Loïc Remy Physique

Avec ses 1m84 et 76kg, Loïc Remy présente un gabarit intéressant pour un attaquant de pointe. Cette stature lui permet non seulement d'avoir une bonne vitesse de course mais aussi de s'engager, sans retenue, dans les duels aussi bien au sol qu'aériens. Sa vitesse sur les premiers mètres est plus que valable et s'appuie autant sur ses qualités intrinsèques que son envie de faire mal quand il accélère.
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Avec ses 1m84 et 76kg, Loïc Remy présente un gabarit intéressant pour un attaquant de pointe. Cette stature lui permet non seulement d'avoir une bonne vitesse de course mais aussi de s'engager, sans retenue, dans les duels aussi bien au sol qu'aériens. Sa vitesse sur les premiers mètres est plus que valable et s'appuie autant sur ses qualités intrinsèques que son envie de faire mal quand il accélère. Le Bleu possède une conduite de balle très fluide et, bien que droitier, ses enchaînements pied droit-pied gauche sont parfaitement exécutés. Dans les petits espaces, ses crochets courts ne sont pas dévastateurs et il doit bénéficier d'un peu d'espace pour que son coup de rein soit efficace. Dans les frappes, il est précis mais la puissance du cou-de-pied n'est pas sa qualité première. Le n° 11 de l'Olympique de Marseille peut évoluer à tous les postes offensifs et surtout comme ailier droit et avant-centre (où il monopolise les 2 défenseurs axiaux même quand il évolue seul dans l'axe). Il peut aussi changer de place pendant le match, comme ce fut le cas mardi dernier lors de la montée de Kevin Gameiro contre la Bosnie-Herzégovine. Il a alors glissé à droite. C'est un joueur qui adore appeler le ballon en profondeur à la limite du hors-jeu. A 24 ans, l'ancien joueur de Lyon, Lens et Nice a déjà pas mal bourlingué. A l'OL, on ne lui faisait pas trop confiance mais il a rebondi et s'est toujours adapté à son nouvel environnement, ce qui démontre un caractère fort. En match, il ne rechigne jamais à s'engager à 100 % et son travail défensif est correct, même quand il évolue sur le flanc. Son attitude est globalement très positive. En inscrivant en moyenne 1 but tous les 2,5 matches, le protégé de la Desch' peut être considéré comme un véritable buteur, d'autant plus qu'il n'évolue pas toujours comme attaquant de pointe axial. De son poste d'ailier, il rentre vers le but pour se montrer dangereux dans les 16 mètres. Quand le débordement se fait sur l'autre flanc, il est très vite au point de penalty ou au deuxième piquet pour conclure. Sur phases arrêtées, il est constamment à l'affût d'un ballon qui traîne. Derrière Pato du Milan AC, Theo Walcott fait partie des joueurs les plus rapides de la planète. Son explosivité et sa vitesse sur les longues courses sont dévastatrices grâce à une musculature des jambes bien développée. Avec un mètre 75 pour 70 kilos, il ne fait pas partie des plus costauds mais il ne rechigne pas aux duels. Sa formation en Angleterre (Southampton puis Arsenal ) l'aide naturellement à se montrer efficace dans ce domaine. Le 14 des Gunners ne fait pas partie de la crème des techniciens : il maîtrise toutes les bases techniques inhérentes à un attaquant de haut niveau mais ses dribbles et enchaînements s'appuient davantage sur la vitesse que la virtuosité. Sa frappe de balle est de bon niveau, principalement du pied droit, et ses centres sont exécutés avec force et précision, même quand il déboule en pleine course sur son flanc. L'international anglais peut évoluer à tous les postes offensifs dans n'importe quel système mais c'est sur le côté droit dans un 4-2-3-1 qu'il se sent le plus à l'aise. Il peut y bénéficier de suffisamment d'espaces pour mettre sa pointe de vitesse en valeur. Même s'il adore la confrontation physique avec son adversaire direct, il est moins à son affaire dans l'axe car le jeu est plus fermé et il éprouve plus de difficultés à évoluer dos au but. Il a besoin de venir de loin pour faire mal ! Ses nombreux records de précocité démontrent, en dehors de ses qualités intrinsèques, une grande maturité. A 22 ans et plus de 200 matches de Premier League à son compteur, il présente non seulement une belle expérience mais aussi une grande marge de progression. Sa force mentale lui a permis de maîtriser la concurrence, donnée on ne peut plus présente dans les clubs de foot du top niveau mondial. Le coéquipier de Thomas Vermaelen marque une fois tous les 5-6 matches et n'est donc pas un vrai buteur. Sa position sur le flanc l'empêche de se montrer fréquemment en zone de finition axiale. Il est donc plus un préparateur qu'un finisseur mais dans les situations de contre-attaque, il est attiré vers le but et profite de sa vitesse en conduite de balle. NÉ EN 1963, ÉTIENNE DELANGRE JOUA COMME DÉFENSEUR AU STANDARD DE 1981 À 1992 (267M EN D1 ET 6B, CHAMPION EN 82 ET 83). EX-CHARGÉ DE COURS À L'ÉCOLE DU HEYSEL, IL COACHA DE LA P1 À LA D1 (CHARLEROI). PAR ÉTIENNE DELANGRE