Jeudi dernier, Gérard Houllier a affronté une formation française en Coupe d'Europe: Auxerre. C'est une première pour le Français de Liverpool. Il s'est imposé en Bourgogne, par le plus petit écart. Cette victoire est bienvenue car les Reds vivent une saison pénible. Liverpool joue de manière trop calcu...

Jeudi dernier, Gérard Houllier a affronté une formation française en Coupe d'Europe: Auxerre. C'est une première pour le Français de Liverpool. Il s'est imposé en Bourgogne, par le plus petit écart. Cette victoire est bienvenue car les Reds vivent une saison pénible. Liverpool joue de manière trop calculatrice, avec trop d'hommes derrière le ballon, à mille lieues de la tradition du club. Loué il y a deux saisons, quand il avait remporté les trois coupes, Houllier est critiqué. Mais à l'époque, sur le banc, on trouvait McAllister, Smicer, Barmby, Heskey et Fowler. L'équipe a un problème si elle ne parvient pas à faire la différence immédiatement. Bref, ce noyau de 150 millions d'euros n'a pas assez de talent. La presse n'en retient que 12: Dudek (qui n'a pourtant retrouvé sa place que grâce à la blessure aux ligaments croisés de Kirkland), Carragher, Henchoz, Hyypia, Riise; Murphy, Gerrard, Hamann, Diao; Heskey, Owen et Baros. . Pourtant, en coulisses, il y a du beau monde. Mais Vladimir Smicer, international tchèque, est irrégulier, Bruno Cheyrou n'a pas convaincu et on reproche au Sénégalais Diouf, pourtant brillant au Mondial, de se lancer dans des rushes aveugles. Babbel et Berger sont souvent blessés, Igor Biscan et Djimi Traore sont des achats ratés, comme Diomede et AbelXavier, déjà renvoyés. Il semble que ce soit surtout l'axe de l'entrejeu qui manque de créativité. Liverpool n'a pas su remplacer McAllister ni Litmanen, lequel n'avait pourtant pas vraiment émergé. Houllier ne manque pas de rappeler que Bergkamp, Juninho ou Pires n'avaient éclaté que durant leur deuxième saison en Angleterre et qu'il ne faut donc pas condamner trop vite Cheyrou et Diouf. (P. T'Kint)