Depuis trois ans, les éloges ne manquent pas pour décrire la courbe ascendante de Lille. Avec peu de moyens, le LOSC avait réussi à s'inscrire dans la durée sur le podium. Cette saison encore, Lille visait une troisième participation d'affilée à la Ligue des Champions, objet de tous les désirs mais également de tous les maux. Car depuis l'élimination en 1/8e de finale face à Manchester, les Nordistes ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes. " On doit se reconstruire psychologiquement, retrouver nos bases et une certaine fraîcheur. Il y a une forme de saturation, de cassure, c'est concevable ", a avoué Claude Puel, l'entraîneur des Dogues.
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Depuis trois ans, les éloges ne manquent pas pour décrire la courbe ascendante de Lille. Avec peu de moyens, le LOSC avait réussi à s'inscrire dans la durée sur le podium. Cette saison encore, Lille visait une troisième participation d'affilée à la Ligue des Champions, objet de tous les désirs mais également de tous les maux. Car depuis l'élimination en 1/8e de finale face à Manchester, les Nordistes ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes. " On doit se reconstruire psychologiquement, retrouver nos bases et une certaine fraîcheur. Il y a une forme de saturation, de cassure, c'est concevable ", a avoué Claude Puel, l'entraîneur des Dogues. En championnat, la dégringolade est spectaculaire, au point de voir les places européennes s'éloigner inexorablement. Le bilan est révélateur : en nombre d'unités pris au deuxième tour, Lille pointe à la 17e place. Au point que les médias français évoquent la fin d'un cycle. Les leaders de l'équipe qui ont poussé une gueulante en mars en demandant une revalorisation des salaires sont désormais tentés d'aller monnayer leur talent ailleurs. Car si les résultats et les ambitions sportives sont allés grandissants, les moyens financiers n'ont pas vraiment suivi. Le budget lillois ne permet pas d'aligner les salaires sur ceux de Lyon, Marseille, Bordeaux, Saint-Etienne ou du PSG. Sur le onze de base, seuls deux joueurs (le gardien Tony Sylva et Ludovic Obraniak) sont certains de rester la saison prochaine. Gregory Tafforeau, le capitaine, à la base de la fronde pour une revalorisation salariale, est courtisé. Tout comme Mathieu Bodmer (Lyon, Liverpool et le Bayern Munich), Jean II Makoun (Lyon, Manchester et Arsenal malgré une clause de résiliation de 15 à 20 millions d'euros) et Abdulkader Keita (qui vaut 22 millions d'euros), suivi par l'AC Milan. Lille a construit son succès sur un collectif. Or, depuis quelques mois, les aspirations individuelles ont pris le pas sur le groupe. Tout cela influence Puel, qui se sent lâché par certains cadres et réfléchit à son avenir. Monaco, le club de son c£ur, qui lui avait déjà fait du pied il y a un an, a repris contact. Lyon est également sur la balle. Puel veut construire sur du long terme à Lille mais voudra-t-il rester pour tout reconstruire et recommencer à zéro ? FRANCK RIBERY a résilié son contrat avec l'agent Bruno Heiderscheid. Il est en contact avec Alain Migliaccio, l'ancien agent de Zinédine Zidane, et depuis peu agent de Samir Nasri. ROLLAND COURBIS a repris du service en Ligue 2. Il succède à Jean-François Domergue comme entraîneur de Montpellier. JACQUES FATY quitte Rennes pour Marseille où il a signé pour quatre ans. PIERRE DREOSSI, ex-directeur technique de Rennes, nommé entraîneur du club breton par défaut en début de saison, continuera à ce poste l'année prochaine. FABIEN BARTHEZ a quitté Nantes. Après le match contre Rennes, il a été pris à parti par des supporters. " Ma sécurité n'était plus assurée ", a-t-il avancé comme argument pour résilier son contrat. Il a cependant annoncé vouloir continuer à jouer deux ans de plus. LUIGI PIERONI était titulaire pour le déplacement au Mans (1-1). Le résultat rapproche les Canaris de la Ligue 2. Par ailleurs, l'ancien entraîneur Georges Eo qui n'a pas réussi à trouver un terrain d'entente avec son ancien employeur l'attaque en justice. KEVIN MIRALLAS a inscrit le but de Lille à Saint-Etienne (58e) mais cela n'a pas suffi vu qu'un ex-Lillois, Matt Moussilou, en a marqué deux (31e et 62e). MILAN BAROS (notre photo) a écopé de trois rencontres de suspension. La Ligue a jugé son geste inadmissible mais pas raciste. Face à Rennes, le Tchèque s'était bouché le nez d'une main et avait brassé l'air de l'autre juste devant le Camerounais Stéphane Mbia. STéPHANE VANDE VELDE