Le FC Bâle a dominé pendant des années la Super League helvétique. De 2010 à 2017, les Bebbi ont empilé les titres. Ils devaient cette réussite aux rentrées issues de la Ligue des Champions et à quelques transferts lucratifs, comme ceux de Mohamed Salah, Granit Xhaka, Xherdan Shaqiri ou Ivan Rakitic. Toutefois, les You...

Le FC Bâle a dominé pendant des années la Super League helvétique. De 2010 à 2017, les Bebbi ont empilé les titres. Ils devaient cette réussite aux rentrées issues de la Ligue des Champions et à quelques transferts lucratifs, comme ceux de Mohamed Salah, Granit Xhaka, Xherdan Shaqiri ou Ivan Rakitic. Toutefois, les Young Boys Berne, sacrés champions le week-end dernier, ont repris le flambeau en 2018. Berne a posé les jalons de ce sursaut en 2015, sous la direction d' Adi Hütter. L'entraîneur autrichien venait de réussir le doublé avec le Red Bull Salzbourg, et a installé le style du club salzbourgeois aux Young Boys. Le club de la capitale suisse a secoué tous ses adversaires avec son 4-2-2-2, qui se muait en 4-4-2 au gré des circonstances. En 2018, Hütter a rejoint l'Eintracht Francfort et la saison prochaine, il va rallier le Borussia Mönchengladbach. Gerardo Seoane a préservé sa philosophie à Berne et le club fonce aujourd'hui vers son quatrième titre d'affilée. Cette saison, l'Europa League constituait aussi un objectif pour les Suisses. Ils ont terminé deuxièmes de leur poule, derrière l'AS Rome. Ils ont ensuite éliminé le Bayer Leverkusen, mais en huitièmes de finale, l'Ajax s'est avéré trop fort. Sur le marché des transferts, les Young Boys revendent avec bénéfice les jeunes issus de leurs rangs ou repérés à l'étranger. Denis Zakaria, transféré à 'Gladbach pour douze millions, en est un bel exemple. Pour préserver le bon fonctionnement de l'équipe, Berne investit dans des joueurs de talent comme Jean-Pierre Nsamé, qui est actuellement le meilleur buteur de Suisse.