De l'avis presque unanime de l'ensemble des directeurs sportifs rencontrés, vous êtes l'avenir du cyclisme wallon. Sacrée pression ?

LOÏC VLIEGEN : C'est un bel hommage, une grosse responsabilité aussi. Cela récompense surtout le travail que j'effectue depuis des années pour en arriver là. Devenir cycliste pro, c'est un paquet de sacrifices. Refuser les sorties avec les copains, surveiller son poids quotidiennement, partir rouler sur des routes humides en rentrant de l'école le soir. Ça n'a pas toujours été facile, mais le contrat pro reçu de la part de BMC il y a deux an...

LOÏC VLIEGEN : C'est un bel hommage, une grosse responsabilité aussi. Cela récompense surtout le travail que j'effectue depuis des années pour en arriver là. Devenir cycliste pro, c'est un paquet de sacrifices. Refuser les sorties avec les copains, surveiller son poids quotidiennement, partir rouler sur des routes humides en rentrant de l'école le soir. Ça n'a pas toujours été facile, mais le contrat pro reçu de la part de BMC il y a deux ans prouve que je ne me suis pas trompé de vocation. VLIEGEN : On se connaissait, sans se connaître bien avant ça, parce que mon père a roulé avec son frère, Christian, à l'époque, et que nous sommes tous les deux liégeois. À force de passer du temps ensemble, je pense que je peux dire que c'est réellement devenu un ami, quelqu'un sur qui je peux compter. Il faut quand même se rendre compte que sur la dernière année écoulée, je pense avoir passé plus de temps avec Philippe qu'avec ma propre copine. Son départ chez Quick-Step va donc créer un gros vide pour moi. VLIEGEN : Après mon hiver compliqué l'an dernier (une opération au coeur suite à une malformation de naissance l'avait empêché d'effectuer une préparation complète, ndlr), j'aspire cette année à pouvoir être présent d'un bout à l'autre de la saison. Je viserai quelques top 10 et, évidemment, les classiques - du Circuit Het Nieuwsblad à Liège-Bastogne-Liège, en passant par Milan-Sanremo mais en faisant l'impasse sur Paris-Roubaix - seront ma priorité. Je n'ai pas peur de frotter et j'ai des bons souvenirs des courses flamandes chez les Espoirs, je ne veux donc pas me focaliser uniquement sur les ardennaises. VLIEGEN : Le Tour, c'est un peu comme l'université du vélo, ça permet d'apprendre beaucoup. Plus jeune, je grimpais pas mal, mais je pense avoir pris trop de muscles pour rivaliser avec des grimpeurs colombiens de 60 kilos (rire). Il n'empêche que je rêve évidemment du Tour de France, mais les places sont chères à BMC pour encadrer Richie Porte et Tejay Van Garderen. Il faut des coureurs costauds, capables de rouler devant, de prendre le vent, ce n'est pas donné à tout le monde. On verra en fonction de la forme du moment, mais c'est plus probable que je disputerai la Vuelta en fin de saison.