D'abord, des remerciements. A nos collègues français de L'Equipe Magazine. En avril dernier, ils avaient demandé à 19 quotidiens régionaux de l'Hexagone quelle était la plus grande équipe française de tous les temps. Equipe de club s'entend. Leur réponse : 1er Saint-Etienne, 2e Marseille, 3e Reims, 4e Lyon... Les Verts mythiques des années 1973-1977 avaient émergé devant l'OM 1988-1994. Les Marseillais ont été quatre fois champions de France et vainqueur de la C1 en 1993 (avec un Raymond Goethals bien connu chez nous évidemment), mais ça ne p...

D'abord, des remerciements. A nos collègues français de L'Equipe Magazine. En avril dernier, ils avaient demandé à 19 quotidiens régionaux de l'Hexagone quelle était la plus grande équipe française de tous les temps. Equipe de club s'entend. Leur réponse : 1er Saint-Etienne, 2e Marseille, 3e Reims, 4e Lyon... Les Verts mythiques des années 1973-1977 avaient émergé devant l'OM 1988-1994. Les Marseillais ont été quatre fois champions de France et vainqueur de la C1 en 1993 (avec un Raymond Goethals bien connu chez nous évidemment), mais ça ne pesa pas assez lourd face aux trois titres de champion national et des places de demi-finaliste et finaliste de C1. Allez savoir pourquoi... L'idée de L'Equipe Magazine était trop belle pour ne pas l'appliquer à la Belgique. La même formule fut reprise par Pierre Bilic et Bruno Govers : établir une palette de nominés depuis la création du championnat de Belgique de D1 (un document en soi !) et ensuite obtenir les votes de TOUTES les rédactions sportives belges, presse écrite et audiovisuelle confondues. Avec le résultat unanime affiché en couverture et 16 pages consacrées au Roi des Champions. Cette équipe mauve des seventies valait bien ces chiffres, présentations, votes, un portrait de Robby Rensenbrink (le joueur le plus doué à avoir foulé les pelouses belges ; en plus d'avoir contribué au fabuleux palmarès anderlechtois 1974-1978, il a disputé deux finales de Coupe du Monde avec la Hollande) et des interviews de Martin Lippens et François Van Der Elst, monuments pur jus. Le Standard est cité à deux reprises dans le Top10 et on peut croire que les plus beaux moments de son histoire sont encore à venir. Même sans Karel Geraerts ? Oui, même sans Karel Geraerts. Le Limbourgeois arrive au bout de son contrat de deux ans et n'a pas accepté les dernières propositions de sa direction. Comme personne n'a l'intention de changer d'avis, on doit commencer à s'habituer à ce qu'il ne joue bientôt plus à Sclessin. Dès le mercato d'hiver ou l'été prochain, c'est seulement une question de temps. Ce qui est bien dans cette séparation annoncée est que : -Geraerts n'a pas été jeté dans le noyau B (ou C) parce qu'il n'a pas accepté de resigner le contrat qu'on lui proposait -qu'il continue à prester à son meilleur niveau, sans arrière-pensées. Par là, le club et le joueur donnent un magnifique exemple d'esprit sportif, de professionnalisme et de respect mutuel. Cela dit, les Rouches ne doivent pas trop s'en faire. Malgré tous les mérites de Karel, ce qu'on entrevoit comme entrejeu central à Sclessin quand il sera parti sera meilleur que l'actuel. Geraerts, c'est un abattage phénoménal et des infiltrations qui font mal. Mais son profil de joueur le place constamment entre deux chaises (demi défensif ou offensif ?) et ses qualité de construction sont limitées. Le jour où le duo Marouane Fellaini-Steven Defour sera rodé, le Standard aura encore progressé. par John Baete