Avant le match de championnat contre Anderlecht, le 18 février 2005, la précarité de la situation financière du Lierse n'était pas encore claire. Pourtant, l'emprunt effectué pour la rénovation du stade pesait lourd sur le budget, au point qu'après sa relégation en 2006, le Lierse n'avait échappé à la faillite que grâce à l'arrivée d'un nouveau messie d'Égypte, la holding Wadi Degla, en septembre 2007.

18 mois plus tôt, un investisseur chinois s'était présenté. Il avait longtemps opéré dans l'ombre. Zheyun Ye était encore inconnu. Notre magazine avait pourtant pu suivre l'entraîneur Paul Put pendant une semaine. Considéré comme un grand entraîneur en devenir, il charmait joueurs et journalistes. " Paul Put souligne toujours les aspects positifs ", avait expliqué Jonas De Roeck. " Il estime qu'un joueur en confiance est toujours meilleur. "

Il nous avait même autorisé à assister à la discussion tactique du vendredi. Stef Wils étant suspendu, Put avait besoin d'un arrière droit. Il avait désigné l'attaquant Laurent Delorge. À l'issue du match, il avait avoué : " J'ai dû sortir ma boîte à miracles. "

Un cliché pris après le match montre Laurent Fassotte, l'homme du match, fixer l'horizon. Il avait marqué le but lierrois, un tir qui devait passer largement à côté mais qu'une jambe anderlechtoise avait malencontreusement dévié - ce qui n'était pas l'objectif, avait-on appris plus tard - et provoqué un penalty en fauchant Olivier Deschacht dans le rectangle, permettant au Sporting d'égaliser.

Le gardien Yves Van Der Straeten avait torpillé Aruna Dindane auparavant mais Nenad Jestrovic avait raté le penalty. Quand le scandale Ye a éclaté, un an plus tard, on avait appris que le candidat investisseur chinois voulait, en échange de son argent, que l'équipe perde des matches. Il avait exigé de Put et consorts que le Lierse s'incline lourdement face aux Mauves. Pendant que les supporters quittaient le stade, le coeur en joie, Put et des joueurs comme Fassotte, complices de la combine, étaient conscients que le 1-1 n'amuserait pas Ye. Le journaliste qui avait suivi l'équipe pendant une semaine ne savait pas qu'il avait été mené en bateau et que la fameuse analyse tactique à laquelle il avait assisté n'était que du théâtre. La morale de l'histoire ? Un club qui a besoin d'argent s'expose à des pratiques douteuses.

Avant le match de championnat contre Anderlecht, le 18 février 2005, la précarité de la situation financière du Lierse n'était pas encore claire. Pourtant, l'emprunt effectué pour la rénovation du stade pesait lourd sur le budget, au point qu'après sa relégation en 2006, le Lierse n'avait échappé à la faillite que grâce à l'arrivée d'un nouveau messie d'Égypte, la holding Wadi Degla, en septembre 2007. 18 mois plus tôt, un investisseur chinois s'était présenté. Il avait longtemps opéré dans l'ombre. Zheyun Ye était encore inconnu. Notre magazine avait pourtant pu suivre l'entraîneur Paul Put pendant une semaine. Considéré comme un grand entraîneur en devenir, il charmait joueurs et journalistes. " Paul Put souligne toujours les aspects positifs ", avait expliqué Jonas De Roeck. " Il estime qu'un joueur en confiance est toujours meilleur. " Il nous avait même autorisé à assister à la discussion tactique du vendredi. Stef Wils étant suspendu, Put avait besoin d'un arrière droit. Il avait désigné l'attaquant Laurent Delorge. À l'issue du match, il avait avoué : " J'ai dû sortir ma boîte à miracles. " Un cliché pris après le match montre Laurent Fassotte, l'homme du match, fixer l'horizon. Il avait marqué le but lierrois, un tir qui devait passer largement à côté mais qu'une jambe anderlechtoise avait malencontreusement dévié - ce qui n'était pas l'objectif, avait-on appris plus tard - et provoqué un penalty en fauchant Olivier Deschacht dans le rectangle, permettant au Sporting d'égaliser. Le gardien Yves Van Der Straeten avait torpillé Aruna Dindane auparavant mais Nenad Jestrovic avait raté le penalty. Quand le scandale Ye a éclaté, un an plus tard, on avait appris que le candidat investisseur chinois voulait, en échange de son argent, que l'équipe perde des matches. Il avait exigé de Put et consorts que le Lierse s'incline lourdement face aux Mauves. Pendant que les supporters quittaient le stade, le coeur en joie, Put et des joueurs comme Fassotte, complices de la combine, étaient conscients que le 1-1 n'amuserait pas Ye. Le journaliste qui avait suivi l'équipe pendant une semaine ne savait pas qu'il avait été mené en bateau et que la fameuse analyse tactique à laquelle il avait assisté n'était que du théâtre. La morale de l'histoire ? Un club qui a besoin d'argent s'expose à des pratiques douteuses.