La Coupe du Monde, ce sera aussi sur Vivacitéet La Première. Erik Libois sera le seul journaliste sportif francophone radio délégué sur place.
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La Coupe du Monde, ce sera aussi sur Vivacitéet La Première. Erik Libois sera le seul journaliste sportif francophone radio délégué sur place. Il y a quatre ans, vous étiez deux de la RTBF radio et vous aviez commenté huit rencontres. Cette année, vous êtes seul et vous ne commenterez que le match d'ouverture et la finale. Comment expliquez-vous cette différence ? Le contexte financier n'est plus le même et l'Afrique du Sud est évidemment plus éloignée que l'Allemagne. Avant 2002, c'était plus simple. Il n'y avait aucun droit à payer pour la radio. On venait un peu comme on voulait. Aujourd'hui, même la télé réalise des économies : à part les commentateurs, il n'y aura aucun envoyé spécial pour des reportages. Bel RTL n'envoie pas de journaliste. La radio n'a plus la cote ? D'une manière générale, les coûts audiovisuels sont de plus en plus chers. Surtout pour un petit pays comme le nôtre. Actuellement, tout le monde parle de la Coupe du Monde. Même ma petite nièce ! Et le média qui réalise les meilleures audiences et qui rapporte le plus de rentrées publicitaires, c'est la télé. Malgré tout, je pense que c'est un peu paradoxal. Car la radio reste un média qu'on peut produire avec très peu de moyens. Comment s'organisera votre séjour ? Je resterai à Johannesburg, où est situé le QG médiatique. Les conférences de presse auront lieu à cet endroit et c'est la seule ville où il y a deux stades. Une vingtaine de matches s'y dérouleront. Pretoria et Rustenburg ne sont qu'à 80 km mais, comme je dois fournir de la matière tous les jours, j'aurai peu de temps pour les déplacements. Sur quoi allez-vous axer vos reportages ?Il y aura beaucoup de sujets d'ambiance : la manière dont les Africains vivent l'événement, les chants et la musique,... Je m'intéresserai aussi aux rares Belges engagés dans la compétition (Frank De Bleeckere, Michel D'Hooghe, Nicolas Cornu,...), aux Belgicains comme Milan Jovanovic, Boubacar Copa,... ainsi qu'aux expatriés sur place. Les journalistes des différents médias (écrit, télé, radio) sont-ils soumis à des différences ? Non. Notre principal obstacle est que nous venons d'un pays qui n'est pas qualifié. On est donc au bout de la file. S'il y a 500 accréditations pour Brésil-Ghana, 200 vont au Brésil, 100 au Ghana et les autres pays se répartissent le reste, avec une préférence pour les équipes de la poule et les grandes nations. Lors d'un match sur deux, je n'aurai pas accès à la conférence de presse ou la mixed zone. Je devrai donc me débrouiller pour rencontrer les gens en dehors des espaces réservés. Mais bon, j'ai déjà connu ça en 2006.