Toute conversation au sujet de Jordan Henderson, international anglais à 55 reprises, est assortie de " si " et de " mais ". C'est que le médian défensif suscite autant l'admiration que le doute. Bien sûr, Hendo travaille sans relâche pour endiguer les attaques adverses mais son bagage technique n'est pas très étoffé et le capitaine devrait créer da...

Toute conversation au sujet de Jordan Henderson, international anglais à 55 reprises, est assortie de " si " et de " mais ". C'est que le médian défensif suscite autant l'admiration que le doute. Bien sûr, Hendo travaille sans relâche pour endiguer les attaques adverses mais son bagage technique n'est pas très étoffé et le capitaine devrait créer davantage d'occasions de but. " Des questions quant à mes aptitudes de footballeur ? ", a déclaré Henderson durant une interview à Talksport. " On m'en pose chaque semaine. " Heureusement, il bénéficie du soutien inconditionnel de Jürgen Klopp depuis son intronisation en automne 2015. Il a posté des médians coûteux aux côtés d'Henderson, parmi lesquels Georginio Wijnaldum, Alex Oxlade-Chamberlain, Naby Keïta et Fabinho. " Mais faites le compte de ses matches ", avance l'Allemand. " Je pense que mon opinion sur ce qu'il apporte à l'équipe est très claire. " Des ouvriers comme Henderson et James Milner (33 ans) tranchent évidemment par rapport à des avants de race comme Sadio Mané, Roberto Firmino et Mohamed Salah ou des talents tels que Trent Alexander-Arnold et Andrew Robertson. Mais en plus de leur force dans les duels, les deux hommes ont un brillant jeu de position et font preuve d'une grande intelligence tactique, précieuse dans le pressing exigé par le manager. " Ce sont les grands entraîneurs qui forment les grands joueurs ", déclare Ralf Rangnick (ex-Leipzig). " Avant l'arrivée de Klopp, ils étaient des footballeurs moyens en Angleterre. Voyez où ils en sont maintenant. " " Jordan est généreux. Il se préoccupe des autres ", a écrit la légende du club, Steven Gerrard, maintenant manager des Rangers FC, dans le billet qu'il rédige pour The Times. Sans " si " ni " mais ", donc.