporta du tonus à l'attaque mouscronnoise et inscrivit le premier but de sa carrière en D1. Deux autres allaient suivre. Pas mal pour un joueur qui, voici quelques mois à peine, évoluait encore dans l'antichambre de l'élite.
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Parmi les joueurs transférés sous l'ère LorenzoStaelens, LuigiPieroni (23 ans) est celui qui a le mieux saisi sa chance depuis l'arrivée de GeorgesLeekens. Le jeune Liégeois a profité de la suspension de MarcinZewlakow lors des quatre premières journées de championnat, puis accessoirement de la blessure de MboMpenza, pour faire valoir ses qualités. Pourtant, c'est TrésorEmpoke qui avait été titularisé lors des deux premiers matches, contre le Standard et à Mons, mais Lou a chaque fois réussi des montées au jeu remarquées. Au stade Tondreau, il apporta du tonus à l'attaque mouscronnoise et inscrivit le premier but de sa carrière en D1. Deux autres allaient suivre. Pas mal pour un joueur qui, voici quelques mois à peine, évoluait encore dans l'antichambre de l'élite. " Tout est effectivement allé très vite ", confirme-t-il. " Après six journées de championnat, j'avais déjà pu fêter trois titularisations et trois buts. Je m'attendais plutôt à vivre un passage obligé sur le banc. Mais j'ai pleinement profité de toutes les occasions qui m'ont été offertes. J'ai déjà beaucoup progressé en trois mois et je sens que je progresserai encore dans les mois qui viennent. C'est surtout sur le plan physique que j'ai évolué. Au début, j'avais du mal à suivre le rythme du jeu. Cela va déjà beaucoup mieux. A partir de là, tout s'est enchaîné : plus affûté, je me suis aussi senti plus à l'aise au niveau technique. Forcément, les buts que j'ai inscrits ont accru ma confiance. Ils auraient même pu être encore plus nombreux, car j'ai loupé des occasions. Mais bon, on ne peut pas tout réussir ". Luigi Pieroni avoue avoir souffert lors de la préparation. " Cette période est traditionnellement dure pour tout le monde, mais elle le fut encore davantage pour moi, qui venais de D2 et dont la condition physique n'a jamais constitué le point fort. Au niveau de la vitesse, je me débrouille, mais l'endurance m'a toujours posé un gros problème : je n'ai rien d'un marathonien. Les premières semaines d'entraînement furent très pénibles pour moi. J'ai perdu quatre kilos. Heureusement, j'ai mordu sur ma chique et j'ai bien digéré les efforts consentis ". Aujourd'hui, Luigi Pieroni se félicite d'avoir opté pour les Hurlus. " Devenir professionnel, c'était un rêve de gosse que je caressais depuis l'âge de 7 ans : je l'ai réalisé. Je souhaitais aussi rejoindre un club francophone de D1 : c'est chose faite. Le fait d'avoir dû traverser toute la Wallonie pour cela ne m'a posé aucun problème. J'ai été très bien accueilli et je me suis rapidement découvert des atomes crochus avec des garçons comme SteveDugardein et MboMpenza, qui m'ont grandement facilité l'intégration. Sans parler de ChristopheGrégoire, que je connaissais déjà. J'avais également été contacté par le Standard, mais l'offre demeurait assez floue et je savais que le club de Sclessin était sur le point de transférer des attaquants comme SambegouBangoura et AlexandrosKaklamanos. Je pouvais deviner que mon temps de jeu risquait d'être réduit à sa plus simple expression. Mouscron, en revanche, a démontré la saison dernière qu'il était enclin à faire confiance aux jeunes ". C'était au temps de Lorenzo Staelens. Depuis, l'arrivée de Georges Leekens a modifié les données. Luigi Pieroni, comme les autres joueurs qui avaient débarqué au Canonnier sans grandes lettres de noblesse en fin de saison dernière, devait donc relever un autre défi : convaincre son nouveau mentor, qui le connaissait mal, de ses capacités à évoluer en D1. " Je ne peux pas comparer les deux entraîneurs ", argue Lou. " Je n'ai connu Staelens que l'espace de dix jours, pendant une période essentiellement consacrée à une remise en condition physique, durant laquelle beaucoup d'entraînements s'effectuaient sans ballon. Leekens a pris le relais pour la préparation technique et tactique. Il a la réputation d'être sévère avec les jeunes, mais cela ne me dérange aucunement : je suis venu à Mouscron pour apprendre et il est tout à fait normal qu'il me corrige. Lorsqu'il m'engueule, je sais que c'est pour mon bien ". Luigi Pieroni, grand et costaud, possède un gabarit qu'apprécie généralement LongCouteau. S'il se montre appliqué et volontaire à l'entraînement, ce qui semble être le cas, il recevra certainement d'autres opportunités pour s'imposer en équipe fanion. Un signe est peut-être révélateur à ce sujet : alors qu'en début de championnat, Georges Leekens réclamait à cor et à cris l'engagement d'un attaquant supplémentaire, il n'en parle plus guère aujourd'hui. S'est-il persuadé qu'il dispose en Luigi Pieroni d'une solution plus que valable ? " Tant mieux s'il croit en moi ", se réjouit l'intéressé. " Mais je pense surtout que, voici quelques semaines, l'entraîneur voulait anticiper un éventuel départ de Mbo Mpenza. Aujourd'hui, il sait qu'il restera au moins jusqu'en janvier ". Paradoxalement, Luigi Pieroni est peut-être l'un de ceux qui ont le moins intérêt à ce que le Diable Rouge s'en aille. Il en convient. " Certes, son départ libérerait une place en attaque, mais c'est au contact de joueurs comme lui et Marcin Zewlakow que je progresserai le plus. Mbo n'est pas avare de conseils. Il me guide fréquemment, corrige mon jeu de position. C'est important de bien se placer, car cela permet d'économiser ses efforts et de conserver plus de fraîcheur pour les gestes de concrétisation, face au but. Marcin me sera sans doute d'un précieux secours également, mais je n'ai pas encore eu l'occasion d'évoluer à ses côtés en championnat ". Si la complémentarité entre Luigi Pieroni et Mbo Mpenza a déjà été exploitée, celle entre le Liégeois et le Polonais doit encore être prouvée. Le style de jeu des deux hommes est en effet fort similaire : ils sont chacun grands, puissants et dotés d'un bon jeu de tête. C'est sans doute la raison pour laquelle, face au Cercle Bruges (lorsque Mbo Mpenza était blessé), Georges Leekens avait préféré sélectionner Trésor Empoke aux côtés de Marcin Zewlakow. Le Liégeois ne s'en formalise pas : à La Louvière, une semaine plus tard, il était de nouveau titulaire. " Je m'étais donné six mois pour m'imposer. Mon ambition n'a pas changé : même si tout s'est déroulé mieux que prévu jusqu'à présent, je ne peux pas encore crier victoire. J'espère devenir un pion de base lors du deuxième tour. Et je ne compte pas nécessairement sur un départ de Mbo Mpenza ou Marcin Zewlakow pour cela. Georges Leekens est honnête dans ses choix, et s'il estime qu'un jeune est meilleur qu'une valeur confirmée, il n'hésitera pas à le sélectionner ". Luigi Pieroni vient d'avoir 23 ans, le même âge que Christophe Grégoire :" C'était le bon moment pour tenter ma chance. J'ai été formé au Standard alors que Christophe a fait ses classes à Seraing et à Tilleur-Liège. Nous nous sommes côtoyés en équipe Première du FC Liège durant la saison 1999-2000, lorsque j'ai été transféré chez les Sang et Marine alors entraînés par BernardWégria. Un an plus tard, Chris partait à Mouscron où je viens de le rejoindre ". Daniel Devos" Pour la D1, il était temps "