Voices in Sport, une ASBL fondée par un homme et trois femmes abusés dans un club sportif durant leur enfance, vient d'être présentée. En 2017 et en 2018, ils ont raconté ce qui leur était arrivé à Tine Vertommen, une criminologue qui travaille pour l'université d'Anvers et la haute école Thomas More. Celle-ci a recueilli des témoignages pour le projet d'étude Voice, effectué dans plusieurs pays afin de donner une voix aux victimes d'abus sexuels en sport.

Elle a notamment écouté Tineke Sonck (36 ans). Cette ancienne gymnaste a été abusée par son entraîneur. " Tine Vertommen a écouté une cinquantaine de victimes ", raconte Sonck, co-fondatrice de Voices in Sport. " Nous nous sommes confiés séparément à Tine mais nous avons fait connaissance plus tard. " Sonck et les autres victimes se sont notamment adressées au parlement flamand. Sonck : " Nos témoignages personnels ont stupéfié les politiciens. Nous avons eu bien plus d'impact qu'en présentant des tableaux. Nous avons aussi pu expliquer ce qui rend si difficile la détection et le signalement des abus. "

Sonck et ses compagnons espèrent rester une voix complémentaire, qui puisse aider à mettre sur pied la gestion de ce thème. " Nous voulons réfléchir avec les responsables à ce qu'on peut changer pour nos enfants. Nous tendons la main à tous ceux qui s'occupent du problème. Nous voulons qu'on nous demande si nos projets auraient pu faire la différence. Nous voulons épauler les fédérations mais aussi les présidents de clubs et même les parents qui se demandent comment interpréter les signes d'abus. Enfin, nous voulons aussi être un point de contact pour d'autres victimes. Les gens abordent plus facilement le sujet avec quelqu'un qui a vécu une situation analogue. Enfin, nous voulons aider les victimes à trouver une bonne assistance. "

Jan Van Aken (43 ans) rejoint cette nouvelle association. L'année passée, il avait raconté à Sport/Foot Magazine comment son entraîneur de football l'avait abusé alors qu'il n'était encore qu'un enfant. " J'ai pris contact avec Tine Vertommen ", explique Van Aken. " Car sans la voix des victimes, il n'y a pas de statistiques et donc pas d'étude scientifique convenable. Je m'engage auprès de l'ASBL parce que je veux apporter ma pierre à un meilleur climat sportif. Les victimes peuvent atteindre beaucoup d'objectifs grâce à leur expérience et leur solidarité. Nous ne prétendons pas atteindre toutes les victimes ni prêcher la seule et unique vérité mais nos expérience peuvent apporter une contribution intéressante aux débats. "

Plus d'infos sur www.voicesinsport.be. Vous pouvez contacter l'ASBL par e-mail : voicesinsport@gmail.com

Voices in Sport, une ASBL fondée par un homme et trois femmes abusés dans un club sportif durant leur enfance, vient d'être présentée. En 2017 et en 2018, ils ont raconté ce qui leur était arrivé à Tine Vertommen, une criminologue qui travaille pour l'université d'Anvers et la haute école Thomas More. Celle-ci a recueilli des témoignages pour le projet d'étude Voice, effectué dans plusieurs pays afin de donner une voix aux victimes d'abus sexuels en sport. Elle a notamment écouté Tineke Sonck (36 ans). Cette ancienne gymnaste a été abusée par son entraîneur. " Tine Vertommen a écouté une cinquantaine de victimes ", raconte Sonck, co-fondatrice de Voices in Sport. " Nous nous sommes confiés séparément à Tine mais nous avons fait connaissance plus tard. " Sonck et les autres victimes se sont notamment adressées au parlement flamand. Sonck : " Nos témoignages personnels ont stupéfié les politiciens. Nous avons eu bien plus d'impact qu'en présentant des tableaux. Nous avons aussi pu expliquer ce qui rend si difficile la détection et le signalement des abus. " Sonck et ses compagnons espèrent rester une voix complémentaire, qui puisse aider à mettre sur pied la gestion de ce thème. " Nous voulons réfléchir avec les responsables à ce qu'on peut changer pour nos enfants. Nous tendons la main à tous ceux qui s'occupent du problème. Nous voulons qu'on nous demande si nos projets auraient pu faire la différence. Nous voulons épauler les fédérations mais aussi les présidents de clubs et même les parents qui se demandent comment interpréter les signes d'abus. Enfin, nous voulons aussi être un point de contact pour d'autres victimes. Les gens abordent plus facilement le sujet avec quelqu'un qui a vécu une situation analogue. Enfin, nous voulons aider les victimes à trouver une bonne assistance. " Jan Van Aken (43 ans) rejoint cette nouvelle association. L'année passée, il avait raconté à Sport/Foot Magazine comment son entraîneur de football l'avait abusé alors qu'il n'était encore qu'un enfant. " J'ai pris contact avec Tine Vertommen ", explique Van Aken. " Car sans la voix des victimes, il n'y a pas de statistiques et donc pas d'étude scientifique convenable. Je m'engage auprès de l'ASBL parce que je veux apporter ma pierre à un meilleur climat sportif. Les victimes peuvent atteindre beaucoup d'objectifs grâce à leur expérience et leur solidarité. Nous ne prétendons pas atteindre toutes les victimes ni prêcher la seule et unique vérité mais nos expérience peuvent apporter une contribution intéressante aux débats. " Plus d'infos sur www.voicesinsport.be. Vous pouvez contacter l'ASBL par e-mail : voicesinsport@gmail.com