Rik De Nolf : " Au début des années '70, il n'y avait ni magazine politique, ni revue économique, ni magazine sportif dans notre pays. Nous avons, à l'époque, voulu combler ce vide. Aux Etats-Unis, nous nous sommes aperçus que Newsweek, Business Week et Sports Illustrated suivaient tous les trois la même ligne de conduite, et avaient aussi la même présentation, le même format, le même lay-out et la même approche journalistique. Ce fut pour nous, une source d'inspiration. La politique, l'économie mais aussi le sport, étaient couverts avec un grand sérieux. Avec un contenu cohérent. En fait, c'était un modèle.

La digitalisation offre davantage de possibilités." Rik De Nolf

Nous devions donc trouver notre place rapidement, d'une manière réfléchie. Tout compte fait, la situation, chez nous, n'était pas comparable à ce qu'elle était outre-Atlantique. Aux Etats-Unis, il y a plusieurs centaines de millions de lecteurs potentiels, qui parlent tous la même langue. Nous, nous sommes 11 millions, et nous parlons deux langues différentes, et même trois si l'on y ajoute les germanophones.

En 1971, nous avons lancé Knack, suivi plus tard par Le Vif. Sont ensuite arrivés Trends et Trends/Tendances. Puis, Sport Magazine, d'abord dans sa version néerlandaise, puis dans sa version française. Notre ambition a toujours été de proposer des produits nationaux, de façon très conséquente. Nous avons lancé Sport Magazine en mars 1980. Nous voulions être sûrs qu'il soit soutenu. Un magazine en pleine santé doit pouvoir se tenir sur ses deux jambes : le marché des lecteurs et le marché de la publicité. "

" Trouver la bonne formule et le bon équilibre "

" Les trois magazines américains avaient énormément d'abonnés et de revenus publicitaires. Aux Etats-Unis, le sport est un canal qui est tout aussi important que les informations générales, il est soutenu par des campagnes tout aussi importantes. C'est sans doute dû à l'état d'esprit commercial des Américains. Mais, après neuf années de Knack, nous savions comment attirer des abonnés. Il fallait utiliser les instruments adéquats.

Lorsque Sport Magazine a été lancé, il n'existait aucun magazine d'information sportive en Belgique. Il y avait bien Sport '70, qui était publié par la S.A. Hoste, le groupe du journal Het Laatste Nieuws ( aujourd'hui DPG Media, Ndlr) Mais il se basait davantage sur les photos, avec un contenu journalistique très différent. Au début, nous avons essayé à peu près toutes les formules. D'abord un bi-mensuel, puis un hebdomadaire, et même un mensuel pendant un certain temps.

Rik De Nolf : " Les gens sont prêts à payer le juste prix si on leur propose de la qualité. ", BELGAIMAGE
Rik De Nolf : " Les gens sont prêts à payer le juste prix si on leur propose de la qualité. " © BELGAIMAGE

Il fallait surtout trouver le bon équilibre. Au début, nous nous sommes attachés à produire un magazine omnisports, pour apporter de la variation, avec des sujets très vastes. Mais en Belgique, le lecteur est surtout intéressé par le football. Plus il y avait de football, mieux le magazine se vendait. Entre-temps, nous avions déjà fusionné avec Sport '70 que nous avons, plus tard, entièrement repris dans notre portefeuille. Et encore plus tard, nous avons également repris Foot Magazine - à l'époque un mensuel - des Editions Rossel. A un moment donné, Foot Magazine et Sport Magazine ont coexisté : l'un paraissait le mercredi, l'autre le jeudi.

" Le magazine actuel est un modèle de stabilité "

" Le magazine actuel existe depuis 2000. C'est un modèle de stabilité. Pour un magazine, il est indispensable de paraître de façon hebdomadaire et de conserver un lien avec l'actualité. Et d'offrir chaque semaine une certaine quantité de lecture. Suite à la digitalisaton, les médias ont énormément évolué et le site internet est devenu de plus en plus important.

Il offre de nouvelles possibilités. Un rendez-vous quotidien sur internet et, une fois par semaine, de la lecture avec des reportages fouillés, des analyses en profondeur et de longues interviews, de belles photos, un grand confort de lecture, c'est l'avenir.

Dans les journaux également, on constate que les abonnements hybrides sont d'actualité. Les nouvelles sont dévoilées online au quotidien, le journal devient moins important au fil de la semaine, et un journal du week-end est proposé en combinaison avec le site. Cela explique que la différence entre un quotidien, selon l'ancienne formule, et un magazine hebdomadaire, se soit atténuée.

Avec Sport/Foot Magazine également, nous informons nos lecteurs au quotidien. Pour la rédaction, c'est devenu une routine : sauter à pieds joints sur l'actualité. Plus il y a de brèves infos, plus il y a de signaux. Ensuite, il y a le magazine du mercredi, dans lequel nous approfondissons l'actualité. Lire Sport/Foot Magazine, c'est profiter chaque semaine d'un moment de qualité. "

" La qualité a toujours été au centre de nos préoccupations "

" Notre produit résiste, même en cette période où le nombre de points de vente diminue et où les gens se rendent de moins en moins souvent chez leur libraire. Mais, précisément grâce à ces évolutions, nous avons plus de moyens pour offrir de la qualité, pour proposer des histoires intéressantes parfaitement illustrées et présentées. Et, chaque semaine également, des statistiques que l'on trouve toujours au même endroit dans le magazine, d'une manière très lisible. C'est un avantage. Car, si l'on veut rechercher ces résultats sur internet, on y passe facilement quelques heures.

Nous mettons l'accent sur le football, mais en dehors du ballon rond, nous prêtons également attention aux principaux événements des autres sports. Lorsqu'on assiste aux exploits des sports d'équipe - hockey, volley et basket - ce sont des articles qui intéressent l'amateur de football également. En plus du magazine traditionnel, nous proposons aussi une série de numéros spéciaux tout au long de l'année. Nous voulons garder un certain rythme. Ce sont des revues qui sont lues de la première à la dernière lettre, et qui sont soigneusement conservées. Cela démontre que les gens sont prêts à payer le juste prix si on leur propose de la qualité. Et cette qualité a toujours été au centre de nos préoccupations. C'était le cas hier et ce l'est encore aujourd'hui."

Rik De Nolf : " Au début des années '70, il n'y avait ni magazine politique, ni revue économique, ni magazine sportif dans notre pays. Nous avons, à l'époque, voulu combler ce vide. Aux Etats-Unis, nous nous sommes aperçus que Newsweek, Business Week et Sports Illustrated suivaient tous les trois la même ligne de conduite, et avaient aussi la même présentation, le même format, le même lay-out et la même approche journalistique. Ce fut pour nous, une source d'inspiration. La politique, l'économie mais aussi le sport, étaient couverts avec un grand sérieux. Avec un contenu cohérent. En fait, c'était un modèle. Nous devions donc trouver notre place rapidement, d'une manière réfléchie. Tout compte fait, la situation, chez nous, n'était pas comparable à ce qu'elle était outre-Atlantique. Aux Etats-Unis, il y a plusieurs centaines de millions de lecteurs potentiels, qui parlent tous la même langue. Nous, nous sommes 11 millions, et nous parlons deux langues différentes, et même trois si l'on y ajoute les germanophones. En 1971, nous avons lancé Knack, suivi plus tard par Le Vif. Sont ensuite arrivés Trends et Trends/Tendances. Puis, Sport Magazine, d'abord dans sa version néerlandaise, puis dans sa version française. Notre ambition a toujours été de proposer des produits nationaux, de façon très conséquente. Nous avons lancé Sport Magazine en mars 1980. Nous voulions être sûrs qu'il soit soutenu. Un magazine en pleine santé doit pouvoir se tenir sur ses deux jambes : le marché des lecteurs et le marché de la publicité. " " Les trois magazines américains avaient énormément d'abonnés et de revenus publicitaires. Aux Etats-Unis, le sport est un canal qui est tout aussi important que les informations générales, il est soutenu par des campagnes tout aussi importantes. C'est sans doute dû à l'état d'esprit commercial des Américains. Mais, après neuf années de Knack, nous savions comment attirer des abonnés. Il fallait utiliser les instruments adéquats. Lorsque Sport Magazine a été lancé, il n'existait aucun magazine d'information sportive en Belgique. Il y avait bien Sport '70, qui était publié par la S.A. Hoste, le groupe du journal Het Laatste Nieuws ( aujourd'hui DPG Media, Ndlr) Mais il se basait davantage sur les photos, avec un contenu journalistique très différent. Au début, nous avons essayé à peu près toutes les formules. D'abord un bi-mensuel, puis un hebdomadaire, et même un mensuel pendant un certain temps. Il fallait surtout trouver le bon équilibre. Au début, nous nous sommes attachés à produire un magazine omnisports, pour apporter de la variation, avec des sujets très vastes. Mais en Belgique, le lecteur est surtout intéressé par le football. Plus il y avait de football, mieux le magazine se vendait. Entre-temps, nous avions déjà fusionné avec Sport '70 que nous avons, plus tard, entièrement repris dans notre portefeuille. Et encore plus tard, nous avons également repris Foot Magazine - à l'époque un mensuel - des Editions Rossel. A un moment donné, Foot Magazine et Sport Magazine ont coexisté : l'un paraissait le mercredi, l'autre le jeudi. " Le magazine actuel existe depuis 2000. C'est un modèle de stabilité. Pour un magazine, il est indispensable de paraître de façon hebdomadaire et de conserver un lien avec l'actualité. Et d'offrir chaque semaine une certaine quantité de lecture. Suite à la digitalisaton, les médias ont énormément évolué et le site internet est devenu de plus en plus important. Il offre de nouvelles possibilités. Un rendez-vous quotidien sur internet et, une fois par semaine, de la lecture avec des reportages fouillés, des analyses en profondeur et de longues interviews, de belles photos, un grand confort de lecture, c'est l'avenir. Dans les journaux également, on constate que les abonnements hybrides sont d'actualité. Les nouvelles sont dévoilées online au quotidien, le journal devient moins important au fil de la semaine, et un journal du week-end est proposé en combinaison avec le site. Cela explique que la différence entre un quotidien, selon l'ancienne formule, et un magazine hebdomadaire, se soit atténuée. Avec Sport/Foot Magazine également, nous informons nos lecteurs au quotidien. Pour la rédaction, c'est devenu une routine : sauter à pieds joints sur l'actualité. Plus il y a de brèves infos, plus il y a de signaux. Ensuite, il y a le magazine du mercredi, dans lequel nous approfondissons l'actualité. Lire Sport/Foot Magazine, c'est profiter chaque semaine d'un moment de qualité. " " Notre produit résiste, même en cette période où le nombre de points de vente diminue et où les gens se rendent de moins en moins souvent chez leur libraire. Mais, précisément grâce à ces évolutions, nous avons plus de moyens pour offrir de la qualité, pour proposer des histoires intéressantes parfaitement illustrées et présentées. Et, chaque semaine également, des statistiques que l'on trouve toujours au même endroit dans le magazine, d'une manière très lisible. C'est un avantage. Car, si l'on veut rechercher ces résultats sur internet, on y passe facilement quelques heures. Nous mettons l'accent sur le football, mais en dehors du ballon rond, nous prêtons également attention aux principaux événements des autres sports. Lorsqu'on assiste aux exploits des sports d'équipe - hockey, volley et basket - ce sont des articles qui intéressent l'amateur de football également. En plus du magazine traditionnel, nous proposons aussi une série de numéros spéciaux tout au long de l'année. Nous voulons garder un certain rythme. Ce sont des revues qui sont lues de la première à la dernière lettre, et qui sont soigneusement conservées. Cela démontre que les gens sont prêts à payer le juste prix si on leur propose de la qualité. Et cette qualité a toujours été au centre de nos préoccupations. C'était le cas hier et ce l'est encore aujourd'hui."