n° 2 Joao Carlos (Genk)

On ne sait toujours pas comment on doit l'appeler (Joao Carlos ? Pinto ? Chaves ?) mais tout le monde reconnaît, depuis son arrivée dans le championnat belge (2004), qu'il a la classe. Le Brésilien est sans doute le défenseur le plus élégant du championnat belge, depuis le départ de Vincent Kompany. Après être resté trop longtemps dans un club du ventre mou, il a filé vers Genk, cet été (alors que son talent le prédisposait à viser plus haut).
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On ne sait toujours pas comment on doit l'appeler (Joao Carlos ? Pinto ? Chaves ?) mais tout le monde reconnaît, depuis son arrivée dans le championnat belge (2004), qu'il a la classe. Le Brésilien est sans doute le défenseur le plus élégant du championnat belge, depuis le départ de Vincent Kompany. Après être resté trop longtemps dans un club du ventre mou, il a filé vers Genk, cet été (alors que son talent le prédisposait à viser plus haut). Mais parfois, le talent ne suffit pas. Surtout quand on tombe dans une formation qui reste sur une saison décevante. Avec Joao Carlos, cela a suffi. Il s'est directement imposé comme le chef de l'arrière garde. A 26 ans, il entre dans ses meilleures années et cela se voit. De plus, il se montre de plus en plus dangereux sur les phases arrêtées. Comme en témoignent ses deux buts (contre Lokeren et Mouscron). La campagne des transferts de Genk avait coûté cinq millions d'euros mais seul le défenseur brésilien a pleinement donné satisfaction. Sans doute le plus beau diamant brut de notre championnat. Et c'est Bruges qui tente de le tailler à dimension internationale. La révolution vient des flancs au Club grâce à Ronald Vargas et Nabil Dirar. Mais si le Vénézuélien doit encore s'adapter, ce n'est pas le cas de Dirar. Le Belgo-Marocain est impulsif et émotionnel (ce qui en fait un joueur imprévisible), il sait jouer des deux pieds (et donc sur les deux flancs), il apporte beaucoup de vitesse (que ce soit avec ou sans le ballon) mais doit encore apprendre à choisir ses moments et économiser ses efforts. Il a, en effet, encore trop tendance à tenter la solution la plus difficile. Mais Bruges le sait et corrige cela à l'entraînement. A 22 ans, il a tout l'avenir devant lui. En début de championnat, tout le monde se demandait ce que Dalmat pouvait bien apporter aux champions de Belgique. Certes, Grégory Dufer n'avait pas réussi à devenir un titulaire indéboulonnable mais Dalmat passait avant tout comme une doublure. Deux mois plus tard, le Français a rappelé à tout le monde que Mons n'était qu'une erreur de parcours et que ses passages à Nantes, Marseille et Santander ne devaient rien au hasard. A Mons, on l'avait surnommé TGV,... que rien n'arrête une fois lancé. Ses dribbles et sa vitesse apportent sans cesse le danger sur le flanc droit. Au Standard, il a appliqué ses méthodes et a ébloui tout le monde lors des rencontres européennes contre Liverpool et Everton. Certes, il doit encore apprendre, dans un match, et dans une saison, à gérer ses efforts. Il a quitté Anderlecht à contre-c£ur, usé par deux saisons passées à l'infirmerie et sur le banc. Ses débuts au Beerschot furent difficiles : hué par ses nouveaux supporters à son arrivée, il a prouvé qu'il savait supporter la pression, comme lorsqu'il avait réussi à supplanter Daniel Zitka lors de sa première saison. Dans une équipe à la dérive, il a démontré qu'il n'avait pas perdu ses qualités. Celles qui en avaient fait le gardien de l'équipe nationale. Les supporters se sont tus et ont même fini par l'acclamer après son but de la tête contre Gand. Il n'en fallait pas plus pour qu'il réintègre le noyau des Diables Rouges. A 22 ans, ce joueur formé à Bruges mais de la région de Waregem, réussit son entrée en matière en D1. Transféré d'Oud Heverlee-Louvain cet été, il évolue sur le flanc gauche, reléguant le vieux serviteur Stijn Meert au poste de médian défensif. Avec trois buts, il est un des meilleurs buteurs de son club et a disputé toutes les rencontres, Francky Dury affirmant qu'il est une des plus grosses satisfactions belges avec Steve Colpaert. Son bagage technique est intéressant et il prend déjà les coups francs à sa charge. Petit par la taille, il compense par une grande activité, n'hésitant pas à revenir en défense quand il le faut. Charleroi a l'art d'aller dénicher dans les divisions inférieures des bons joueurs, capables de digérer très vite le fossé entre la D2 et la D1. Ce fut le cas de David Vandenbroeck. Acheté très tôt dans la saison (preuve que Charleroi ne voulait pas le lâcher), il a terminé son périple tubizien en offrant à son club une promotion en D1. Aujourd'hui, Vandenbroeck a démontré qu'il était un défenseur solide, appliqué et serein, remplaçant avec aplomb Laurent Ciman, parti à Bruges. Entré sans faire de bruit dans le onze de base, il n'a cessé de confirmer, régalant ses supporters de prestations sans failles, notamment lors des sommets à Anderlecht et au Standard. Ce n'est pas vraiment une surprise car avec Vandenbroeck, Tubize offrait déjà, la saison passée, une image de muraille infranchissable. Lui aussi fut un atout capital dans la montée de Tubize. Après une carrière chaotique, il semble avoir trouvé le bon rythme. Sorteur, il n'a pas toujours mené une vie d'ermite mais sur le terrain, on ne peut rien lui reprocher. Formé à Anderlecht, il passa ensuite à Munich 1860, Willem II, Genclerbirligi avant de rejoindre Tubize. Recruté par Mouscron cet été, cet ancien attaquant fait office de relayeur entre le milieu et la ligne avant. Censé être le successeur de Steve Dugardein, il est monté d'un cran, occupant avec Walter Baseggio la base du triangle médian. Marathonien, infiltreur, il soulage physiquement Baseggio mais aussi Matthieu Assou-Ekotto. Un peu l'homme à tout faire de l'entrejeu : il attaque, défend, ratisse, crée le danger. Et même s'il est un peu en perte de vitesse ces dernières semaines, son absence s'est faite ressentir contre le Cercle. Arrivé de Bosnie, après un test avorté à Anderlecht, Dender lui a fait offert une deuxième chance. Souffrant du c£ur, il a dû en effet arrêter sa carrière six mois. Et c'est sans doute ce qui a effrayé les Bruxellois. Mais après de nouveaux tests, il a reçu le feu vert. Petit (1m72), droitier (mais capable d'évoluer sur le flanc gauche), c'est l'homme de l'action et de la possession de balle. Parfois trop égoïste, il sait qu'il est trop bon pour un club comme Dender. Vif, rapide et technique, il est un excellent renfort. Après avoir été alerté par des managers, Westerlo est parti faire son marché en Amérique du Sud et en a ramené le Péruvien Johan Sotil et le Colombien Jaime Alfonso Ruiz. Il a fallu à ce dernier attaquant de 24 ans un petit temps d'adaptation mais depuis quelques semaines, il a trouvé la bonne carburation. Après avoir inscrit 13 buts en 24 matches dans le championnat péruvien, le Colombien continue sur le même rythme. Mobile, technique, il constitue le complément idéal pour Bertin Tomou. Sa grande taille n'en fait pas un target man mais lui permet de disposer d'une bonne détente. Est arrivé en ne parlant pas un mot d'anglais, de français et de néerlandais. De plus, il était habitué à avoir beaucoup plus d'espaces dans une rencontre. D'où le temps d'adaptation. Mais il a très vite assimilé les contraintes de notre compétition.