Voilà. J'accorde d'ordinaire ma considération à tous ceux qui ont trouvé au minimum 80 des 100 mots mystères... mais je crois sincèrement que cette édition de Noël 2005 était parmi les plus dures. Exceptionnellement cette fois-ci, vous empochez donc ladite considération dès le moment où vous atteignez 70 % ! Ou plus exactement 70 sur 99 car, sorry, oubliez le premier mot : " DOYEN " s'écrivait en 5 lettres même s'il y eut 6 cases à l'édition !
...

Voilà. J'accorde d'ordinaire ma considération à tous ceux qui ont trouvé au minimum 80 des 100 mots mystères... mais je crois sincèrement que cette édition de Noël 2005 était parmi les plus dures. Exceptionnellement cette fois-ci, vous empochez donc ladite considération dès le moment où vous atteignez 70 % ! Ou plus exactement 70 sur 99 car, sorry, oubliez le premier mot : " DOYEN " s'écrivait en 5 lettres même s'il y eut 6 cases à l'édition ! Pas grave, c'était pour du beurre... vous râlerez sans doute davantage si vous avez trouvé des équivalents que vous estimez corrects, du genre " CHAMBRER " au lieu de " CONSPUER ", ou " ENTRANT " au lieu de " MONTANT ". Je vous rappelle que je suis seul juge et qu'il faut toujours respecter les décisions de l'arbitre. DOYEN du noyau, le vieil Auguste était au bout du ROULEAU : de libero de CHARME sur lequel on ne TARISSAIT pas d'éloges hier, il devenait vieux CHEVAL sur le RETOUR. Il PAYAIT aujourd'hui un lourd TRIBUT à sa RUPTURE des LIGAMENTS croisés l'an dernier : le MÉNISQUE externe avait aussi été touché, le tout lui avait valu un genou en CAPILOTADE. Auguste avait perdu de sa SUPERBE, il était temps pour lui de TOURNER la PAGE, avant que d'autres le mettent sur une VOIE de GARAGE. Les RAGOTS colportés disaient maintenant qu'on avait toujours exagéré ses QUALITÉS footballistiques, qu'il y avait beaucoup de DÉCHET dans son jeu, qu'il n'était pas un FOUDRE de guerre : qu'il avait toujours été un joueur SURFAIT, un joueur de SALON jouant dans un FAUTEUIL et se reposant sur ses LAURIERS ! Il est vrai que pour Auguste, dimanche dernier, ça avait été ZÉRO sur toute la LIGNE. Mais il était mauvais PERDANT quand il TRAVERSAIT une mauvaise PASSE, il savait difficilement FAIRE son mea CULPA : même quand les OBSERVATEURS neutres parlaient à son sujet de bien PIÈTRE prestation, Auguste, au lieu d'admettre qu'il était passé à TRAVERS et devait revoir sa COPIE, estimait toujours ne pas avoir DÉMÉRITÉ et parlait toujours de NAUFRAGE collectif ! Cette fois pourtant, alors que l'équipe avait le match en MAINS, le vieux avait commis trois ERREURS individuelles qui s'étaient payées CASH, et il s'était fait CONSPUER par les supporters : on était loin de la COMMUNION d'hier avec le PUBLIC ! Heureusement, les attaquants avaient su, eux, se montrer à la HAUTEUR de leur RÉPUTATION pour arracher une VICTOIRE au FORCEPS. Les dirigeants n'avaient pas proposé à Auguste de REMPILER la saison suivante. Au contraire, et c'était de bonne GUERRE, ils avaient déjà jeté leur DÉVOLU sur celui qui lui succéderait au poste de COUVREUR, proposant au jeune Kevin un contrat en BÉTON, via lequel ce dernier doublait ses ÉMOLUMENTS. Kevin avait une belle CARTE à JOUER, il avait TOUT d'un GRAND : une technique sans FAILLE et une bonne LECTURE de jeu, décelables dès son MAIDEN match : dès cette première fois qu'il avait FOULÉ la pelouse, en MONTANT au jeu pour REMPLACER au pied LEVÉ Auguste qui s'était mal REÇU en tombant. Mais surtout, son jeune ÂGE ne faisait pas de Kevin un ENFANT de CHîUR, il possédait déjà les FICELLES du métier : les fautes pas très CATHOLIQUES, ces fautes dites PROFESSIONNELLES n'avaient plus de SECRET pour lui ! Il pouvait aimer la défense à OUTRANCE, jouer le RÉSULTAT et imposer à tous ses défenseurs le risque ZÉRO, la leçon de RÉALISME. Kevin était un roublard qui jouait MALIN... et qui jouait DUR, sachant au besoin sortir la grande FAUCHEUSE, ou se faire JUSTICE lui-même en essuyant ses CRAMPONS sur un adversaire au TAPIS : physiquement, Kevin avait du RÉPONDANT, mais commettait toujours ses coups en DOUCE, trop futé pour faire le coup de POING sous le NEZ de l'homme au SIFFLET ! Bref. A la fois talentueux Dr JEKYLL en POSSESSION de ballon et implacable Mister HYDE en PERTE de balle, Kevin avait tout pour réussir dans la JUNGLE du football MODERNE ! Quant au vieil Auguste, il ne lui resterait plus qu'à jouer chez lui, dans son JARDIN... au sens hélas LITTÉRAL de l'expression ! Dura LEX, SED lex ! On ne peut pas ÊTRE et AVOIR été ! Bernard Jeunejean