Genk comptait sur une première injection de talent dès la reprise grâce à Mats Möller Daehli, un grand talent qui devait éclater à Genk à 24 ans, après quelques détours et surtout de nombreuses blessures. Mais comme Möller Daehli était malade, Hannes Wolf a titularisé son autre nouveau Norvégien à Zulte Waregem. C'est ainsi que l'international espoir Kristian Thorstvedt, 20 ans, a pris place dans l'entrejeu, lui qui évoluait sur le flanc droit du 4-3-3 de son club précédent, le Viking Stavanger.
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Genk comptait sur une première injection de talent dès la reprise grâce à Mats Möller Daehli, un grand talent qui devait éclater à Genk à 24 ans, après quelques détours et surtout de nombreuses blessures. Mais comme Möller Daehli était malade, Hannes Wolf a titularisé son autre nouveau Norvégien à Zulte Waregem. C'est ainsi que l'international espoir Kristian Thorstvedt, 20 ans, a pris place dans l'entrejeu, lui qui évoluait sur le flanc droit du 4-3-3 de son club précédent, le Viking Stavanger. C'était bien vu de Wolf. Thorstvedt a été déterminant et est devenu l'homme du match. Il y a deux ans pourtant, sa carrière semblait finie avant même d'avoir commencé. Stabaek avait annoncé au junior qu'il ne le jugeait pas assez bon pour lui offrir un contrat. Il pouvait partir et décidait de poursuivre ses études aux États-Unis. Peu avant son départ, son père, Erik Thorstvedt, téléphonait à la direction du Viking Stavanger. Gardien de l'équipe nationale de Norvège à 97 reprises, il avait joué pour Stavanger au début des années '80, avant de rejoindre le Borussia Mönchengladbach puis Tottenham. Son fils pouvait-il s'y entraîner quelques jours, avant son départ pour les States ? Stig Nielsen, journaliste au quotidien Aftenposten, a assisté aux séances et a été aussi stupéfait que les dirigeants du Viking. " Ce garçon était doté d'un pied gauche fantastique, d'un tir superbe, il avait le sens du but et il envoyait chaque ballon reçu vers l'avant. Il cherchait et trouvait constamment des solutions, sans jamais remettre le ballon en arrière, ni effectuer de passes latérales. Il sentait littéralement où le ballon allait arriver. Le Viking lui a demandé de rester une semaine de plus. Au bout de cinq jours, il lui proposait un contrat professionnel. " Cette saison-là, le grand club norvégien quittait la D1, après 27 ans. Thorstvedt Jr a donc effectué ses débuts en D2. Il a été si bon qu'après cinq mois, le club a revu son contrat à la hausse. Le Viking est remonté directement et Kristian a été élu Révélation de l'Année. Ses débuts parmi l'élite, l'année passée, ont également été couronnés de succès, avec dix buts et trois assists. Stavanger a enlevé la Coupe et terminé cinquième du championnat. Une seule saison lui a suffi pour maîtriser le plus haut niveau. Le joueur a compris qu'il était temps de franchir un nouveau palier. Il y a six mois, il n'avait pas encore de manager mais depuis, le téléphone de Jim Solbakken, son agent, ne cesse de sonner. Trois semaines avant qu'il ne signe à Genk, le Red Bull Salzbourg s'est manifesté, de même qu'un autre club belge. L'autre nouveau Norvégien de Genk a vécu un parcours très différent. Mats Möller Daehli est considéré comme un grand talent depuis son enfance, un peu comme Martin Odegaard. Il a effectué ses débuts en équipe nationale A à 19 ans, le 5 mars 2014, à Prague, où la Norvège a fait match nul 2-2 contre la République tchèque. À l'issue du match, le sélectionneur Per-Mathias Högmo prédisait : " Ce garçon va encore faire parler de lui. Il a tout pour devenir un joueur de classe mondiale. " Il n'est cependant pas devenu le patron de l'équipe nationale. La cause ? Trop de longues blessures. Comme Thorstvedt, il est issu d'une famille baignée dans le monde du sport de haut niveau et de la presse. Avant de travailler pour la fédération norvégienne de football, son père était un commentateur de renom. Sa mère était une photographe connue, employée par un grand journal, mais elle a démissionné pour accompagner Mats à Cardiff City, à 19 ans. En janvier 2014, Ole Gunnar Solskjaer, l'actuel manager de Manchester United, a quitté Molde pour Cardiff et a emmené Möller Daehli, qui avait été formé par Manchester United. Malheureusement, Solskjaer ne convenait pas au club gallois. Après la rétrogradation des Bluebirds et un départ raté en Championship, l'entraîneur norvégien a dû plier bagage, de même que le médian. Son transfert au SC Fribourg, alors en deuxième Bundesliga, n'était pas la bonne solution. " Il était trop jeune et sa formidable technique ne compensait pas son manque de physique ", raconte Carsten Schröten, qui suit le club pour Kicker. " Pour jouer dans l'équipe de Christian Streich, il faut pouvoir opérer la transition à chaque perte de balle et exécuter ses tâches défensives. Ce n'est pas possible quand on est tout le temps tracassé par des blessures. Depuis, le club est devenu un membre stable de Bundesliga, mais Möller Daehli ne pouvait pas atteindre ce niveau à cause de ses blessures. Son transfert à Sankt Pauli, auquel il avait déjà été loué, était la meilleure solution pour toutes les parties. Le club de D2 de Hambourg lui a offert la confiance qu'il n'avait jamais obtenue à Fribourg. " L'explosif Norvégien a rapidement été apprécié à Sankt Pauli. " Il était le chouchou du public ", déclare Sebastian Wolf, un autre journaliste du Kicker. " Il se donnait toujours à fond, réalisait de superbes actions et ne cessait de courir. Il était parmi les trois meilleurs coureurs à chaque match. Sa seule carence durant ses premières saisons ? Il retirait un rendement trop faible des nombreuses actions qu'il entamait : trop peu de buts et de passes décisives. Ce qui ne l'empêchait cependant pas de figurer parmi les meilleurs. " Au début de cette saison, le nouvel entraîneur, le Néerlandais Jos Luhukay, a retiré le Norvégien du flanc pour le poster très haut au centre de l'entrejeu, juste derrière l'avant-centre, dans son 4-1-4-1. " D'un coup, il a gagné en efficacité ", constate Wolf. Alors que tout le monde s'attendait à ce que Daehli reçoive une nouvelle chance en Bundesliga l'été suivant, il a signé pour Genk en hiver. Wolf ne s'attendait pas non plus à ce transfert tout en le comprenant : " Sankt Pauli était prêt à lui offrir un meilleur contrat mais Daehli voulait jouer à un niveau supérieur. Une clause de son contrat lui permettait de s'en aller pour un peu plus d'un million et demi à la fin de la saison. En le vendant immédiatement, Sankt Pauli a perçu un peu plus de deux millions et demi. " Genk ne doit pas se faire de souci quant à la mentalité des deux Norvégiens. " Ce sont deux jeunes gars intelligents, animés d'une réelle éthique du travail, loyaux, des jeunes qui s'intéressent à beaucoup de choses ", précise Kurt Haugli, de l' Aftenposten. " Les journalistes auront beaucoup de plaisir à discuter avec eux et les supporters vont les adorer. "