Quand on rencontra Scholl vendredi dernier à 15 heures (jour du match!), sur un radeau fixe flottant sur la Méditerranée à une bonne centaine de mètres d'une des plages monégasques, on savait que le Bayern ne prendrait pas la finale de Supercoupe d'Europe contre Liverpool totalement au sérieux. Pourtant, l'affiche de la traditionnelle rencontre dans le très joli stade Louis II entre le vainqueur ...

Quand on rencontra Scholl vendredi dernier à 15 heures (jour du match!), sur un radeau fixe flottant sur la Méditerranée à une bonne centaine de mètres d'une des plages monégasques, on savait que le Bayern ne prendrait pas la finale de Supercoupe d'Europe contre Liverpool totalement au sérieux. Pourtant, l'affiche de la traditionnelle rencontre dans le très joli stade Louis II entre le vainqueur de la Ligue des Champions et de la Coupe de l'UEFA avait de la gueule. Mais le Bayern jouait sans axe fort: outre son dribbleur-créateur déroutant Scholl, Hitzfeld (élu meilleur entraîneur du continent) avait décidé de ne pas aligner Effenberg (élu meilleur joueur du continent par l'UEFA la veille) et son défenseur colosse Kuffour. Liverpool était au complet. Il n'y a pas eu de match pendant une cinquantaine de minutes, le temps pour les Reds de mener 0-3 grâce à des buts de Riise (le Danois qui vient de quitter Monaco) à la 23e, de Heskey à la 44e et Owen à la 46e. Le Bayern trouva alors qu'une petite villégiature monégasque ne valait pas le peine de se faire humilier et redressa la tête grâce à des buts de Salihamidzic à la 56e et de Jancker qui poussa quelques joueurs et le ballon dans le but de Westerveld neuf minutes avant la fin. 2-3, c'était plus acceptable pour les Bavarois, mais les Anglais accueillirent cette Supercoupe comme la dernière preuve de leur retour parmi le super top européen. Il est vrai que l'équipe de Gérard Houllier accumule les distinctions depuis six mois à commencer par la Coupe de la League, la FA Cup, la Coupe de l'UEFA évidemment, le Charity Shield et maintenant ceci. Les Reds reviennent de loin, ils avaient remporté ce trophée en battant Hambourg (1-1 et 6-0) en 1977, avaient été battus l'année suivante par Anderlecht (1-3 et 2-1) et par la Juve (sur un match) en 1985 (0-2) à Turin. Depuis: nothing. Les autres nominés: Kahn (meilleur gardien), Ayala (meilleur défenseur), Mendieta (meilleur médian) et Raul (meilleur attaquant). Ont également été primés: Thuram pour sa lutte contre le racisme et Seedorf pour la construction d'un stade au Surinam. (J. Baete)