La sanction fut prise après audition du liquidateur Me Driessen et du repreneur du matricule 1986, Dirk Van Den Boer: ils n'étaient pas en mesure de payer les dettes fédérales. La fédération décida d'arrêter les frais sur-le-champ. Lommel sera donc tombé pour 46.034 euros, une somme dérisoire par rapport au RWDM et Zuid-West.
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La sanction fut prise après audition du liquidateur Me Driessen et du repreneur du matricule 1986, Dirk Van Den Boer: ils n'étaient pas en mesure de payer les dettes fédérales. La fédération décida d'arrêter les frais sur-le-champ. Lommel sera donc tombé pour 46.034 euros, une somme dérisoire par rapport au RWDM et Zuid-West. Cette décision aurait pu être prise beaucoup plus tôt. Lorsque les nouveaux règlements ont été établis ainsi que leurs modalités d'application, on a surtout mis l'accent sur l'aspect financier sans se soucier grandement des conséquences sportives qu'elles engendreraient. Les années précédentes, l'étude d'un dossier de licence pouvait durer des semaines et la décision finale tombait alors que tous les verdicts sportifs étaient connus. Cette année, les choses vont plus vite puisque les clubs ne peuvent plus apporter d'éléments neufs à leur dossier après le 28 février. Fin mars, le couperet tombe et Lommel n'a même pas cru bon d'aller en appel de la décision de la commission. Début avril, le club est certain de recommencer la saison suivante en D3 et est mis en liquidation. Le comité exécutif, sans l'accord du liquidateur, autorise les joueurs à se chercher un autre employeur. FC Liège et Berchem en D3: la commission d'appel des licences a confirmé le refus de la commission de donner le feu vert du foot rémunéré (D2) au FC Liégeois et à Berchem. Sauf coup de théâtre après l'évocation, les deux clubs se retrouveront donc en D3 la saison prochaine. A Berchem, l'arrestation puis la libération sous caution du président Cavatti, accusé de blanchiment d'argent, n'augurait rien de bon pour le club d'autant plus qu'il était interdit au dirigeant d'avoir le moindre contact avec d'autres personnes du club. Le dossier était donc impossible à défendre: dettes à plusieurs administration et constat qu'un joueur étranger n'était nullement en ordre avec la législation (permis de travail). Le FC Liégeois tenta de faire jouer la force majeure car dans deux dossiers, il dit avoir été arnaqué (les deux affaires font l'objet de plaintes auprès du parquet de Liège, section économique). Mais Liège n'était pas en ordre. Pour pouvoir bénéficier d'un nouveau plan d'apurement, il faut que le précédent ait été respecté. (G. Lassoie)