Est-ce que vous avez vos 23 joueurs en tête en partant évidemment du principe que tout le monde est au point physiquement ?

ROBERTO MARTINEZ : Non et les prochains mois seront décisifs. Pour l'instant, j'ai l'esprit très ouvert. Ça ne sert à rien de tirer des plans sur la comète. Je n'ai jamais fonctionné comme ça.
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ROBERTO MARTINEZ : Non et les prochains mois seront décisifs. Pour l'instant, j'ai l'esprit très ouvert. Ça ne sert à rien de tirer des plans sur la comète. Je n'ai jamais fonctionné comme ça. MARTINEZ : Ça dépend. J'ai parlé avec des gens de Barcelone qui m'ont dit qu'il évoluait à un très bon niveau à l'entraînement. C'est évident qu'un joueur a besoin du rythme d'un match, même si un défenseur est peut-être celui qui en a le moins besoin. Chaque joueur a sa propre histoire. MARTINEZ : Non, car le grand avantage d'Axel, c'est d'être un tacticien sur un terrain, il occupe parfaitement sa position. S'il avait été un ailier qui vit de un-contre-un, son niveau aurait pu être affecté. Et puis, il arrivera totalement frais pour la Coupe du Monde car le calendrier du championnat chinois s'arrête très tôt. MARTINEZ : Il y a une loyauté qui est importante par rapport à certains joueurs, même si ceux-ci ne jouent pas car ils sont importants pour le groupe. Mais pour d'autres, il faut être honnête et leur faire comprendre que leur sélection dépendra de leur niveau en club. Prenons Dennis Praet, c'est désormais un tout nouveau joueur par rapport à l'an dernier. Il doit être pris en considération, tout comme Timothy Castagne. MARTINEZ : On connaît tous son talent. Mais il est arrivé à une période de sa vie où il doit jouer. D'ailleurs, le club voulait le prêter mais lui ne voulait pas, il pensait qu'il allait jouer. Dans ce cas, ça devient compliqué de se plaindre de sa situation. MARTINEZ : Il faut distinguer deux choses chez les jeunes. Leur potentiel et leurs performances. Ce sont deux paramètres très différents. J'avais, par exemple, un coup de coeur pour Thomas Foket. Il a permis à Gand d'être ce qu'il a été. Si vous regardez le match contre les Spurs, c'est son positionnement qui a permis à Gand de proposer un jeu ouvert. Ce type de joueur, vous le voulez dans votre équipe. Surtout qu'il joue toujours de la même manière, que ce soit face aux Pays-Bas pour sa première sélection ou lors d'un match de Pro League. MARTINEZ : Adnan fait du très bon boulot désormais. Je suis en contact étroit avec la Real Sociedad et les rapports sont fantastiques. C'est un changement brutal avec sa saison à Sunderland. Adnan est un gaucher qui peut jouer ailier et numéro 10, ce qu'on ne possède pas aujourd'hui. Mais le potentiel n'est pas présent qu'à l'étranger. MARTINEZ : Anthony Libombe par exemple. Je le suis car il arrive à s'adapter à merveille à sa nouvelle position. Il a énormément d'énergie dans son jeu et il est très bon défensivement en un contre un. Hans Vanaken aussi est très intéressant, il pense vite et sa première touche est très juste.