MARSEILLE EN MODE CRISE. L'élimination en Coupe de France face à Quévilly, club de National (l'équivalent de la D3), 3-2, a plongé l'OM dans une des pires crises de son histoire. Malgré la qualification pour les quarts de finale de Ligue des Champions, l'OM restait, avant son match nul face à Nice (1-1), toutes compétitions confondues sur sept défaites d'affilée. Et c'est la première fois depuis la création d'un championnat pro (1932-1933) que Marseille connaît pareille série qui, paradoxe, fait suite à une série de 16 rencontres sans défaite ! Depuis le 26 février, l'OM reste sur une moyenne de 0,75 but inscrit par match alors qu'il a affronté Brest (16e), Toulouse (4e), Evian (10e), Ajaccio (15e) et Dijon (12e), ainsi que l'Inter et Quévilly. Pas du lourd donc ! Difficile de cerner la cause de cette chute vertigineuse mais l'OM n'a pu aligner Loïc Rémy et Mathieu Valbuena, moteurs de cette équipe, qu'au compte-gouttes. Mais derrière les coups d'éclat de ses individualités (auxquelles il faut ajouter André Ayew et Steve Mandanda), l'OM masque une carence de jeu et de collectif. Didier Deschamps, soutenu par le président, est fragilisé par ses résultats. S'il devrait certainement finir la saison, la passe actuelle pourrait le conduire à quitter le club en juin prochain.

SURPRISE EN COUPE. Outre l'élimination de Marseille, la Coupe de France a également accouché de celles de Montpellier, sorti par un autre club de National, le Gazélec Ajaccio (1-0) et du PSG, éliminé par un grand Lyon (1-3), qui, après la finale de la Coupe de la Ligue, atteint donc les demi-finales de la Coupe de France. Le quatrième demi-finaliste se nomme Rennes qui a sorti Valenciennes (1-3).

ANCELOTTI TOUJOURS À LA RECHERCHE DE L'ÉQUILIBRE. Guetté comme personne par les médias qui n'ont toujours pas digéré l'éviction d' Antoine Kombouaré, Carlo Ancelotti n'a pas encore réussi à imprimer sa patte sur le PSG. S'il a apporté des méthodes plus professionnelles, notamment au niveau des entraînements et du suivi des joueurs, l'Italien présente actuellement un moins bon bilan en L1 que son prédécesseur qui avait pris 63 % des points (pour 55 % à Ancelotti). S'il a réussi un coaching gagnant à plusieurs reprises (contre Lyon, Caen ou Montpellier), il n'a pas encore amélioré le fonds de jeu de sa formation.

INDICE UEFA EN BERNE. Les dirigeants français se sont réunis la semaine dernière pour trouver des solutions et améliorer le niveau des clubs français. La France a en effet perdu une place à l'indice UEFA (au profit du Portugal) et certains veulent revoir la formule du championnat (réduction à 18, deux descendants au lieu de trois, suppression de la trêve hivernale). Leonardo a critiqué le manque de professionnalisme des clubs français et a affirmé qu'il manquait une réelle culture de la gagne.

28,1

Dix clubs français ont clôturé l'exercice comptable 2011 en déficit. Lyon porte le bonnet d'âne avec 28,1 millions d'euros de pertes, devant Marseille (14,67), qui sera renfloué par sa bonne campagne européenne, et Lille (5,9).

TOP

Sans lui, les champions en titre seraient sans doute une équipe de milieu de classement. Avec lui, le LOSC peut encore rêver de Ligue des Champions après sa victoire à Evian (0-3). Eden Hazard est tout simplement stratosphérique ces dernières semaines. Cette saison, ses statistiques se montent à 13 buts et 10 passes décisives.

FLOP

Il y a deux semai-nes, ils pouvaient encore rêver de la Ligue des Champions mais les Verts de Christophe Galtier manquent de poids face aux cadors. Cette saison, Saint-Etienne a battu très peu d'équipes du top et vient de perdre successivement à Lyon et face à Montpellier.

STÉPHANE VANDE VELDE

" La formation ? C'est la prime aux grands costauds. C'est un conditionnement : tais-toi et cours, tu n'as pas besoin de penser. "

Jérôme Leroy, médian d'Evian

MARSEILLE EN MODE CRISE. L'élimination en Coupe de France face à Quévilly, club de National (l'équivalent de la D3), 3-2, a plongé l'OM dans une des pires crises de son histoire. Malgré la qualification pour les quarts de finale de Ligue des Champions, l'OM restait, avant son match nul face à Nice (1-1), toutes compétitions confondues sur sept défaites d'affilée. Et c'est la première fois depuis la création d'un championnat pro (1932-1933) que Marseille connaît pareille série qui, paradoxe, fait suite à une série de 16 rencontres sans défaite ! Depuis le 26 février, l'OM reste sur une moyenne de 0,75 but inscrit par match alors qu'il a affronté Brest (16e), Toulouse (4e), Evian (10e), Ajaccio (15e) et Dijon (12e), ainsi que l'Inter et Quévilly. Pas du lourd donc ! Difficile de cerner la cause de cette chute vertigineuse mais l'OM n'a pu aligner Loïc Rémy et Mathieu Valbuena, moteurs de cette équipe, qu'au compte-gouttes. Mais derrière les coups d'éclat de ses individualités (auxquelles il faut ajouter André Ayew et Steve Mandanda), l'OM masque une carence de jeu et de collectif. Didier Deschamps, soutenu par le président, est fragilisé par ses résultats. S'il devrait certainement finir la saison, la passe actuelle pourrait le conduire à quitter le club en juin prochain. SURPRISE EN COUPE. Outre l'élimination de Marseille, la Coupe de France a également accouché de celles de Montpellier, sorti par un autre club de National, le Gazélec Ajaccio (1-0) et du PSG, éliminé par un grand Lyon (1-3), qui, après la finale de la Coupe de la Ligue, atteint donc les demi-finales de la Coupe de France. Le quatrième demi-finaliste se nomme Rennes qui a sorti Valenciennes (1-3). ANCELOTTI TOUJOURS À LA RECHERCHE DE L'ÉQUILIBRE. Guetté comme personne par les médias qui n'ont toujours pas digéré l'éviction d' Antoine Kombouaré, Carlo Ancelotti n'a pas encore réussi à imprimer sa patte sur le PSG. S'il a apporté des méthodes plus professionnelles, notamment au niveau des entraînements et du suivi des joueurs, l'Italien présente actuellement un moins bon bilan en L1 que son prédécesseur qui avait pris 63 % des points (pour 55 % à Ancelotti). S'il a réussi un coaching gagnant à plusieurs reprises (contre Lyon, Caen ou Montpellier), il n'a pas encore amélioré le fonds de jeu de sa formation. INDICE UEFA EN BERNE. Les dirigeants français se sont réunis la semaine dernière pour trouver des solutions et améliorer le niveau des clubs français. La France a en effet perdu une place à l'indice UEFA (au profit du Portugal) et certains veulent revoir la formule du championnat (réduction à 18, deux descendants au lieu de trois, suppression de la trêve hivernale). Leonardo a critiqué le manque de professionnalisme des clubs français et a affirmé qu'il manquait une réelle culture de la gagne. Dix clubs français ont clôturé l'exercice comptable 2011 en déficit. Lyon porte le bonnet d'âne avec 28,1 millions d'euros de pertes, devant Marseille (14,67), qui sera renfloué par sa bonne campagne européenne, et Lille (5,9). Sans lui, les champions en titre seraient sans doute une équipe de milieu de classement. Avec lui, le LOSC peut encore rêver de Ligue des Champions après sa victoire à Evian (0-3). Eden Hazard est tout simplement stratosphérique ces dernières semaines. Cette saison, ses statistiques se montent à 13 buts et 10 passes décisives. Il y a deux semai-nes, ils pouvaient encore rêver de la Ligue des Champions mais les Verts de Christophe Galtier manquent de poids face aux cadors. Cette saison, Saint-Etienne a battu très peu d'équipes du top et vient de perdre successivement à Lyon et face à Montpellier. STÉPHANE VANDE VELDE" La formation ? C'est la prime aux grands costauds. C'est un conditionnement : tais-toi et cours, tu n'as pas besoin de penser. "Jérôme Leroy, médian d'Evian