S ilvio Proto, OguchiOnyewu, MichaelKlukowski, ManasehIshiaku et PeterOdemwingie, ses anciens coéquipiers louviérois, se produisent pour des grands clubs. Maâmar Mamouni est au Lierse. Il y a trois ans, il était le meilleur buteur des Loups. " J'ai signé à Gand, où j'ai disputé une bonne première saison. Je m'entendais bien avec Mbark Boussoufa. Il est bourré de ...

S ilvio Proto, OguchiOnyewu, MichaelKlukowski, ManasehIshiaku et PeterOdemwingie, ses anciens coéquipiers louviérois, se produisent pour des grands clubs. Maâmar Mamouni est au Lierse. Il y a trois ans, il était le meilleur buteur des Loups. " J'ai signé à Gand, où j'ai disputé une bonne première saison. Je m'entendais bien avec Mbark Boussoufa. Il est bourré de qualités mais n'est pas le meilleur avec lequel j'aie joué. C'est Patrick Vieira. A seize ans, nous jouions ensemble au FC Tours, en D4 française ". Lors de sa deuxième saison, Georges Leekens lui a préféré Nebosja Pavlovic. " C'est le foot... " Sur le terrain, il est moins fataliste. Son jeu est dur. " Je ne supporte pas la défaite. Le Lierse mène une bataille chaque semaine. Nous sommes techniquement inférieurs et devons exploiter nos atouts physiques. Je suis très engagé mais jamais je n'essaierai de blesser un adversaire. Tant qu'il me respecte, je le respecte aussi et je sais m'incliner devant plus fort ". Respect, un mot-clef pour Mamouni, notamment dans sa foi. " Je suis très croyant mais je n'impose mes croyances à personne ". L'Algérien est un homme de c£ur, comme on l'a remarqué lors de la journée organisée en faveur des handicapés. " Pour ce genre de choses, on peut toujours m'appeler. Je me suis vraiment bien amusé, en plus. Dans mon cercle d'amis, certains ont des problèmes physiques ou mentaux. J'ai proposé, en équipe nationale, que nous versions nos primes à des hôpitaux. L'Algérie est en bonne voie mais ce n'est pas comme ici. Les clubs devraient être obligés de s'occuper d'£uvres caritatives. D'ailleurs, en s'investissant dans de tels projets, on relativise le football. Nous avons la chance d'exercer un métier fabuleux, de vivre sans souci. Nous ne devons nous préoccuper que d'une chose : gagner le match du week-end. Combien de joueurs sans club aimeraient être à notre place ?" Le médian ne relativise pas tout. Il est né en France mais les récits de ses grands-parents sur la guerre d'Algérie l'ont heurté. Lorsqu'il a été convoqué en équipes d'âge françaises, il a refusé, préférant l'Algérie. " Un étranger doit faire davantage ses preuves. J'ai toujours veillé à être le meilleur en équipes d'âge afin que l'entraîneur ne puisse me dédaigner. Les insultes me laissent froid mais il faut combattre le racisme. Pas par des campagnes mais par des sanctions. C'est comme un gosse : il ne comprend pas qu'il agit mal si on ne le punit pas ". JAN-PIETER DE VLIEGER