Le Tour d'Italie a toujours été le théâtre de sprints épiques. Cette année, pourtant, peu de sprinteurs ont pris le départ. Parmi les cyclistes d'envergure mondiale, on ne retrouve qu' Alessandro Petacchi (ITA, Milram) et Robbie McEwen (AUS, Davitamon-Lotto). Pas de Thor Hushovd (NOR, Crédit Agricole), de Stuart O'Grady (AUS, CSC), d' Erik Zabel (GER, Milram), d' Allan Davis (AUS, Liberty Seguros), d' ...

Le Tour d'Italie a toujours été le théâtre de sprints épiques. Cette année, pourtant, peu de sprinteurs ont pris le départ. Parmi les cyclistes d'envergure mondiale, on ne retrouve qu' Alessandro Petacchi (ITA, Milram) et Robbie McEwen (AUS, Davitamon-Lotto). Pas de Thor Hushovd (NOR, Crédit Agricole), de Stuart O'Grady (AUS, CSC), d' Erik Zabel (GER, Milram), d' Allan Davis (AUS, Liberty Seguros), d' Oscar Freire (ESP, Rabobank) ni surtout de Tom Boonen (Quick-Step). Notre compatriote préfère courir le Tour de Belgique en guise de préparation au Tour de France. La plupart des coureurs absents ont trouvé une bonne excuse pour faire l'impasse sur le Giro édition 2006. Le parcours, contrairement aux années précédentes, n'est pas vraiment conçu pour les sprinteurs. Petacchi s'était demandé si cela valait le coup cette année, après la présentation du tracé. Il aura sept chances de s'imposer au sprint, en étant optimiste. A titre de comparaison, en 2004, Petacchi avait gagné neuf étapes. La suprématie de Petacchi et de ses hommes a-t-elle incité les organisateurs à mettre sur pied une épreuve plus lourde ? Le fait que même les formations italiennes laissent leurs spécialistes du sprint à la maison interpelle. Les talents italiens Danilo Napolitano et Daniele Bennati n'ont pas été repris par leur équipe, Lampre-Fondital, qui mise tout sur une deuxième victoire au classement de Damiano Cunego. Le jeune champion italien Enrico Gasparotto a eu le même problème chez Liquigas, qui a composé son équipe en fonction de Danilo Di Luca, qui vise le classement. L'absence de sprinteurs aura une influence sur le déroulement des étapes. Seules deux formations, Milram de Petacchi et Davitamon-Lotto pour McEwen, miseront sur le sprint final. Par contre, les équipes qui prennent le départ du Giro sans objectif précis vont certainement opter pour l'attaque à tout crin. Or, elles sont particulièrement nombreuses dans ce cas. McEwen et Petacchi vont sans doute se disputer les rares sprints. Qui d'autre pourrait les menacer ? Robert Förster (GER, Gerolsteiner), Graeme Brown (AUS, Rabobank), Olaf Pollack (GER, T-Mobile) et Fabrizio Guidi (ITA, Phonak) semblent les plus redoutables, bien qu'en théorie, ils soient plutôt des coureurs de second rang. Et puis, McEwen et Petacchi vont-ils achever ce Tour d'Italie ? L'Australien a déjà fait comprendre qu'il n'atteindra sans doute pas la ligne à Milan. On peut s'attendre à ce que Petacchi quitte le peloton à la douzième étape, qui passe près de son village natal, La Spezia. par jef van baelen