Les pom-pom girls ou autres cheerleaders ont longtemps été un peu ringardisées en Belgique. Cependant, depuis une dizaine d'années, on note un engouement non négligeable à leur égard. Rien à voir avec les Etats-Unis évidemment, où les cheerleaders ne se bornent pas à encourager une équipe mais participent à de véritables tournois inter universitaires. Dans notre championnat de Basket, les premières pom-pom sont apparues à Ostende et ont récolté beaucoup d'encouragements. Elles ont d'ailleurs été qualifiées de meilleures du royaume pendant pas mal de temps. Mais c'était sans compter celles de l'équipe de basket de Charleroi û les Spiroudancers û qui se sont très rapidement professionnalisées. Elles constituent dorénavant le must en Belgique...
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Les pom-pom girls ou autres cheerleaders ont longtemps été un peu ringardisées en Belgique. Cependant, depuis une dizaine d'années, on note un engouement non négligeable à leur égard. Rien à voir avec les Etats-Unis évidemment, où les cheerleaders ne se bornent pas à encourager une équipe mais participent à de véritables tournois inter universitaires. Dans notre championnat de Basket, les premières pom-pom sont apparues à Ostende et ont récolté beaucoup d'encouragements. Elles ont d'ailleurs été qualifiées de meilleures du royaume pendant pas mal de temps. Mais c'était sans compter celles de l'équipe de basket de Charleroi û les Spiroudancers û qui se sont très rapidement professionnalisées. Elles constituent dorénavant le must en Belgique... Outre leurs prestations aux côtés des Spirous, elles vont dorénavant supporter aussi les Belgian Lions et il n'y a pas que le basket. Elles ont dansé à des compétitions de karting, des avant-premières de films, dans des discothèques avec des tenues moins dénudées que d'habitude, au Superbiker de Mettet, ou encore, au concert du groupe Sttellla. Leur capitaine, Annick Stickelbout (28 ans), est pour quelque chose dans ce succès : " L'idée est née il y a neuf ans. Une jeune femme avait décidé de lancer le projet et a réalisé un casting et par la suite un stage. Au départ, seulement six filles ont été sélectionnées et j'en faisais partie. On a alors présenté le concept au manager des Spirou, Eric Somme, qui s'est d'emblée montré favorable. Beaucoup de choses ont évolué depuis. C'était fort amateur à l'époque. Nous disposons désormais d'un sponsor : Coca-Cola, qui nous paye nos tenues. Avant, on était toutes obligées de les confectionner nous-mêmes. C'est vous dire ! On s'entraîne deux fois par semaine durant deux heures, les mercredis et vendredis, soit au Spiroudôme, soit à Jumet à l'école de danse Nouvelle Génération qui nous prête aimablement une salle. J'ai officié en tant que prof de danse pendant cinq ans et j'entraîne les filles qui sont déjà toutes formées au niveau de la danse. Cinq pom-pom girls dont deux jeunes ont d'ailleurs effectué leur apprentissage à l'école de Jumet ". Mais quel est le but de ces filles ? Et quid des indispensables qualités à avoir pour percer dans la discipline ? " On veut mettre le feu au Spiroudôme pour notre équipe. On veut montrer au public qu'on soutient son équipe et on tente de le réveiller. Il faut également lancer les chants. L'objectif recherché : une ambiance à l'américaine comme en NBA ! En fait, nous essayons toujours d'être proche des spectateurs. Un site Internet (www.spiroudancers.be) a été créé à cet effet. Nos chorégraphies durent de 40 à 50 secondes et sont basées sur des musiques d'ambiance et de fête. Elles sont créées à l'entraînement soit par moi, soit par les filles qui improvisent. Quelques-unes sont effectivement profs de danse. Cette dose d'ingéniosité est indispensable car les mouvements risqueraient d'être moins spontanés autrement. Pour ce qui est des qualités requises, une bonne pom-pom ne doit pas seulement être jolie mais doit posséder également le sens du rythme et une excellente mémoire gestuelle, apprendre vite, être régulière à l'entraînement et être passionnée par la danse et s'intéresser au basket. Depuis que je suis petite, je suis ce sport très régulièrement étant donné que mon cousin n'est autre que David Desy. Nous venons de Mariembourg comme beaucoup de monde au club. On voit quand même régulièrement les joueurs puisqu'on part en déplacement avec eux. Mais ce qui m'impressionne le plus, c'est l'unité qui caractérise notre groupe de filles. Nous sommes toutes copines et il règne entre nous une excellente ambiance. On sort souvent ensemble, d'ailleurs ". Mais qui sont ces û très û charmantes demoiselles ? " Pour la plupart étudiantes, mais plusieurs d'entre elles travaillent. Par exemple, Katiana fait un graduat en relations publiques et Nancy est ingénieur géomètre. Ça casse l'image de la potiche blonde écervelée, hein ! On veut absolument être considérées comme des danseuses à part entière. Le qualificatif pom-pom girl est d'ailleurs peu adéquat et réducteur. J'opte de préférence pour cheerleader. Mes filles ne viennent pas seulement de Charleroi mais d'horizons très différents. On a aussi des Bruxelloises. En fait, on est 17 et ce n'est pas toujours évident de gérer tout ce petit monde car toutes ont tendance à papoter. Mais par contre, en match, elles improvisent si le DJ n'a pas programmé la bonne musique. Leur niveau a très sensiblement augmenté. On est de véritables professionnelles bénévoles. Je suis fière de mes filles. Quand ça va mal, j'ai vraiment mal au c£ur. On ne se rend pas très bien compte que cette activité jumelée avec le boulot peut être fatigante. Je travaille à plein temps dans une école en tant qu'éducatrice, j'assure les répétitions, me déplace à Bruges pour superviser la confection des tenues, essaye de trouver des contrats et... danse. Mais quand je vois le résultat, je suis ravie. Toutes les semaines, nous produisons de nouvelles chorégraphies, avec des ballons ou des rubans. Il y a deux ans, nous avons réalisé des séquences spectaculaires, avec des portés effectués par des garçons. Le public n'a pas accroché... dommage. Nerveusement, ce n'est pas toujours facile. Parfois, je dois malheureusement un peu crier mais ça porte ses fruits. J'essaye de responsabiliser mes filles un maximum ". Le cheerleading n'est pas très développé en Belgique. Il n'y a pas de clubs ni de grands tournois comme aux USA. Annick : " Je ne sais vraiment pas comment promouvoir mon sport. On reçoit souvent des demandes de parents mais nous n'apprenons pas à danser. Ils sont déçus et moi aussi. En France, il y a quelques tournois et nous avons participé à celui de Paris. Les clubs de Basket de Dijon et de Lyon étaient opposés aux Spirous et leurs pom-pom ont pris contact avec nous, c'était très instructif ". Annick réfléchit beaucoup, c'est son rôle. Et forcément, elle planifie : " A l'avenir, je compte me retirer du parquet et laisser la place aux plus jeunes. Je vais alors m'occuper de nous trouver des contrats tout en continuant à les coacher. Je souhaite qu'elles progressent encore et encore ". Tim Baete" Une bonne pom pom doit être jolie, posséder le sens du rythme et UNE EXCELLENTE MéMOIRE GESTUELLE "