On a rarement vu Gert Vande Broeck aussi fâché que pendant les deux premiers sets contre la République Dominicaine, le premier match du final sixteen au Mondial italien. Le coach des Yellow Tigers, connu pour la clarté et le réalisme de ses analyses, a été très dur à l'égard de ses filles, qui ont accumulé les fautes et n'ont pas respecté ses consignes. Pendant deux sets, il s'est donc énervé. Pendant les time-outs, il a déclaré : " Vous n'êtes qu'une bande d'âmes craintives. Tant que vous n'effectuez pas bien les choses simples, ce sera difficile. " Peu après, les directives en main : " Ça devient impossible. "
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On a rarement vu Gert Vande Broeck aussi fâché que pendant les deux premiers sets contre la République Dominicaine, le premier match du final sixteen au Mondial italien. Le coach des Yellow Tigers, connu pour la clarté et le réalisme de ses analyses, a été très dur à l'égard de ses filles, qui ont accumulé les fautes et n'ont pas respecté ses consignes. Pendant deux sets, il s'est donc énervé. Pendant les time-outs, il a déclaré : " Vous n'êtes qu'une bande d'âmes craintives. Tant que vous n'effectuez pas bien les choses simples, ce sera difficile. " Peu après, les directives en main : " Ça devient impossible. " Il est intervenu. Les remplaçantes, Hélène Rousseaux, légèrement blessée en début de tournoi, et la jeune Sarah Cools (17 ans) ont eu un impact sur le match et ont gagné un point (défaite 3-2). " J'ai toujours eu le sentiment que nous pouvions gagner aujourd'hui. Si je suis un peu déçu, c'est à cause de mon caractère. Je veux toujours gagner. Dans une heure, je comprendrai peut-être que prendre un point n'était pas si mal. Le moindre point pris au deuxième tour est un bonus car ceux qui prétendent que nous pouvons terminer parmi les trois premiers de notre série rêvent debout ", a déclaré Vande Broeck à TopVolley Belgium. Le deuxième tour constituait l'objectif des dames belges. Mission accomplie donc pour le numéro 17 du classement FIVB, qui n'a été balayé que par la Chine, numéro cinq (3-0). La Belgique a eu des possibilités contre le Japon, numéro trois. Elle a étrillé 3-0 le Porto Rico (16), Cuba (21) et l'Azerbaïdjan (37). La logique est donc respectée, bien que Freya Aelbrecht se soit blessée peu avant le Mondial. Au deuxième tour, la Belgique devait jouer contre la République Dominicaine (numéro 10), l'Italie (4), l'Allemagne (9) et la Croatie (23). Durant la World League de Tokyo, les Yellow Tigers n'ont pas gagné le moindre match. A Bari et à Trieste, on semblait se diriger vers un scénario identique. Une courte défaite contre les Dominicaines, pas la moindre chance contre l'Italie ni l'Allemagne mais une victoire 3-1 contre la Croatie lors de la dernière journée. Résultat : une onzième place, un meilleur résultat qu'escompté. L'équipe est formée, des jeunes piaffent d'impatience en attendant leur chance mais c'est surtout en dehors du terrain que les Yellow Tigers peuvent progresser. Le Japon possède un staff médico-sportif de seize personnes, cinq scouts analysant les matches de ses adversaires. Côté belge, Kris Vansnick doit analyser les données de tous les matches de Coupe du Monde, des matches de préparation et du World Grand Prix, seul. Ensuite, Gert Vande Broeck et son adjoint Brecht Van Kerckhove exploitent ces données avec les filles. Van Kerckhove à TopVolley Belgium : " Pour un match contre Cuba, nous avons travaillé plus de trente heures. Parfois, quand nous avons fini avant minuit, nous sommes presque surpris. " L'encadrement doit être élargi et amélioré. Peut-être pourrait-on, du même coup, augmenter l'indemnité journalière des joueuses, qui s'élève à seulement 25 euros ? PAR CHRIS TETAERTUne onzième place au Mondial, c'est beaucoup mieux qu'escompté.