TACTIQUE

Ce n'est plus le football heavy metal. Le Liverpool de Jürgen Klopp était plus contrôlé, plus maîtrisé, la saison dernière. Un peu moins spectaculaire, aussi, mais plus solide en défense. C'est différent cette saison. Klopp a d'abord nié avoir un problème défensif, mais la raclée essuyée à Villa (7-2 ! ) a donné rai...

Ce n'est plus le football heavy metal. Le Liverpool de Jürgen Klopp était plus contrôlé, plus maîtrisé, la saison dernière. Un peu moins spectaculaire, aussi, mais plus solide en défense. C'est différent cette saison. Klopp a d'abord nié avoir un problème défensif, mais la raclée essuyée à Villa (7-2 ! ) a donné raison à ses détracteurs. Joe Gomez, qui a été le partenaire de Virgil van Dijk à trois reprises, a essuyé le gros des critiques. Liverpool aligne deux des meilleurs backs offensifs du monde, Alexander-Arnold et Robertson, ce qui constitue un danger à la transition, surtout quand Liverpool oublie de harceler le porteur du ballon. C'est normalement une des spécialités des deux lignes les plus avancées, mais ça ne leur réussit pas toujours et dans ce cas, elles laissent des espaces. L'équipe de base n'a guère changé pendant le mercato. Thiago, transféré du Bayern, n'a pas encore été titularisé cette saison et il a récemment été contaminé par le coronavirus. Devant, Diogo Jota constitue une option intéressante.On met souvent des vedettes en exergue. Pour une fois, parlons d'un travailleur (très doué). Transféré de Sunderland en 2011, Jordan Henderson s'est longtemps heurté aux doutes de ses managers, Dalglish et Rodgers, des supporters, de la direction et même de ses coéquipiers. Il a failli rejoindre Fulham et Sir Alex a douté ouvertement de ses aptitudes. Il faut dire qu'il devait combler le vide laissé par Steven Gerrard. Après quasiment dix ans de combat, il a fait taire tout ce beau monde. Il est capitaine, il a gagné le titre et la Ligue des Champions.