Le 14 septembre 2013 a été une journée historique pour le volley-ball féminin. C'était la première fois qu'une équipe belge gagnait une médaille à un EURO. Il y a toutefois peu de chances que les Yellow Tigers égalent cette performance en Azerbaïdjan, à partir de vendredi. " Nous devons être réalistes : nous ne possédons pas les mêmes qualités qu'il y a quatre ans ", déclare le coach Gert Vande Broek.
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Le 14 septembre 2013 a été une journée historique pour le volley-ball féminin. C'était la première fois qu'une équipe belge gagnait une médaille à un EURO. Il y a toutefois peu de chances que les Yellow Tigers égalent cette performance en Azerbaïdjan, à partir de vendredi. " Nous devons être réalistes : nous ne possédons pas les mêmes qualités qu'il y a quatre ans ", déclare le coach Gert Vande Broek. " Nous avons pris congé d'une joueuse-clef qui était aussi une meneuse, Fraude Dirickx. Surtout, nous ne sommes plus des inconnus. Les adversaires connaissent nos points forts et nos failles et s'adaptent à notre système de jeu. Par-dessus le marché, nous sommes dans une poule très ardue. Les Pays-Bas et la Serbie figurent parmi les favoris au titre et nous avons gagné de justesse contre la Tchéquie il y a quelques semaines. " Le duel de samedi contre la Tchéquie sera crucial si les dames veulent atteindre leur objectif. " Notre mission est ardue ", comprend Vande Broek, " mais nous visons les quarts de finale. Si nous devançons la Tchéquie, nous affronterons sans doute un adversaire de rang équivalent au stade suivant. Nous devrons donc évoluer à notre meilleur niveau. " L'équipe devra développer son meilleur volley mais également afficher beaucoup de caractère et bien réagir à son échec en qualifications pour le Mondial 2018. " Nous l'avons ressenti comme un coup de poing en pleine figure. Pour les plus âgées, cette élimination veut dire qu'elles ne disputeront sans doute jamais de Coupe du Monde. Pour les plus jeunes, ce Mondial aurait été un beau tremplin pour une carrière professionnelle. De fait, le début de notre préparation à l'EURO a été pénible, à cause d'un manque de motivation. Nous avons eu une discussion de trois heures. Elle a au moins eu le mérite de nous rendre notre concentration et de nous entraîner convenablement. Reste à voir ce que ça donnera en match. Le cauchemar va-t-il revenir ? Les signaux que je perçois à l'entraînement sont positifs. Le groupe veut achever la saison en beauté. " En début d'année, Vande Broek a reçu d'autres signaux d'une partie du noyau. Quatre joueuses se demandaient si les relations unissant l'entraîneur au groupe étaient assez bonnes pour continuer à travailler ensemble. " Nous en avons discuté aussi et nous avons travaillé dans de bonnes conditions pour préparer les qualifications pour le Mondial et le World Grand Prix. J'ai donc l'impression que ce facteur n'intervient plus. Elles me l'ont d'ailleurs confirmé pendant notre discussion de groupe. A certains moments, la sélection a eu des attentes qui n'étaient pas toujours réalistes. Ce n'est pas parce qu'on gagne une médaille de bronze à un EURO qu'on va y parvenir chaque fois. Nous ne sommes pas troisièmes mais sixièmes au classement européen et contrairement à ce qui se passe en football, ce ranking reflète parfaitement la valeur de notre équipe. Notre principal objectif consiste à consolider notre place dans le top huit européen. " Roel Van den broeck