Y aurait-il toujours moyen d'échapper au couperet ?

Lorenzo Staelens : Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir et nous avons prouvé face aux Anversois que nous sommes loin d'être morts. Bien sûr, il y a une différence entre un match à domicile, comme le week-end passé, et un match en déplacement. Or, deux des trois dernières joutes de ces PO3 se dérouleront au Kiel. Ce ne sera donc pas une mince affaire pour nous.
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Lorenzo Staelens : Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir et nous avons prouvé face aux Anversois que nous sommes loin d'être morts. Bien sûr, il y a une différence entre un match à domicile, comme le week-end passé, et un match en déplacement. Or, deux des trois dernières joutes de ces PO3 se dérouleront au Kiel. Ce ne sera donc pas une mince affaire pour nous. Ou une victoire et deux partages, car dans ce cas nous terminerions à égalité de points avec les Mauves mais en comptant un succès de plus. L'organisation globale de l'équipe. Nous avons concédé un minimum d'occasions tout en nous créant quelques belles opportunités. Auparavant, nous n'en étions pas capables. Oui, tout à fait. Essentiellement sur des considérations tactiques : comment contrer l'adversaire, comment se positionner en perte de balle et le marquage sur les phases arrêtées. Les grandes lignes sont les mêmes mais chaque entraîneur a ses idées et sa manière de les transposer. En général, la façon de procéder est discutée en semaine par l'intégralité du staff et, en dernière instance, c'est au T1 de prendre les décisions finales. Il s'agit le plus souvent de petits détails. Foeke Booy et moi étions plus ou moins sur la même longueur d'ondes. De toute façon, ce sont les joueurs qui sont chargés de l'application des consignes. L'orientation d'une rencontre, c'est eux qui en décident. J'ai insisté pour qu'on défende bien en zone, de manière à tenir l'adversaire à distance respectable de nos 16 mètres. Et j'ai titularisé trois autres joueurs dans l'axe. Non, avec moi il aurait de toute façon joué, soit dans l'entrejeu, soit à l'arrière. C'est un garçon dont on peut difficilement se priver car personne, dans le noyau, ne recèle autant de qualités que lui : puissance, vitesse, conduite de balle. Il est simplement friable mentalement et doit croire davantage en ses qualités. Je l'ai mis à cette place car je me doutais que le Beerschot se contenterait d'un point chez nous et qu'il y aurait peu d'espace devant le goal. En le postant au centre de la division offensive, je spéculais sur une bonne conservation du ballon de sa part, afin que nos médians puissent opérer la jonction. Ce qui s'est bel et bien produit. En raison de blessures, il y avait une place à prendre dans le dug-out. Ces derniers temps, mon fils avait livré quelques matches de la meilleure veine. Dans ces conditions, j'estimais qu'il méritait une chance. Je ne dois pas être plus sévère qu'il ne faut avec lui, sous prétexte que je suis entraîneur. Il me ressemble un peu : pas trop rapide, un grand volume de jeu, une bonne vista et un but de temps à autre. Mais il devra encore progresser avant de se faire une place au soleil en D1. PAR CHRISTIAN VANDENABEELE