Match officiel de nos Diables samedi dernier, donc double commentaire comme d'hab : et comme la semaine qui suivra, vu que les Diables auront de surcroît san-mariné au moment où vous lirez ces lignes. Mais chaque chose en son temps, le premier chapitre a été écrit avant Belgique-Lettonie, et le second juste après : je le jure de tout mon coeur, et sur celui de Robert Waseige qu'il s'agit d'encore ménager !
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Match officiel de nos Diables samedi dernier, donc double commentaire comme d'hab : et comme la semaine qui suivra, vu que les Diables auront de surcroît san-mariné au moment où vous lirez ces lignes. Mais chaque chose en son temps, le premier chapitre a été écrit avant Belgique-Lettonie, et le second juste après : je le jure de tout mon coeur, et sur celui de Robert Waseige qu'il s'agit d'encore ménager ! Ch.1, samedi 2 juin 2001, 19h. N'attendez pas la saint-Glinglin, les Diables, il faut vaincre deux fois en cinq jours, ceux qui vous vénèrent n'en attendent pas moins! Ce soir, un goal d'écart suffirait, je n'exigerai pas la lune : les Lettons ne sont pas des abonnés du quadruple encaissement, et ils en ont gros sur le coeur de leur défaite à l'aller; sans compter que c'est sur vous que tombe le choc psychologique traditionnel, leur nouveau coach va forcément leur redonner du coeur à l'ouvrage! A propos de "quadruple" et de "coeur", faites pas les cons lors du speech d'avant-match, ne vous méprenez pas quand votre coach à vous vous répétera en martelant ces mots : "JE-NE-VEUX-PAS-AVOIR-D'ATTAQUE!" Ça ne signifiera pas que vous devrez tous camper à votre grand rectangle, en vous bornant exclusivement à défendre : ça voudra dire que Robert de Rocourt souhaite que vous scoriez rapidement, deux fois au moins, pour qu'il puisse passer une soirée paisible vu qu'il est toujours en convalescence! Pigé, les gars? Faites-le pour lui, vous lui devez bien ça. A propos, un qui n'avait pas pigé, c'est Goethals lorsqu'il entendit à la radio voici quelques semaines : "Waseige : quadruple pontage coronarien!" Il paraît que Raimundo a aussitôt sonné Robert sur son GSM, n'a évidemment obtenu que le répondeur, et y a laissé le message suivant : "Dis, fieu, c'est quoi ce nouvel automatisme que tu répètes à l'entraînement? D'abord, ce que tu appelles comme un prétentieux quadruple pontage, ce sont quatre grands ponts ou quatre petits ponts? Et surtout, fieu, je vois mal comment tu peux répéter ça sur CORNER AERIEN!" Allons, trêve de plaisanteries, redevenons sérieux, ça va commencer et ce sera 2-1. A tout à l'heure. Ch.2, samedi 2 juin 2001, 22h. Un premier but un peu chanceux, sauf si Willy me jure, sur la tête de ce qu'il a de plus cher, qu'il a vraiment voulu lober le gardien : auquel cas ce but est presque aussi joli que le deuxième, construit à trois et conclu via la puissance aérienne d' Emile quatrième larron! A propos de Mpenza et pour remplir quelques lignes, je vous glisse au passage que je trouverais judicieux, et pas prématuré du tout, qu'Emile aille à Turin, avec ou sans son sparadrap nasal. Avec lui, avec Del Piero, avec Inzaghi OU Trezeguet, la Juve pourrait choisir devant Zidane des duos d'attaque plus variés: plus adaptés aux diverses situations de match qu'aujourd'hui, lorsqu'elle choisit entre Del Piero, Inzaghi ET Trezeguet. Parenthèse close et retour aux Diables, qui font ensuite un peu les cons dans les parages de Pahars jusqu'à la mi-temps, mais Dieu veille sur eux. Après quoi viendront 45 minutes dans une ambiance de style provoc' du samedi soir dans un bal de province: les Lettons y vont, Bert Crasson répond avec du répondant, même qu'il roule un peu ses mécaniques dans le registre "Excuse-moi-partenaire-mais-c'est-avec-ma-fille-que-tu-danses-là". Au total, ça donne une victoire flattée sans être imméritée, trois cartes jaunes idiotes même si l'arbitre n'était pas malin, et les trois points indispensables pour que se poursuive notre parcours correct.Justement, je vais m'offrir en conclusion un petit lieu commun bien de chez nous les footeux : et vous dire "que ce n'était pas un beau match, mais que le plus important aujourd'hui était de prendre les trois points!" Comme si vous ou moi avions déjà entendu un compétiteur vaincu et rayonnant qui s'exclamait : "Nous sommes archi-battus, mais le plus important aujourd'hui était que le match soit beau. Oh oui, BEAU!"Bernard Jeunejean