Au fond, le Club Bruges pourrait très bien disputer son match à Dniepropetrovsk. Cette ville d'un million d'habitants est située sur les rives du Dniepr, la rivière qui coupe l'Ukraine en deux et forme une frontière naturelle entre Est et Ouest. Elle semble paisible. Elle se trouve à 400 kilomètres de Donetsk et à 500 kilomètres de Kiev, où Dniepr Dniepropetrovsk a disputé tous ses matches de Coupe d'Europe jusqu'à présent, à la demande de l'UEFA.
...

Au fond, le Club Bruges pourrait très bien disputer son match à Dniepropetrovsk. Cette ville d'un million d'habitants est située sur les rives du Dniepr, la rivière qui coupe l'Ukraine en deux et forme une frontière naturelle entre Est et Ouest. Elle semble paisible. Elle se trouve à 400 kilomètres de Donetsk et à 500 kilomètres de Kiev, où Dniepr Dniepropetrovsk a disputé tous ses matches de Coupe d'Europe jusqu'à présent, à la demande de l'UEFA. Ces matches se déroulent devant une assistance moyenne de 10.000 personnes, bien maigre dans un stade olympique qui a attiré 67.500 personnes pour le match européen du Dinamo Kiev contre Everton et qui sera encore complet face à la Fiorentina. Dniepro a donc demandé à pouvoir affronter le Club à Lviv, qui possède un stade deux fois plus petit, afin d'améliorer l'ambiance. Le club dispute ses matches de championnat dans son propre stade, devant 10.000 spectateurs en moyenne. Il avait été modernisé pour l'EURO 2012, mais n'avait finalement pas été repris. Les efforts du nouveau gouverneur de la région ont pacifié celle-ci. Il s'agit d'un oligarque de 52 ans, Igor Kolomoiski, propriétaire du club depuis vingt ans. Avec une fortune estimée à 2,4 milliards de dollars, il est un des trois Ukrainiens les plus riches. Kolomoiski, d'origine juive, est propriétaire de PrivatBank, la plus grande banque du pays. Il possède la double nationalité israélienne et ukrainienne. Avant la guerre civile, il faisait don d'une partie de son argent à son club favori tout en gérant son empire depuis la Suisse. Il a emménagé en Ukraine et dirige le club d'une main ferme tout en étant l'homme le plus puissant de la région. Il a résolument choisi le camp du gouvernement ukrainien et il veille à ce que les séparatistes pro-russes ne mettent pas un pied sur ses terres alors que le patron de Donetsk, Rinat Achmetov, s'est retrouvé sous le feu alors même qu'il tentait de rester neutre. Dniepr est resté longtemps en tête cette saison, avant de connaître un passage à vide après la trêve hivernale, comme chaque année. Le titre va donc revenir au Dinamo Kiev. Celui-ci, sous la férule de son nouvel entraîneur, Serhij Rebrov,et d'un adjoint espagnol, n'avait plus eu d'aussi bonne équipe depuis des années, grâce à de nombreux jeunes formés par l'école du club. Dieumerci Mbokani, blessé depuis novembre, vient à peine de retrouver sa place. Dniepr n'a jamais été champion. Il a terminé deux fois deuxième, en 1993 et l'année dernière. La vedette de l'équipe est un produit du cru, l'international et ailier gauche Yevhen Konopljanka.Quand il est dans un bon jour, comme contre l'Ajax, il fait la différence. L'ancien défenseur d'Anderlecht, Ondrej Mazuch, s'est blessé fin janvier mais serait à nouveau disponible dans quelques semaines. PAR GEERT FOUTRÉLe propriétaire du club de Dniepr est un des trois Ukrainiens les plus riches.