Bruges est venu rendre visite à un Standard en déliquescence et l'a emporté 1-2. Un vendredi 13 et noir qui pourrait avoir porté une défaite de trop dans des temps abominables pour les Rouches.
...

Bruges est venu rendre visite à un Standard en déliquescence et l'a emporté 1-2. Un vendredi 13 et noir qui pourrait avoir porté une défaite de trop dans des temps abominables pour les Rouches.Week-end après week-end, le Standard glisse sur la pente de la honte. Ses supporters n'ont plus de larmes pour pleurer. Mais que faire? Virer le coach, remplacer l'équipe ou enregistrer la démission de tout le staff dirigeant?Pour l'heure, les Liégeois font le gros dos en espérant que ça passe le plus vite possible. Mais que cela ne les empêche surtout pas de songer à des réformes urgentes à apporter à un club essentiel au patrimoine footballistique belge. Un championnat sans Standard compétitif est vraiment triste à suivre...Mais prester se mérite évidemment.A ce sujet, Genk a joué hier en Ligue des Champions contre l'AEK Athènes et Bruges joue ce soir à Barcelone. Ces deux clubs sont drivés par un Hollandais et un Norvégien. Hasard ou recul des valeurs belges en coaching? En tout cas , Sef Vergoosen et Trond Sollied vont être testés, tout comme leurs joueurs. Trond Sollied, 42 ans, est à Bruges depuis juin 2000 et, malgré ses concepts de jeu et leur enseignement admirés par tous les spécialistes, il n'a remporté qu'une coupe nationale avec les Blauw en Zwart. Dans son pays, il avait été deux fois champion avec Rosenborg et une fois avec Bodo Glimt, plus une coupe dans ce dernier cas. Comme défenseur, il fut cinq fois champion et remporta deux coupes. LE TEST STOICASollied : "Alin aura besoin de temps, c'est sûr. Il est arrivé chez nous à la fin de la période de préparation et tout le monde sait comment j'entraîne - NDLA : longues séances de jeu sur grand terrain placées sous le signe de la précision tactique avec d'incessants arrêts et corrections de positions. Le temps d'adaptation dépend toujours de la qualité des joueurs, mais je suis certain de trouver à Alin une place qui sera bonne pour lui et pour l'équipe". LE TEST DE LA LIGUE DES CHAMPIONSSollied : "Nos trois adversaires sont très performants, surtout Barcelone et Galatasaray, mais nous pouvons accrocher le Lokomotiv Moscou. Car il y a toujours la Coupe de l'UEFA si on ne se qualifie pas. Et puis, j'ai toujours dit que chez nous, dans un bon jour, on pouvait battre n'importe qui. Quand je vois le groupe s'entraîner, je me dis qu'il pourrait créer la surprise à n'importe quel moment. Il s'entraîne avec énormément de concentration pour l'instant et c'est sans doute le meilleur que j'aie eu à Bruges après les départs de Khalilou Fadiga et Sven Vermant. Mes joueurs vont rencontrer les meilleurs joueurs du monde et ça les inspire. Je suis allé voir le premier match de Barcelone en Liga et j'ai pu constater qu'ils étaient forts mais pas encore prêts. Pour moi, le scouting est d'ailleurs à sens unique : je ne vais jamais adapter mon équipe défensivement à l'adversaire mais je peux toujours déceler l'un ou l'autre point faible à exploiter pour l'abattre plus facilement". LE TEST DE SON PALMARES NORVEGIEN Comment faire aussi bien qu'avec Rosenborg en 97-98 avec des victoires 5-1 contre l'Olympiakos, 2-0 contre le Real Madrid, 3-0 contre Galatasaray et 1-1 contre la Juventus?Sollied : "J'ai commencé en Belgique avec Gand et puis je suis passé à Bruges qui m'offrait la possibilité de faire de meilleurs résultats. Et je suis très satisfait. Avec Genk, on est deux clubs en LC grâce aux coefficients d'Anderlecht et au nôtre, il ne faut pas l'oublier. Et on s'est progressivement renforcés avec l'arrivée d' Andres Mendoza et Rune Lange, et maintenant avec l'Ukrainien Sergiy Serebrennikov, le Slovaque Marek Spilar, le Norvégien Bengt Saeternes et Alin Stoica, tous des nouveaux joueurs qui ont une bonne expérience européenne. On sera prêts et la LC va nous aider pour le championnat parce qu'on y apprend à jouer plus vite. C'est le meilleur entraînement possible. Et notre 4-4-3 peut s'adapter à tous parce que notre ambition est toujours la même : on défend quand on doit et on attaque quand on peut". John Baete