A Awans (Ans), où il réside, il relance, enthousiaste, sa société de vente de maisons clef sur porte, Multihome, en la rebaptisant Maisons Dewalque: "C'est la première fois que je miserai vraiment sur mon nom; une de mes filles et mon épouse la dirigent". Il y a quelques années, une comparution en justice, lui empoisonna la vie. Aujourd'hui il en parle avec sérénité: "Un malentendu. Pour l'installation du chauffage dans ma nouvelle maison, j'avais signé deux chèques en spécifiant de ne les toucher qu'un peu plus tard et ils ont été présentés directement à la banque. Alors malgré le retrait de la plainte et le versement de la somme, le parquet de Hasselt a voulu me poursuivre et m'a condamné avec sursis. J'ai l'impression qu'on ne m'a pas raté... Pour raisons communautaires? Limbourgeois, j'ai toujours marqué ma préférence pour Liège, une ville dont je ne sais pas me passer. Je ne cache pas non plus mon amitié pour José Happart. Il n'est pas anti-flamand, simplement il veut que les Wallons bougent".
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A Awans (Ans), où il réside, il relance, enthousiaste, sa société de vente de maisons clef sur porte, Multihome, en la rebaptisant Maisons Dewalque: "C'est la première fois que je miserai vraiment sur mon nom; une de mes filles et mon épouse la dirigent". Il y a quelques années, une comparution en justice, lui empoisonna la vie. Aujourd'hui il en parle avec sérénité: "Un malentendu. Pour l'installation du chauffage dans ma nouvelle maison, j'avais signé deux chèques en spécifiant de ne les toucher qu'un peu plus tard et ils ont été présentés directement à la banque. Alors malgré le retrait de la plainte et le versement de la somme, le parquet de Hasselt a voulu me poursuivre et m'a condamné avec sursis. J'ai l'impression qu'on ne m'a pas raté... Pour raisons communautaires? Limbourgeois, j'ai toujours marqué ma préférence pour Liège, une ville dont je ne sais pas me passer. Je ne cache pas non plus mon amitié pour José Happart. Il n'est pas anti-flamand, simplement il veut que les Wallons bougent". Nico est né à Zichen-Zussen-Bolder (Riemst) dont le père Dewalque fut le bourgmestre jusqu'à sa mort en 88. Nico, affilié au club local, en 3e Provinciale, y fut répéré par Pol Anoul: "Là, se joue un fait essentiel de ma carrière; Anoul voulait me voir en action contre les Juniors du Standard, mais cinq jours avant ce match, à Spouwen, je portais un plâtre sur un orteil cassé. Pas question de louper cette chance, j'ai coupé le plâtre avec une paire de ciseaux, et joué le match. Peu après, j'étais convoqué comme avant-centre pour Standard-Visé. Le Standard m'a transféré avec option pour 50.000 francs la saison, et au bout de la troisième, Zichen a touché 150.OOO, plus 150.000 à la signature et 150.OOO à ma première sélection internationale. Bref, Zichen a encaisé 450.000 francs". Le 6 décembre 63, il s'offrit une St-Nicolas royale en remplaçant Roger Claessen, suspendu: "J'ai réussi deux buts contre Berchem sur une pelouse enneigée et dans des conditions difficiles. Avant le match, j'étais très calme au vestiaire et discutais de n'importe quoi. J'ai toujours eu un bon équilibre, je ne tombais quasi jamais sur un terrain, une des caractéristiques de mon jeu, et à la 9e minute Houf m'ajuste une passe que je reprends directement dans le but. Une minute plus tard, même scénario, et le public m'a pris à la bonne. Un tournant, je crois, car depuis ce moment il a toujours été positif avec moi, une chance pour un joueur". Cruijff, une crapuleMilorad Pavic aligna Nico cinq fois en pointe, puis Claessen revint, et l'entraîneur yougoslave recula son élégant Limbourgeois comme médian offensif. En 67, à France-Belgique, il débuta dans ce rôle en équipe nationale, à la place de Jurion, et quelques mois plus tard, au repos de Belgique-Allemagne, 1-3, Stassart lui céda son poste de libero. "C'est resté 1-3. Et Hauss m'a alors confié ce rôle au Standard. C'est le début de notre défense de fer, avec Beurlet, Jeck et Thissen. Je commandais le hors-jeu, jouais légèrement devant eux, montais en ligne et marquais pas mal de buts. Sans ballon, je couvrais en alternance avec Jeck. N'importe quel entraîneur aurait d'ailleurs gagné avec ce noyau-là. Pas gentil pour Hauss? Tactiquement pas terrible le Français. Un éternel optimiste, oui, qui n'arrêtait pas de parler et savait souder un bloc, mais sur le plan foot... Il m'en a voulu à l'époque, et, quelques années après, lors d'une rencontre à Sclessin, on a aplani le différend. Le meilleur coach que j'ai connu est Raymond Goethals. Au-dessus de tous comme tacticien. En deux minutes, il définissait, en individuel et collectif, la manière de jouer de l'adversaire. Il était, par contre, incapable de donner un entraînement physique". En plus de 500 matches de championnat et de coupe, et 43 européens, Nico s'est frotté aux plus grands, sans complexe, et effectivement, les Amancio, Eusebio et Rivera ne l'ont jamais dominé. Cruyff non plus. Mais il déteste le Hollandais: "Un des plus sales types que j'ai eus en face de moi. Il me crachait à la figure et me mettait un coup de crampon en sautant. Un très grand pourtant, et très intelligent. A Belgique-Hollande, comme il ne passait pas, il a mis son orgueil en poche après un quart d'heure, et a évolué sur une autre tranche de terrain".En C1 67-68, l'AC Milan et le Standard se retrouvent à égalité: où va avoir lieu le match de barrage? Les dirigeants italiens et Roger Petit s'enferment dans un bureau pour tirer au sort. En réalité, le secrétaire général "vend" la partie, qui sera rejouée à San Siro (2-0). Les joueurs ont eu vent du marchandage, Jean Nicolay s'énerva très fort et, dans l'avion, Nico osa interroger Petit: "Il m'a répondu qu'il y avait eu tirage au sort. Au contraire des autres, je ne me taisais jamais quand la vérité me paraissait évidente. Et je balançais tout à la presse, d'où une évidente popularité parmi les journalistes. Je sais qu'aujourd'hui les joueurs la bouclent, parce qu'ils gagnent des millions et encore des millions, et que les amendes sont en rapport". Impressionnés par le libero belge, Gianni Rivera et quelques dirigeants milanais se présentèrent à Sclessin, quelques semaines plus tard: "Ils voulaient me transférer, plus exactement prendre une option parce que les frontières italiennes étaient fermées aux étrangers. Ils m'ont signé un contrat de deux ans, à 500.000 francs la saison, pour que je n'aille pas ailleurs. Plus tard, après un tournoi d'avant-saison à Palma de Majorque, le club local nous a proposés, à Van Moer et moi, un contrat de 30 millions pour 3 ans, plus une villa avec piscine, une voiture et les frais quotidiens. On a signé le pré-contrat, mais en Espagne aussi la porte était close pour les étrangers. Elle s'est ouverte quand j'avais 30 ans". Amers souvenirs à LiègeEn 1976, Petit lui proposa un contrat pro: "Trop léger à mon goût d'autant que l'envie me manquait de continuer à Sclessin. -En ce cas, je te transfère à l'Union, m'a dit le patron. Pas question! J'ai proposé de racheter mon contrat, et me suis présenté au secrétariat avec deux chèques, un de deux millions et un de 1,25 million de francs libellés par mon père. -Attends, me dit Petit, qui téléphone à la banque pour s'assurer qu'il est couvert. Typiquement Petit! Peu après, j'ai reçu un coup de fil du président Jules Georges qui m'a convoqué au FC Liégeois. -Tu mesures combien?-1m86, 84 kilos? -Bon, tu seras avant-centre. Révélateur du personnage. J'étais pressé et énervé, et dès que j'ai eu mon rachat de transfert en poche, je me suis précipité à Rocourt. Une fameuse connerie, parce que dans ma situation de joueur libre, j'aurais encore pu attendre 8 ou 15 jours avant de m'engager. J'aurais pu alerter Anderlecht que j'étais disponible. J'avais le style du Sporting et l'équipe me séduisait. J'estime qu'Anderlecht avait alors 10-15 ans d'avance sur le Standard, et il y a toujours un écart à l'heure actuelle bien que le Standard soit sur la bonne voie. Je me suis engagé pour trois saisons à Liège qui, par rapport au Standard, était un club amateur. J'en garde un amer souvenir". Il retourna pour une saison à Zichen-Zussen-Bolder (79-80), joua à Vlijtingen (80-82) et entraîna l'ACHE (96-97) et Hoegaarden (98-99). Depuis, rideau, mais il continue à se passionner pour le foot, ne rate rien à la TV et dévore les pages sportives. Depuis que Genk joue un rôle de tout premier plan, Nico a dû revoir un jugement qu'il porta il y a une douzaine d'années, prétendant que le Limbourg était trop petit pour un grand club. Il s'en explique ainsi aujourd'hui: "Le talent a toujours été présent. Un grand nombre de Limbourgeois est parti vers nos clubs de pointe. Mais le développement des affaires a enrichi le Limbourg et les sponsors ont apporté leur soutien. Et comme les Limbourgeois sont des battants, le résultat a suivi. Genk a construit son stade, a su garder quelques talents du cru, en a ajouté d'autres, et le succès est là. Je n'avais pas imaginé ça...".Henry Guldemont,"Comme Limbourgeois, je n'ai jamais imaginé le succès de Genk"